Si j’ai bien compris, il est de bonne mise, pour les gens travaillant dans le monde l’art, de se rendre aux vernissages des galeries d’art de Stockholm. Toutes montraient de nouvelles expositions fin août. J’aime de moins en moins ces occasions où l’on doit se frayer un chemin entre les gens avec un verre à la main sans arriver à parvenir à voir un bout d’œuvre.
Alors, avec une amie, on s’était fin un petit parcours pour jeudi soir. On avait choisi un jeudi car c’est souvent le jour où les galeries ferment un peu plus tard : 17h30 ou 18h. Enfin, ces expositions ferment fin septembre/début octobre, donc ils nous restaient peu de temps pour les voir. Ce fut en plus un parcours serré car il y a un peu de marche à pied entre les stations de métro et les galeries.

On a commencé par la Galleri Lars Bohman qui présentait des aquatintes au sucre (je n’avais encore jamais entendu parler de cette technique) et quelques sculptures de Lena Cronqvist. Cette exposition donnait une image un peu plus positive du reste de sa production artistique.

En cherchant la galerie Andréhn-Schiptjenko, nous sommes rapidement entrées dans la Galerie Nordenhake qui expose des œuvres de Johan Thurfjell jusqu’au 4 octobre. Pour trouver la galerie Andréhn-Schiptjenko, il faut rentrer dans un immeuble, monter un étage et pousser une porte qui ressemblerait à celle d’un appartement, si elle ne portait pas une plaque en métal (impossible à photografier) avec le nom de la galerie. Mais une fois poussée la porte, nous avons découvert des dessins qui nous ont laissé bouche-bée ! Je dis bien des peintures, bien qu’on croit à distance que ce sont des photos, faites l’encre noire et à l’eau seulement. Les parties blanches sont en faite le blanc de la feuille. Impressionnant !

Nous avons achevé par la galerie Andersson/Sandström qui allait fermer dans les minutes qui suivaient. Là, nous avons pu voir de récentes œuvres de Louise Bourgeois toutes à base textile.

Après tout cela, une pause-« fika » s’imposait ! 🙂
ett galleri [ète galéri] = une galerie
galleriet [galériète] = la galerie
gallerier [galérière] = des galeries
gallerierna [galérièr(e)na] = les galeries
À ne pas confondre avec « en galleria, gallerian, gallerior, galleriorna » = galerie commerçante. La différence est minime mais non-négligeable.



Pour la partie personnelle, je dirais que je trouve que la couverture que les médias font de cette grippe est, à mon avis, largement exagérée. On nous dit par exemple que c’est à Stockholm qu’on peut craindre le plus de malades et que c’est aussi là que la plupart des gens ont peur de cett grippe. Ça vous étonne tant que ça, vous ? C’est à Stockholm qu’il y a la plus grande concentration de population suédoise, rien d’étonnant donc. Tout cela frôle la propagande alarmiste.
Je ne compte pas non plus me faire vacciner, même si le boulot me le propose gratuitement. D’autant que le vaccin risque d’arriver après la pointe de contamination, donc quand il arrive, soit je suis déjà malade – donc trop tard – soit je suis en bonne santé – et donc a priori immune. Conclusion : le vaccin est à mes yeux inutile. (Et puis la seule fois où je me suis fait vaccinée contre la grippe, je l’ai eu … C’est pour dire l’efficacité.)
Si je tombe malade, je ne téléphonerai même pas à Vårdguiden, car je sais déjà ce qu’ils diront, comme à chaque grippe : rester chez soi pour éviter de contaminer les autres, dormir et boire beaucoup, prendre de l’aspirine pour atténuer les symptômes et faire chuter la température. Seulement si ça devait s’aggraver, j’irais chez le médecin. Mais jusqu’à maintenant, je me porte comme une fleur (je touche du bois, je crois les doigts, « peppar peppar »!), bien que mon « sambo » soit resté à la maison cette semaine pour un gros rhume (peut-être la grippe ?…)

