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La maison de mes rêves

Elle se tient là, au bout d’une allée de bouleaux, toute rouge, avec ces encadrements de fenêtres blancs, le toit pentu, entourée d’un vaste jardin qui fleurit au printemps et donne fruits et légumes en été. La visite révèle un intérieur cosy avec pièces à vivre au rez-de-chaussé et chambres à l’étage. Depuis la terrasse, à l’arrière de la maison, la vue s’étend sur un lac limpide dans lequel se mire parfaitement la berge opposée.

Son prix n’est qu’un détail.

L’endroit est tout simplement féérique. On en vient à penser que c’est trop beau pour être vrai… Ce n’est pas seulement la maison de mes rêves. C’est une maison parfaite, sans défaut. Malgré son aspect traditionnel, elle propose tout le confort moderne auquel on peut s’attendre à notre époque.

Alors pourquoi cette hésitation au moment de signer le contrat ?…

Je demande une temps de réflexion de quelques jours. Le notaire et le vendeur me l’accordent ; ils croient que j’ai peur de me plonger dans un gouffre financier. En réalité, ce dont j’ai peur, c’est de réaliser ce rêve. Car si je le réalise, de quoi rêverais-je ensuite ? Pourrais-je rêver au moins ? Si oui, mes rêves risquent de prendre des proportions immenses, irrationnelles. Peut-être même en deviendrais-je malheureuse ? Trop de bonheur tue le bonheur. Et le bonheur ne peut en aucun se résumer à une maison.

Idéaliste ? Peut-être. Mais ma décision est prise : je préfère garder cette maison dans mes rêves que de la rendre quotidienne. Je préfère lui laisser une place dans mes rêves que dans ma vie réelle. Je m’y évaderai lorsque la réalité sera trop lourde à supporter, le temps de mettre les choses au point. C’est cela : cette maison sera mon lieu de retraite, mon île déserte, ma forteresse. Un endroit, fictif mais constant, où me reposer, me ressourcer et repartir d’un bon pied. Un endroit toujours accessible, toujours ouvert, toujours prêt à m’accueillir mais qui me laissera aussi repartir sans me retenir, qui me donnera de l’élan et une nouvel espoir en l’avenir.

Le lendemain, je rencontre de nouveau le notaire et l’actuel propriétaire et leur annonce que je ne signerai pas le contrat. Ils essayent de me convaincre en me proposant des aides financières. Je les laisse perplexes après avoir déclarer que la maison de mes rêves doit restes telle quelle : la maison de mes rêves.

Un lieu, un être, une odeur

En arrivant dans ce pays moderne, il fut étonné de beaucoup de choses. Il s’y attendait avant de partir mais la réalité se révélait être tout autre que ce qu’il s’était imaginé.

Il savait que les gens avaient de grands yeux. Mais là, il trouvait que tout le monde le scrutait, le dévisageait comme une bête bizarre. Ils étaient tous très grands aussi ; il se sentait tout petit.

Il ne comprenait pas la langue non plus. Il savait parler anglais et il croyait que ces compatriotes pouvaient parler cette langue. Mais il ne les comprenait pas. Ou était-ce lui qui ne les comprenait pas ? Toujours est-il que la communication passait mal.

Finalement, il se retrouva parmi des gens comme lui, émigrés du même pays, avec les même yeux, la même langue, la même culture, la même histoire, les mêmes problèmes … Ils l’aidèrent à trouver du travail, dans la même branche : la restauration. Mais il n’avait aucune expérience dans ce domaine-là, alors il commença par faire la plonge. Depuis midi jusqu’aux aurores, il lavait des piles d’assiettes et des tonnes de couverts dans une cuisine sombre dont les fenêtres ouvraient sur une cour lugubre. C’était son quotidien.

Un an plus tard, un nouveau venu prit sa place et il monta en quelque sorte en grade. Il s’occupait désormais de préparer les ingrédients que le cuisinier utilisait dans ses plats. Pour la première fois, il vit les mets qui étaient servis sur les assiettes qu’il avait lavé pendant un an, sans savoir ce qu’elles avaient contenu. Mais c’était des plats complètement inconnus pour lui : des sortes de grandes galettes fines, couvertes de légumes divers, de viande, des fruits de mer et d’épices. Ces grandes galettes étaient chauffées quelques minutes dans un grand four avant d’être servies.

Le cuisinier l’appréciait : il était appliqué dans son travail. Il le prit sous son aile, l’aida à régulariser sa situation et l’incita à prendre des cours de langue. Même s’il avait appris à se débrouiller à l’oral, il avait besoin de faire des progrès pour s’intégrer dans cette nouvelle société – car elle était toujours nouvelle pour lui.

Petit-à-petit, il apprit le nom des ingrédients des galettes et que ces galettes n’étaient pas typiques de la gastronomie du pays d’accueil, mais d’un pays plus au sud. Les galettes s’appelaient des « pizzas ».

Le cuisinier lui apprit à utiliser son odorat pour faire la différence entre les épices qui, en apparence, se ressemblaient. Il avait plus de mal à retenir leur nom. Il ne trouvait pas d’équivalence avec les épices de son pays natal.

Un beau jour, le chef du restaurant lui annonça qu’il était prêt à passer en salle : il ferait désormais le service. Il changea le tablier blanc contre un costume noir. Et il s’appliqua à bien prononcer les mots de la nouvelle langue qu’il commençait maintenant à maîtriser. Son réseau de connaissances s’élargit naturellement, d’abord les autres serveurs, puis les clients fidèles qui, de plus, appréciaient le service soigné qu’il offrait.

Une jeune femme commença à venir régulièrement. Puis elle resta jusqu’à la fermeture du restaurant pour pouvoir parler avec lui, puis faire un bout de chemin ensemble. Un soir, il l’emmena chez lui. Il habitait tout en haut d’un immeuble. La montée des escaliers fut longue, mais une fois en haut, elle ne le regretta pas : la vue depuis la fenêtre de la mansarde était splendide ! La ville entière s’étendait sous leurs yeux.

Ce fut un moment très romantique. Un moment si cher à tous les deux que, quand ils prirent la décision d’emménager ensemble, ils prirent un appartement aussi bien situé en hauteur, mais dans un meilleur quartier et dans un immeuble avec ascenseur. À deux, ils avaient les moyens. Surtout depuis qu’il avait pris la tête du restaurant après que le chef ait pris sa retraite. Et désormais, il pouvait dire le nom des épices sens hésitation aucune.

Marché de Noël

Voilà le marché de Noël est passé, c’était ce week-end, les 8 et 9 décembre. Je le raconte un peu plus en détails ici.

marche noel

J’ai vendu ces deux paires de chauffes-poignets à deux amies :

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Et on m’a passé commande pour une paire semblable à ceux-ci, mais en noir et blanc :

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Aucun « inconnu » n’a voulu acheté mes « œuvres ». Était-ce trop cher ? Et pourtant, je ne dois peux pas m’imaginer baisser les prix à des sommes ridicules.

Mais cela n’a pas pour autant été une mauvaise expérience. Je n’ai pas perdu mon goût pour le tricot ou le crochet, loin s’en faut ! C’était intéressant d’entendre les réactions des gens et de voir qu’ils appréciaient malgré tout la qualité (même s’ils n’étaient pas prêt à payer). Mais il est aussi possible que la plupart des visiteurs du marché de Noël le vivent plutôt comme une attraction, avec des belles choses à voir, mais tous n’ont pas l’intention d’acheter.

Troll

Qu’est-ce que la vie d’un troll par rapport à celle d’un être humain ?

A-t-il besoin d’un bonnet pour protéger ses longues oreilles pointues l’hiver ? Non, sa tête velue est naturellement pourvue. Par contre, un cache-nez pourrait-être utile …

Et que pourrait-il bien faire d’un agenda ? Rien dans sa vie trollesque ne nécessite l’usage d’un tel objet. Il n’a nul besoin d’inscrire rendez-vous ou adresses. Encore moins des numéros de téléphone ! Il vit au jour le jour, vaque a ses occupations sans trop se soucier du lendemain. Et il sait où habitent ses amis – ses ennemis aussi d’ailleurs. Ils sont peu nombreux et il a bonne mémoire, comme tout troll qui se mérite.

Un tasse peut-être alors, pour le café du petit-déjeuner ? Quoi ? Vous croyez vraiment que les trolls boivent du café ? Non, dans la forêt, on se contente de l’eau du ruisseau. Quand l’occasion se présente, la rosée du matin est un vrai nectar pour le palais du troll.

Une bouteille de vin ? Les seuls fruits qui poussent dans les sous-bois sont les baies – délicieuses d’ailleurs – qu’il vaut mieux déguster quand elles ont atteint leur point de maturité maximum. Pas question d’anéantir leur goût et leurs qualités nutritionnelles en les faisant fermenter.

Une balle ? Oui … peut-être. Les trolls ont facilement l’humour joueuse.

Une tortue ? Que ferait donc cet animal exotique dans les forêts nordiques ? Elle mourrait de froid sur place. À la réflexion, ses restes pourraient peut-être servir. La chair se mange sûrement et la carapace … voyons voir … En la divisant, on devrait pouvoir obtenir deux berceaux pour des bébés-trolls. Et quand ils auront grandi, ils s’en serviront comme de luges pour dévaler les pentes enneigées sous le regard amusé de leurs parents !

Pastiche à la Rimbaud

C’est un après-midi d’hiver froid, sec et clair.
Scintillant sous les rayons du soleil, le givre
S’étire ; les branches des arbres s’étendent dans l’air
Pur : la lumière hivernale intense rend ivre.

Un bateau blanc, à trois mâts, aux amarres tendues
Et oscillant au rythme des vagues glacées
Gît ; il repose dans le port, les voiles détendues,
Immaculé comme un oiseau de mer lassé.

Les mains dans les poches, je me promène. Respirant
À pleins poumons, je profite de cet instant :
L’hiver, en ce pays nordique, se fige.

Le tempo de la vie se calme dans le froid,
Les gens préfèrent se calfeutrer dans leur chez-soi
Au chaud. Tout dort sous le manteau de neige.

De A à Z.

Avant, elle aimait à lire pendant des heures et des heures.

Bizarrement, elle en a perdu l’habitude.

C’est la vie, pense-t-elle …

Des fois, elle regrette le temps d’autrefois.

Et puis, elle ne s’attarde pas plus et va de l’avant.

Fuit l’ennui en s’occupant le plus possible …

Guidée par l’espoir qu’un avenir meilleur l’attend plus loin.

Hôtesse de l’air, un métier en or, il ne s’agit pas de laisser sa place à une autre.

Il faut être ambitieuse pour réussir.

Jamais elle n’aurait cru être capable de cette carrière.

Kaboul, Lima, San Francisco, Tokyo, autant de villes de rêves qu’elle visite au gré de son travail.

Les trajets long-courrier ont leurs avantages, mais aussi leurs inconvénients.

Mais au fond, elle est un peu solitaire et ce train de vie lui plait.

Ne surtout pas s’imaginer une autre vie.

On est ce qu’on est.

Plus elle voyage et plus elle perd le contact avec son pays.

Que faire quand on se sent étrangère partout ?

Rien, c’est un état d’esprit avec lequel on peut cohabiter sans problème.

Souvent, elle étudie les passagers et essaye de deviner leurs vies.

Trivialité des vacanciers qui se racontent des souvenirs inoubliables de lieux paradisiaques.

Uniformité des hommes d’affaires qui se connectent dès qu’ils peuvent à un monde virtuel.

Vivre ? Est-ça vivre ? …

Washington, Brasilia, Johannesbourg, les aéroports défilent, les passagers sont les mêmes.

Xénophiles et xénophobes, elle en rencontre de toutes les sortes.

Y aurait-il un seul être dans cette marée humaine qui lui ferait changer de vie ?

Zapp zapp, ne surtout pas penser à une autre vie …

La crève

Elle arrive sans crier gare, sous des faux-airs de rhume. Elle surprend en plus, elle débarque hors-saison.

Cela commence par un mal de gorge discret, ça grattouille un peu, rien de bien grave. Pour éviter que ça n’empire, vous prenez de la vitamine C, pour renforcer votre défense immunitaire, et des pastilles pour la gorge, pour soulager un peu.

Mais la contre-attaque l’excite et son but est simple : vaincre.

Deux jours après les premiers symptômes, vous comprenez la vanité de votre combat. La nuit n’a pas été de tout repos, loin de là. Vous en avez sué, au sens propre comme au sens figuré. Au petit matin, vous vous êtes réveillé car votre gorge enflée vous empêchait de respirer normalement. Vous avez commencé à tousser, mais ça fait un mal de chien. Boire de l’eau pour apaiser … avaler est un calvaire. Vous finissez par vous rendormir … 30 min avant que le réveil sonne.

Vous vous rendez au travail quand même ; vous ne vous avouez pas vaincu si facilement. Mais en milieu de journée, vous jetez l’éponge, vous capitulez, vous battez en retraite. De retour chez vous, il n’y a qu’une seule chose à faire : vous coucher et essayer de dormir. Le sommeil, bien que léger, est réparateur. Cela prend du temps, mais c’est la seule arme contre ce fichu virus.

Heure après heure, nuit après nuit, jour après jour …

Les sensations de fièvre et de courbatures disparaissent peu à peu. La gorge fait moins mal, mais la toux est tenace. Le mal de tête est constamment sous-jacent, parce que vous avez trop dormi … parce que vous êtes resté éveillé trop longtemps … Puis c’est au tour du nez de faire des siennes : complètement bouché, impossible à moucher, bientôt il coulera comme un robinet …

Quand on se croit à peu près remis, on se sent d’un coup fatigué, faible, fourbu … assommé, anéanti, abattu … Elle a bien fait son boulot. Quand il n’y a plus rien à faire avec votre corps, elle va voir ailleurs. Car elle, elle est infatigable, elle continue sa croisade, inlassablement. Elle trouvera toujours un organisme plus faible qu’elle sur lequel s’acharner.

Le pays où il fait beau

Elle était partie dans un pays où il fait beau. Elle y vivait sans se soucier chaque matin de la météo. Elle n’avait plus besoin de regarder le thermomètre avant de choisir sa tenue vestimentaire de la journée. Le soleil brillait tous les jours révélant un azur limpide où seuls quelques nuages effilochés naviguaient de temps en temps. Il ne pleuvait que la nuit pour rafraîchir l’air et désaltérer la terre. La terre, dont l’odeur humide s’élevait à l’aube jusqu’à sa fenêtre pour la sortir d’un sommeil paisible.

Elle aimait s’endormir au son de la pluie : le tapotement régulier des gouttes sur le toit et le rebord de la fenêtre, la fraîcheur de l’humidité, c’est comme une berceuse pour les oreilles et un baume pour l’esprit après les activités d’une journée entière. Elle dormait bien dans ce pays où il fait beau.

Mais, dans ce pays, il n’est pas simple de se promener seule, dans les rues désertes, la nuit. Les nuits y sont particulièrement sombres et c’est alors que toutes sortes d’animaux quittent leurs terriers et autres nids. On les entend se faufiler parmi les buissons, filer dans les hautes herbes. Parfois, ils frôlent les jambes des promeneurs tardifs. Ils ne sont pas dangereux ; souvent, ils sont eux-mêmes aussi effrayés que les humains, chacun sursaute de son côté, laissant parfois échapper un petit cri, puis les êtres à quatre pattes poursuivent leur course et ceux à deux jambes leur promenade.

Un soir, son mari contemplait le coucher de soleil depuis le pas de sa porte. Un lapin venu de nul part lui fila entre les jambes, il sursauta, heurta la porte d’entrée et c’est alors qu’un seau se renversa sur sa tête, un seau que son fils malicieux avait déposé en équilibre au-dessus de la porte. Le choc fut plus fort que celui du lapin lui frôlant les jambes – lapin qui ne remarqua jamais rien de l’incident puisqu’il avait rapidement disparu dans le jardin voisin.

Le père se serait contenter du lapin. Il n’y avait que son fils, qui l’observait en douce depuis la fenêtre de sa chambre, qui trouvait cela amusant. Le père, lui, s’essuyait la figure d’une main et frottait son épaule meurtrie de l’autre, tandis que la mère, qui avait réagi aux jurons de son mari, se précipitait pour savoir ce qui s’était passé.

Elle courut chercher une serviette-éponge, réprimanda son fils en l’envoyant au lit – il commençait à se faire tard – et invita son mari à rentrer dans la maison. « Le jus d’ananas est excellent » lui dit-elle, en lui en tendant un verre.

Ils s’assirent tous deux au salon et restèrent silencieux un moment. La pluie commençait à tomber à l’extérieur. La mère ferma les volets mais laissa la fenêtre ouverte pour laisser entrer l’odeur de l’herbe mouillée. Quand elle se retourna vers son mari, elle remarqua qu’il s’était paisiblement endormi. Elle le couvrit d’un plaid puis s’assit confortablement à ses côtés, un roman à la main.

Le silence à l’entour était presque total, à l’exception du clapotis de la pluie. Bientôt, elle laissa glisser sa tête sur l’épaule de son mari puis s’assoupit à son tour. Le sommeil l’envoya doucement au pays des rêves. Une voix annonça : « Les pommes sont mûres. »

Elle était de nouveau dans son pays natal, où c’était l’automne et donc la saison des pommes. Dans ce pays où il fait beau, il y a bien sûr des pommes, mais pas les mêmes sortes que celles de son enfance et surtout, il n’y a pas ce charme des saisons qui rythme les années. Dans ce pays où il fait beau, il y a des pommes toute l’année ; le plaisir d’en manger dans l’autre pays était complètement différent. Mais même si les pommes de son pays lui manquait de temps en temps, pour rien au monde elle ne voudrait quitter ce pays où il fait beau.

C’est ce qu’elle avait fuit en quittant son pays d’origine : l’humidité de l’automne et de l’hiver. « L’humidité me traverse les os » murmura-t-elle dans son sommeil, comme si elle justifiait son départ à un interlocuteur invisible. « L’humidité me traverse les os ! » répéta-t-elle plus fort.

Elle sentit que son mari l’enveloppait dans le plaid. Elle l’entendit se lever pour fermer la fenêtre. Puis il la réveilla doucement en disant : « Ne t’inquiète pas. Nous sommes dans le pays où il fait beau. Viens, il est tard, allons nous coucher. »

Journal semaine 24

Du 12 au 18 juin 2006.

Lundi 12 juin – Temp. ext. au lever : 18,3 degrés – Météo : soleil, soleil, soleil

Pour la première fois de l’année, je me rends au travail à manches courtes, sans veste ni gilet « au cas où ». C’est vraiment l’été. Aujourd’hui, on appréciait en fait d’être à l’ombre de temps en temps et ça faisait du bien de retrouver la fraîcheur du bureau après le fika du matin au soleil. 😉 À midi, j’ai mangé avec ma collègue, au bord de l’eau, le long de Strandvägen. On n’était pas toutes seules ! 🙂

Pilates avec une nouvelle prof : j’aime pas quand on change de prof en cours de semestre, Ça veut dire de nouvelles habitudes etc … Et pour ce qui est de Pilates, j’aime la régularité, même si des nouveaux exercices sont les bienvenus de temps en temps.

Dîner : Soupe d’été à base de « filmjölk », avec des betteraves rouge, du concombre et des œufs durs, persil, ciboulette et aneth (c’est tout frais et ça fait énormément de bien), et deux pains polaires avec fromage et jambon.

Le soir tombe maintenant, et l’humidité remonte du sol. Ça sent bon l’été ! 🙂

Mardi 13 juin – Temp. ext. au lever : 20,4 degrés – Météo : soleil

Bain de soleil de nouveau au fika du matin et à midi. Les vitres des fenêtres de nos bureaux ont été nettoyées aujourd’hui. Voyez la différence : 🙂

On dîne devant la télé, devant le match entre la France et la Suisse : 0-0. Pas mieux que le 1er match des Suédois. Ça ira peut-être mieux au prochain match… Après le match, je fais 40 min de marche nordique. Il fait encore bon dehors, mais pas aussi chaud qu’en début de soirée, et ça fait du bien de sortir à cette heure-là finalement.

Ah, j’ai pris rendez-vous avec ma kiné pour mon dos et mes coudes. Mais elle n’avait pas de créneau libre avant le 29 juin … Enfin bon, c’est mieux que rien quand même …

Dîner : Côtelettes de porc, blé, haricots et oignons rouge revenus à la poêle.

Mercredi 14 juin – Temp. ext. au lever : 19,2 degrés – Météo : soleil/pluie dans l’après-midi et en soirée

J’ai bien avancé aujourd’hui : un peu plus de 100 cartes d’inventaire enregistrées (au lieu de mes 60/jour habituellement). Grand fika cet après-midi pour fêter l’aboutissement des deux expositions de l’été organisé par mon département : « Kungar i svart och vitt » (« Rois en noir et blanc » : portraits photographiques des rois suédois depuis l’apparition de la photo) au château de Gripsholm, et « Skattkammaren » (« La chambre au trésor » : objets d’art, qui est en fait une exposition permanente) au château de Läckö. Plein de bons gâteaux à manger ! 🙂 Ce boulot au Nationalmuseum n’est pas du tout bon pour ma ligne … 🙁 Je ne suis même pas sûre que mes 30 min de jogging dans la soirée aient « réparé les dégâts ». J’ai d’ailleurs couru sous la pluie, et je ne suis pas sûre que je le refairais …

Dîner : Pâtes complètes et sauce à la tomate, concombre et fromage feta.

On commence à regarder le film « X-men 2 ».

Jeudi 15 juin – Temp. ext. au lever : 12,4 degrés – Météo : soleil

La pluie a rafraîchit l’air, mais c’est pas plus mal. Je commande une nouvelle chaise de bureau, qui devrait arriver déjà demain, puisqu’ils garantissent la livraison en 24h …

Je reste au boulot un peu plus longtemps, mais pour une raison plutôt sympa : soirée-pub sous le signe du Moyen-Orient, avec des bougies qui pendent au plafond, des tapis et des coussins par terre et un buffet oriental : salade avec pepperoni, riz et viande kebab, riz et poulet, humus, babganou (à base d’aubergine) et pain pita. En dessert, différents petits gâteaux, un pudding à l’orange, melons et fraises. Le tout arrosé de vin et de bière, mais je m’en suis tenue à un verre de rosé puis que de l’eau après.

Je rentre à la maison au cours de la 1ère mi-temps du match Suède-Paraguay. Mon sambo et moi sommes tendus jusqu’à la dernière minute, ou presque, puisque la Suède marque – enfin ! – à la 89ème minute !!! Je vais quand même me coucher avec un mal de tête …

Vendredi 16 juin – Temp. ext. au lever : 15,7 degrés – Météo : soleil

Et non, ma chaise n’est pas arrivée aujourd’hui. Ce sera donc pour la semaine prochaine, mais je n’aurais pas l’occasion de l’essayer avant mardi, puisque lundi je participe à l’excursion printanière (estivale en fait 🙂 ) du personnel.

Formation sur la protection contre les incendies de 12h30 à 15h30. On apprend à quel point un feu peut aller vite, et on fait quelques essais avec les extincteurs, dehors, derrière le musée.

Surprise en rentrant à la maison : un colis m’attend à la poste. C’est pour ma fête qui tombe la semaine prochaine (j’en dis pas plus sinon, je révèle bientôt mon prénom 😉 ) : un livre, un récit de voyage au Népal avec de belles aquarelles. Merci les parents ! 😉

Pendant que mes lessives tournent, je prépare à manger et nous mangeons ensuite devant la fin de « X-men 2 ».

Dîner : Salade de pâtes, tomate, céleri en branche, thon, avocat etc … et une sauce complètement improvisée, mais bien bonne 🙂 : crème aigre (« gräddfil »), sauce chili Heinz, un peu de moutarde, un peu de mayonnaise (sans matière grasse !), quelques gouttes de tabasco, sel et poivre.

Samedi 17 juin – Temp. ext. au lever : 27,7 degrés – Météo : soleil

Quelle surprise en relevant mes mails aujourd’hui : un ami mexicain que j’avais perdu de vue depuis 8 ans a trouvé mon adresse e-mail sur internet et a donc repris contact avec moi ! 🙂 Le mail est en espagnol, j’en comprends le contenu, mais je suis incapable d’y répondre dans cette langue (alors qu’on ne se parlait qu’en espagnol auparavant). Je réponds donc en anglais, mais je ne suis pas sûre qu’il le comprenne … On verra bien sa réponse.

Petit déjeuner sur le balcon, avec smoothie banane-poire-glace au chocolat. Je vais faire les courses avec mon sambo (une fois n’est pas coutume). Puis je me mets à faire de la pâtisserie : des viennoiseries à la compote de pomme et de rhubarbe.

Dîner : Restes de la salade d’hier.

On regarde le match Italie-USA, mais je m’endors avant la fin, honte sur moi ! … 😉

Dimanche 18 juin – Temp. ext. au lever : 22,1 degrés – Météo : soleil

Grasse matinée et déjeuner sur le balcon avec toast à l’œuf dur et crevettes. Je retrouve Lugnet dans le bus 875 en direction du château de Tyresö, où nous nous installons sur l’herbe, à proximité de l’eau. Dégustation de mes pâtisseries d’hier et des fraises de Lugnet, et jus de canneberge (« tranbär » en suédois). Il fait chaud, le soleil brille, une petite brise de temps en temps, et le rire dans enfants qui jouent tout nus dans l’eau … : un avant-goût de vacances. C’est appréciable de prendre son temps et de profiter de la vie simple comme ça.

Je suis de retour à la maison vers 18h. Ménage. Match France-Corée du Sud : 1-1. Évidemment, c’est assez décevant…

Dîner : Côtelettes de porc, bulgur et fenouil gratiné au parmesan (drôlement bon !)