Réussir

Le mois dernier, le sujet de la rédac avait conduit à quelques spéculations bien tristes – la fin de la rédac’ du mois, mais nous aimons tant cet exercice de style que nous avons décidé de continuer, même si les deux initiateurs n’ont plus le temps de s’en occuper. Nous avons donc pris le relais ; la rédac’ du mois ne s’avoue pas vaincue si facilement ! 🙂

Pour ceux qui serait intéressés et voudraient y participer, rendez-vous sur ce site-là et signalez-vous.
Voici ceux qui participent en ce mois de décembre : kankonvaou, Avec nous en Floride…, froulamouse, Le blog de Laetitia Beranger , Le blog d’Orchidee, D’Athènes à Montréal, En direct des iles, Zürichardie, Il était une fois dans le sud…, le Denis Blog, Le blog de hibiscus, tranche de vie, Chocobox, good.mood, mouton.bergerie, une parisienne à Athènes, Lodi, Gazou et Sur les traces du chevalier ours.
Tous cogitent sur le sujet suivant : « Réussir, ça représente quoi pour toi ? »

***

Réussir, pour moi, ce n’est ni gagner beaucoup d’argent ni devenir célèbre. Réussir, c’est atteindre les buts que je me suis fixée (voire éventuellement les dépasser). Je vais essayer d’illustrer avec quelques exemples concrets.

Quand je me suis décidée pour m’installer en Suède, j’en ai longuement discuté avec ma « meilleure » amie de l’époque. Elle trouvait que c’était étrange que JE déménage mais pas mon sambo, que ce soit MOI qui fasse cet effort-là mais pas lui, et que je ne pouvais même pas être sûre que je puisse m’adapter à ce nouveau pays. J’avais toujours rêvé de vivre à l’étranger, donc cette perspective ne me faisait pas du tout peur, d’autant que j’étais très motivée. Je lui ai donc répondu : « Si je n’essaye pas, je ne saurais jamais si c’est ça marche ou pas ». J’ai essayé et ça a marché. J’ai réussi, et sans trop d’effort je trouve, et surtout sans sacrifice. (J’ai revu cette amie quelques années plus tard. Elle ne pouvait pas se réjouir du fait que je me plaise en Suède. Je n’ai jamais cherché à renouer le contact avec elle.)

Dans le même ordre d’idée, le jour où j’ai quitté la famille française habitant Stockholm chez qui j’étais au-pair, le père m’a fait un discours qui se voulait paternel sur le pourcentage d’échec d’intégration des Français en Suède, sans oublier de mentionner que 99 % des mariages finissaient en divorce. Je ne sais pas d’où il sortait ce chiffre, mais je pensais surtout : « Non, mais de quoi j’me mêle ?!?!?! » Mais polie comme je suis, j’ai pas osé lui dire en face. Ça me ferait doucement sourire de le revoir maintenant et de lui raconter où j’en suis maintenant, 9 ans plus tard … 🙂

Dans un autre ordre d’idée, j’ai pris cette semaine mon courage à deux mains pour annoncer à mes chefs que je suis fibromyalgique mais que ça n’a pas d’effet négatif sur mon travail. J’avais réfléchi longtemps avant de passer à l’acte, pesé le pour et le contre, demandé conseil à mes proches, à mon syndicat, à l’association nationale des fibromyalgiques, puis je me suis jetée à l’eau. La réaction de mes chefs fut très positive, au-dessus même de mes attentes, et je ne regrette rien. Je me sens soulagée d’un poids énorme (l’impression de cacher quelque chose qui n’a pas lieu d’être secret) et en même temps plus forte, peut-être par le soutien et la compréhension de mes chefs mais aussi parce que j’ai osé ET réussi.

Réussir, c’est oser. Si on n’ose pas se jeter à l’eau de peur des conséquences, on ne fait aucun progrès. Pour réussir, il faut oser faire face à ses craintes et adopter une stratégie pour les évincer et passer outre. Pour réussir, il faut être motiver et vouloir évoluer. Réussir, c’est oser et évoluer au niveau personnel.

Commentaires
Ah, bel sujet de dissertation.
L’important, c’est pas de réussir pour moi, mais de participer.  Et surtout, d’avoir des buts ou des challenges. Car après une voictoire, si prestigieuse ou éclatante soit-elle, il faut continuer et avoir un nouvel challenge.
Maintenant, avec mon courage inexistant, je tente les choses dont l’espérance (ceux qui ont réussi leurs épreuves de mathématique et de probabilité comprendront) est supérieure (à la rigueur égale) à 1.
Il y a pleins de choses que j’échoue (traverser une piscine sans me noyer par exemple) mais cela ne m’empêche pas de dormir. Et je suis même fier de certains de mes échecs.
Mais je ne crois pas qu’il faut du courage pour faire certaines choses vu comme exceptionnelle. Pour m’installer en Suède, pas besoin de courage. Juste quelques heures à faire les cartons..  Ca fait les muscles et l’avantage des meubles ikea, c’est qu’ils se démontent facilement.
Commentaire n° 1 posté par Pascal le 15/12/2008 à 12h21

On n’est pas obligé d’être parfait dans tous les domaines. Ce n’est pas du tout mon but non plus. J’ai mes priorités, mes préférences, je choisis moi-même dans quoi je veux m’investir.
Réponse de hibiscus le 21/12/2008 à 23h36

SUPER !
Commentaire n° 2 posté par ckankonvaou le 15/12/2008 à 12h34

Merci !
Réponse de hibiscus le 21/12/2008 à 23h37

Si on passe notre vie à attendre et à se demander au lieu de passer à l’action, on atteind pas nos buts et on ne réussit pas face à nous-même 🙂 Bravo pour cette belle rédac !
Commentaire n° 3 posté par Looange le 15/12/2008 à 13h30

Merci !
Je n’ai pas encore eu le temps de lire celles des autres, mais je vais le faire maintenant.
Réponse de hibiscus le 21/12/2008 à 23h38

oses de façon positive et les exemples concrets que tu nous donnes illustrent bien tes propos
Commentaire n° 4 posté par gazou le 15/12/2008 à 14h45

Oui, il faut être positif et ne pas voir les problèmes, mais les possibilités, pour avancer dans la vie.
Réponse de hibiscus le 21/12/2008 à 23h44

Je suis d’accord avec toi. De toutes façons, j’aime pas les gens qui donnent des conseils alors qu’ils y connaissent rien.
Commentaire n° 5 posté par Deline le 20/12/2008 à 15h38

D’autant qu’ils n’ont aucunement le droit de me dicter la façon de vivre MA vie. Et même si j’avais pas réussit à m’intégrer en Suède, j’en serais ressortie pleine d’expériences intéressantes pour l’avenir. On ne perd rien à essayer.
Réponse de hibiscus le 21/12/2008 à 23h50

Je partage ton opinion. En effet, à quoi cà sert de d’énoncer systématiquement des idées avec des pourcentages et des statistiques, sans savoir de quoi on cause…
C’est curieux, ici, aussi, le même genre d’idées traîne… C’est pas très catholique, tout cà!!! Si cà continue comme cà, on devra fournir son arbre généalogique, au lieu de son CV, pour trouver un job convenable!
Amitiés
Commentaire n° 6 posté par nadou le 21/12/2008 à 08h28

Surtout qu’aux statistiques, on peut leur faire dire n’importe quoi…
Réponse de hibiscus le 21/12/2008 à 23h53

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