« Du gamla, du fria », l’« hymne national » suédois

C’est l’hymne national des Suédois, mais il n’est pas officiel. C’est-à-dire que le Parlement suédois ne l’a jamais reconnu comme hymne national.

Le texte a été écrit en 1844 par un certain Richard Dybeck, sur une mélodie populaire de la région Västmanland.

Le texte en suédois

Du gamla, du fria, du fjällhöga nord

Du tysta, du glädjerika sköna

Jag hälsar Dig vänaste land uppå jord

Din sol, din himmel, dina ängder gröna.

Du tronar på minnen från fornstora dar,

då ärat Ditt namn flög över jorden.

Jag vet att Du är och Du blir vad du var.

Ja, jag vill leva jag vill dö i Norden.

La traduction en français

Ô vieux Nord, libre et montagneux,

Silencieux, joyeux et beau.

Je te salue, Toi, pays le plus amical au monde.

Ton soleil, Ton ciel, Tes pâturages verts.

Tu te reposes sur les mémoires des grands jours anciens,

Quand Ton Nom était célébré autour du monde.

Je sais que Tu es et que Tu seras comme Tu étais.

Oui, je veux vivre, je veux mourir dans le Nord.

Personnellement, je trouve que le texte suédois est plus beau que celui en français. Mais c’est souvent comme ça avec les traductions. Le texte français semble plus figé, moins libre.

Source

Nationaldagen

Le 6 juin, c’est la fête nationale de la Suède. C’est un jour férié seulement depuis l’an dernier (et pour ça, le lundi de Pentecôte a été supprimé).

Pourquoi le 6 juin ?

On a choisi le 6 juin pour les deux raisons suivantes :

1) le 6 juin 1523 : Gustav Vasa devient roi de Suède ;

2) le 6 juin 1809 : une nouvelle constitution est signée par le roi Charles XIII et les porte-paroles des 4 États met fin à l’absolutisme gustavien (de l’époque de Gustave III, frère de Charles XIII) ; elle est basée sur la séparation des pouvoirs :

  • le pouvoir exécutif revient dès lors au roi, aidé de ses ministres et secrétaires d’État, responsables devant le « riksdagen » [riksedagène];
  • le pouvoir législatif est tenu par le « riksdagen » (ou Assemblée nationale), qui levait aussi les impôts ;
  • le pouvoir judiciaire était tenu par « Högsta domstolen » (ou Cour de cassation), dont le roi nommait les membres.

(Cette constitution a été remplacée par une nouvelle constitution, le 6 juin 1974. Comme vous le savez sûrement, le roi n’a par exemple plus aucun pouvoir politique.)

Historique

C’est au cours du XIXème siècle que le 6 juin devient un jour de commémoration national : on fêtait alors l’élection de Gustava Vasa au trône de Suède, la fin de l’union avec le Danmark et les débuts de la Suède en tant qu’état indépendant.

À partir de 1916, le 6 juin devient le jour du drapeau suédois. C’est Arthur Hazelius, créateur du Nordiska museet et de Skansen qui introduisit diverses festivités pour célébrer le 6 juin. C’était à l’époque du mouvement romantique, avec entre autre un esprit nationaliste.

Ce n’est pourtant pas avant 1983 que le 6 juin devient officiellement le jour de la fête nationale suédoise. Et ce n’est que depuis 2005 que le 6 juin est jour férié.

Le drapeau suédois

Les Suédois n’apprécient pas vraiment d’être considérés comme nationalistes ou patriotes. Il est parfois même mal vu d’arborer le drapeau suédois, que les groupes politiques d’extrême-droite ont récupéré comme symbole (un peu comme Jeanne d’Arc en France avec le FN). Mais depuis quelques années, cette vision des choses a l’air de disparaître peu à peu, ce qui est tant mieux, parce que les Suédois aiment leur drapeau suédois, malgré tout.

Le bleu et le jaune proviennent à l’origine des armes de la dynastie « folkungar » et de l’emblême national avec les trois couronnes.

Pour moi, le drapeau suédois symbolise le soleil dans le ciel par une journée d’été respendissante, comme on a l’occasion d’en vivre, ce qui est facile à mettre en relation avec l’amour des Suédois pour la nature.

Quelles traditions ?

Effectivement, depuis l’an dernier, la question se pose : que faire le 6 juin ? Il n’y a en fait pas vraiment de traditions pour ce jour, à part une cérémonie au Palais royal, avec la famille royale qui part ensuite en calèche pour Skansen, où un spectacle a lieu. Il est aussi de coutume d’organiser une réception à Stadshuset (la mairie de Stockholm) pour accueillir les nouveaux citoyens suédois (habitant la commune de Stockholm).

La Suède n’a pas été en guerre depuis des siècles, donc pas de défilés militaires comme pour le 14 juillet par exemple.

Il faut donc créer une tradition pour donner envie aux gens de se retrouver ensemble pour fêter le 6 juin. Voici le programme de cette année (publié par DN hier) pour Stockholm seulement :

Au Palais royal :

  • 9h30 : cérémonie d’ouverture ;
  • 10h : ouverture du Palais au public ;
  • 13h20 : relève de la garde montée.

Dans Gamla Stan (Vieille Ville) :

  • 12h : récits, chants et danses du Moyen-Âge sur Stortorget (la Grand-Place) ;
  • 14h15 : Herman Lindqvist raconte l’histoire de Stockholm sur la même place ;
  • 16h : concert à Tyska kyrkan (l’église allemande)

Dans Kungsträdgården (le jardin royal) :

  • de 11h à 22 : festival des restaurants
  • 11h30 : Stadsteatern (le Théâtre de la Ville) joue la pièce de théâtre sur le combat féministe « Jösses flickor – återkomsten » (« Mon Dieu, les filles – le retour ») ;
  • 13h00 : discours de la maire de Stockholm, Annika Billström, en même temps que 30 000 drapeaux sont distribués ;
  • 13h45 : spectacle de la compagnie Bounce Streetdance ;
  • 15h : concert de Goran Kajfeš avec son orchestre ;
  • 15h55 : tentative de record Guiness : la plus grande coupe de glace du monde ;
  • 16h : présentation du plat national de 2006 (c’est Lennart Borrwall, de l’Auberge d’Hässlö à Västerås qui a gagné avec son « lieu noir grillé, betteraves rouges et jaunes, lard fumé, jus de betterave et sauce au raifort ») ;
  • 18h : concert de Christian Walz ;
  • 19h15 : premier concert de la tournée d’été du groupe Electric Banana Band
  • 21h : concert du quatuor Bebo Valdès

Au Stadion (Stade olympique de Stockholm) :

À Skansen :

Comme vous le voyez, pas mal de musique de genres très divers, pas mal de chanteurs et autres personnes populaires et quelques éléments militaires, mais ça reste tout de même très pacifique. La fête avait sûrement une ambiance bonne enfant.

(Moi, je suis restée à la maison ;-), à faire la grasse matinée, avant de prendre le petit déjeuner sur le balcon et de me mettre à rédiger ce billet.)

« Nationalbakelse » ou pâtisserie nationale

Bien évidemment, il faut aussi une pâtisserie pour ce jour de la fête nationale, dans ce pays des « konditori ». 🙂 Cette pâtisserie à été créée, en 1994, par Helena Bergsmark, travaillant à Café Gateau à Stockholm. C’est un gâteau à la pâte d’amande avec des fraises, facile à faire.

Foto: Mats Landin©Nordiska museet

Studenten

C’est un des moments les plus importants de la vie des jeunes suédois : quand ils quittent le lycée, après 3 ans d’études. Et ça se fête dans la rue !

« Bac »

En fait, on ne peut pas vraiment parler de baccalauréat, mais c’est la « meilleure » traduction. En effet, le « studentexamen » (= baccalauréat), avec épreuves en fin d’année, a été supprimé en Suède en 1968. Désormais tous les lycéens prennent le « studenten ». Peu importe si on n’a pas la moyenne (« godkänd ») dans toutes les matières, on peut toujours améliorer ses notes en allant à Komvux. (Le redoublage n’est pas du tout courant en Suède.)

Le « studenten », c’est surtout la célébration la fin du lycée.

Le bal des étudiants

Ou « studentbalen ». Il est organisé par le lycée quelques jours avant la sortie. C’est à ce moment-là que les garçons revêtent leurs smokings et les filles leurs robes de soirée. (L’achat de la robe de soirée est presque aussi important que le « studenten » ! 😉 ). Il s’agit d’être sur son trente-et-un et de bien se comporter. On peut même être amené à apprendre à valser avant le bal. 😉

La dernière journée au lycée

Petit déjeuner … au champagne 😉 : c’est comme ça que les lycéens, désormais étudiants, ont l’habitude de commencer leur dernière journée au lycée. Ensuite, au lycée, il y a un concert, puis des bourses et des prix sont distribués, et le tout s’achève par « studentsången », bien sûr (la chanson des étudiants) !

Pendant ce temps, les parents, qui ont pris congé ce jour-là, préparent un buffet pour accueillir la famille qui va venir, un peu plus tard dans la journée, féliciter le/la nouvel/le étudiant/e. Les parents et les frères et sœurs vont ensuite le/la chercher au lycée, armés d’une pancarte avec une photo de la vedette de la journée quand il/elle était petit/e, voire bébé, et portant des bouquets de fleurs ornés d’un ruban bleu et jaune, pour pouvoir les accrocher autour du cou. C’est aussi l’occasion de faire des cadeaux d’une valeur plus ou moins élevée (montres, bijoux etc.)

Le défilé dans les rues

Ensuite, il est de tradition de montrer sa joie de quitter le lycée en défilant dans les rues. Non pas à pied, mais le plus souvent sur la plate-forme d’un camion. Ces camions sont décorés de branches de bouleau, de ballons bleus et jaunes et de banderoles portant les noms des étudiants qui sont sur la plate-forme ainsi que la classe à laquelle ils appartiennent. Et ça met la musique à fond, et ça chante, et ça crie, et ça boie (de la bière), et ça danse, et ça fait signe aux passants !… C’est l’euphorie totale. Et elle est contagieuse ! 🙂 (J’ai jamais vu de gens pester contre ses camions qui ralentissent la circulation).

Une manière un peu plus luxueuse de défiler est de le faire en voiture décapotable ! 🙂

La sécurité

Quand on défile sur la plate-forme d’un camion, ou « pire » (plus dangereux) dans une remorque tirée par un tracteur, il y a des règles de sécurité à respecter. Interdiction de rouler à plus de 20 km/h (d’où les ralentissements), surtout pour éviter que tout chavire. Il faut construire des barrières pour que les jeunes ne tombent pas sur la route. Il faut aussi d’une manière ou d’une autre pouvoir avertir le chauffeur s’il y avait un problème à l’arrière (bien souvent à l’aide d’une sonnette dans la cabine, fixée à l’arrière par une ficelle).

(Il arrive des accidents chaque année quand même, certains plus tragiques que d’autres, mais je vous passerez les détails).

La tenue vestimentaire

Le jour du défilé, il n’est pas besoin d’être aussi élégant que lors du bal. Ça ne serait pas pratique d’ailleurs. Les garçons se contentent le plus souvent d’un jean et d’un t-shirt, même si quelques-uns se mettent en chemise et veste. Les filles, quand à elles, sont souvent habillées de blanc : pantalon, jupe ou robe.

Mais le plus important, c’est la casquette d’étudiant : une casquette en velours blanc et à visière noire, ornée d’une cocarde bleue et jaune et d’un galon de couleurs différentes en fonction de la filière d’études, et brodée du nom du lycée, voire même de la classe. Cette casquette, les lycéens l’ont reçu au cours d’une cérémonie un peu officielle, fin avril-début mai, aux alentours de la nuit de Walpurgis.

La tradition veut aussi que les copains et copines écrivent des petits mots à l’intérieur des casquettes.

J’aime bien cette tradition du « studenten » moi. Chaque année, je regrette presque de ne pas avoir fait mon lycée en Suède, rien que pouvoir vivre ce moment-là … 🙂

La casquette des étudiants

Voici la traduction de l’histoire de la casquette des étudiants suédois, paru dans Dagens Nyheter, le 28 mai 2006.

« On a commencé à utiliser la casquette d’étudiant suédoise au milieu des années 1840, quand des étudiants danois étaient de séjour à Uppsala. Les associations de chorales d’étudiants se rendaient visite mutuellement de cette manière-là et pour que les Danois puissent reconnaître leurs parrains parmi les étudiants suédois, ces derniers portaient une casquette blanche à visière noire.

À partir de 1862, la casquette marque l’obtention du baccalauréat et devient un symbole pour les étudiants en université ; il y avait alors un modèle pour l’été et un pour l’hiver.

La casquette de Lund est en velours blanc, avec un bord bleu marine, est doublée de soie rouge et décoré d’une cocarde bleu et jaune.

La casquette d’Uppsala est en velours blanc, avec un bord noir, est doublée de soie bleue et jaune, et décorée d’une cocarde bleue et jaune. Cette casquette est aussi portée par d’autres étudiants en Suède, à l’exception de la Scanie.

La casquette de Chalmer (polytechnique) existe en différentes versions, mais toutes ont en commun le pompon noir qui pend et l’emblème doré. Au pompon, on accroche des billes de couleurs différentes qui symbolisent l’orientation des études.

Depuis les années 1960, la casquette d’Uppsala a perdu de son volume original pour devenir plus élégante. »

Voici une autre casquette d’étudiante, mangeable, recouverte de massepain blanc : 😉

Påsk

« Påsk » [pauske] veut dire Pâques, en suédois. C’est une grande fête en Suède, qui est synonyme avec l’arrivée du printemps (sauf que cette année, il est prévu de la pluie …)

« Påskliljor »

Pâques en Suède, c’est la fin de l’hiver, les journées se rallongent sensiblement, les arbres commencent à bourgeonner, les plantes à bulbes sortent de terre. On trouve des jonquilles (« påskliljor » [pausklilyore]) à tous les coins de rues, qui illuminent le quotidien de leur jaune intensif. Les tulipes sont aussi à la mode, pour un petit moment encore.

« Påskris »

Une spécialité pascale de la Suède sont les « påskris » [pauskrisse], des branches d’arbres d’espèces diverses, que l’on décore de plumes colorées. Sûrement pour symboliser le retour du printemps et le réveil de la nature. Si on met ces branches d’arbres dans un vase avec de l’eau (ce qui n’est pas obligatoire), les bourgeons vont bien sûr s’ouvrir, ce qui rend l’effet encore plus réussi … à mon avis. 🙂

Décorations de Pâques

Je ne décore pas mes « påskris » qu’avec des plumes ; j’y suspends aussi des décorations en forme d’œufs, et un trèfle à quatre feuilles avec une coccinelle. Un peu comme un arbre de Noël, sauf que c’est un arbre de … Pâques ! 😉

J’ai aussi suspendu deux poules en bois à la lampe de la cuisine. Vous ne les trouvez pas mignonnes ? 🙂

« Påskkärring »

J’ai aussi une sorcière (« kärring » [chèring]) montée sur son balais, suspendue dans un coin de la cuisine.

Le « Skärtorsdag » [chèretourchdague] ou jeudi saint, les enfants ont l’habitude de se déguiser en sorciers et sorcières et de toquer aux portes des gens du quartier pour quémander des bonbons. Il y a pas mal de légendes autour des sorcières qui s’envolaient vers Blåkulla à Pâques pour s’adonner à des orgies avec le diable.

« Påskägg »

Évidemment, les œufs (« ägg » [ègue]) sont un élément essentiel de Pâques (même en ces temps de grippe aviaire – je sais, on ne peut pas être contaminé par les œufs). Sur toute table de Pâques suédoise qui se respecte, il y aura toujours une corbeille remplie d’œufs dur, éventuellement peints. Il y aussi, bien sûr, les œufs en chocolat et bonbons divers, dont on remplit de gros œufs en papier maché.

Jours fériés

Pâques est aussi une fête pour la plupart des gens qui travaillent. Bien souvent, le jeudi saint, on finit plus tôt que d’habitude. Le vendredi saint et le lundi de Pâques sont fériés. Cela donne un week-end assez long, depuis le jeudi après-midi jusqu’au mardi matin suivant. Des petites vacances ! 🙂

Pour terminer, je rencontre cette poule sur le chemin de mon travail tous les matins. Je soupçonne que les plumes ne soient que temporaires, mais ça lui donne un air tout à fait … « festligt », comme on dirait en Suède … très drôle.

Le printemps est là, mais mon étoile de Noël se porte encore très bien ! 🙂

Commentaire de : olivier

Le 10 avril 2006

”Bien souvent, le jeudi saint, on finit plus tard que dhabitude”: je crois que c’est plutot l’inverse. Les jours avant un jour férié, les entreprises ne travaillent en général que jusqu’a 13h. Du coup, le jeudi saint, ainsi que par exemple le jour précédent l’epiphanie ou l’assomption, on ne travaille pas l’apres-midi… C’est en tout cas ce que j’ai toujours fait depuis 10 ans et dans 4 entreprises differentes… 🙂

La tradition des semlor

L’appellation

Le mot « semla » vient du latin semila qui signifie « farine de qualité ». Au début, le mot « semla » désignait n’importe quel petit pain. Aujourd’hui encore, dans le dialecte suédois-finlandais, un « semla » est un petit de pain de blé ou de seigle. Comment appele-t-on en « semla » en suédois-finlandais donc ? 🙂 Un « fastlagsbulle » = petit pain du Carême.

Au XVIIIème siècle, on les appelait des « hetvägg » (traduction erronée de l’allemand heisse Wecken). On les préparait en les remplissant de pâte d’amande et en les faisant cuire dans du lait.

 

La présentation

Les « semlor » tels qu’on les connaît aujourd’hui datent du début du XXème siècle. On les trouve partout, dans les supermarchés à partir de 5 couronnes/pièce ou dans les « konditori » à 25-30 couronnes/pièce. On les mange le plus souvent tel quel, mais on peut aussi les servir nageant dans du lait chaud. (Source)

Mardi gras

Traditionnellement, le « semla » est une pâtisserie du mardi gras (« fettisdagen »), mais on en trouve dans le commerce dès après Noël (voire même avant …), un peu comme les galettes des rois en France.

Chaque année je fais mes propres « semlor » : une fournée d’une vingtaine, et chaque mardi soir, on en mange en dessert, après un repas léger, en général une soupe. Ça nous fait en général jusqu’à Pâques. Alors l’idée du carême, elle est pour ainsi dire inexistante. 🙂

Semla prêt-à-déguster

Mais chaque année, je ne peux pas m’empêchait d’en acheter au moins un avant le mardi gras. C’est tellement bon ! 🙂

Tests dans les journaux

Chaque année, les journaux y vont de leurs tests. Des journalistes font les tour des salons de thé, pâtisseries et supermarchés, goûtent différents « semlor » et donnent leur verdict sur le goût, l’apparence, etc… Bien souvent, dans le commerce, ils sont fait comme ceci : un petit pain auquel on a enlevé un petit chapeau, un peu (parfois beaucoup) de pâte d’amande, puis de la crème fouettée et le petit chapeau de nouveau, saupoudré de sucre glace.

À mon goût

Personnellement, je préfère quand la pâte d’amande est mélangée à la mie du petit pain avec quelques gouttes de lait ; c’est beaucoup moins lourd. C’est aussi important qu’il y ait de la cardamome pilée dans la pâte du petit pain.

Semla prêt-à-déguster vue de dessus

La légende des semlor

Je vous conseille la lecture de la légende des « semlor », traduite par Steph.

Une autre légende

On raconte que le roi Adolf Fredrik (né en 1710) mourut le 12 février 1771, après avoir mangé trop de « semlor ». En fait, il acheva un repas bien copieux – choucroute, viande, navets, homard, caviar russe, harengs fumés – en mangeant un « semla » (qui s’appelait alors « hetvägg ») en dessert, puisque c’était un mardi gras, le tout arrosé de champagne. Il est donc tout à fait compréhensible qu’après un tel repas, le roi souffrît de maux d’estomac et de vertiges, puis eût une crise d’apoplexie avant de mourir.

(Adolf Fredrik était le père de Gustave III, pour ceux qui s’y connaissent un peu en histoire de la Suède.)

Semlor (Mia Öhrn)D’autres « semlor »

J’ai récemment acheté un petit livre de cuisine sur les « semlor » qui contient des recettes variées. Je n’ai pas encore eu l’occasion de les tester, et je ne l’aurai peut-être jamais, puisque mon « sambo », pour ce qui est des « semlor », refuse d’innover. Un « semla » est un « semla » et il n’est pas question d’en changer le goût ou quoique ce soit. Mais jugez plutôt : « semlor » au safran avec crème fouettée aux airelles, « semlor » au chocolat, « semlor » aux framboises et myrtilles, « semlor » à la noix de coco avec crème fouettée aux fruits de passion, « semlor » briochés fourrés aux noix etc … Ça ne vous donne pas envie ? 🙂

Commentaire de : Steph the cat – Crashlyon

Le 5 mars 2006

Merci pour le clin d’oeil ;-)))

Et tu sais même si les idées de ton livre de recettes ont l’air sympas, c’est vrai que je serai assez d’accord avec ton sambo…parfois la tradition a du bon et il faut savoir la conserver sinon aujourd’hui que nous resterait-il… ???

Quoiqu’il en soit miam…. j’ai mangé mon dernier semla mardi dernier et ce jusqu’à l’année prochaine…:-(

Commentaire de : deline

Le 6 mars 2006

c’est toi qu’a fait ca ?? miamiam !!!!

j’espere que tu en feras à ton neveu…ah mais suis-je bête il pourra pas en manger…ben c’est pas grave je mangerais sa part 🙂

Commentaire de : nadou

Le 9 mars 2006

Bonjour, bonsoir,

Ici, on a à peu-près les mêmes gâteaux! Je préfère aussi ceux avec de la pâte d’amende… Avec de la confiture, c’est un peu lourd, à mon avis…

Comment ca va? Ici, la vie continue, en attendant le retour du Printemps.

Amicalement,

Nadine

Commentaire de : marjoosoo

Le 23 mars 2006

olaa que talllllll ? nous sommes deux fille très passionée par le rois soleil …. et nous recherons un menu  Royal au 17 pour le reproduir pour un projet pour notre ecole afin de reproduire nos entécédant dans la vie … et ainsin nous épanouir plus en sachant ce que nos etres mageais et leur sagesse nous sera offerte ! gratziemile tiamo so dom et marjolalinenette