Le mot de la semaine : « möbler »

On dira ce qu’on veut d’IKEA, mais je trouve que c’est quand même un concept génial !

Suite à mon déménagement, j’ai eu besoin de me procurer de nouveaux meubles. J’ai créé un compte sur leur site, où j’ai pu tranquillement choisir mes meubles et en faire une liste avant de faire l’achat définitif, quelques jours avant l’emménagement dans mon nouvel appartement. J’avais aussi commandé la livraison à domicile, deux semaines plus tard, ce qui m’a permis de défaire les cartons en attendant et de m’installer tranquillement avec les meubles qui m’avaient suivi : quatre étagères pour les livres, un petit canapé convertible qui me servit de lit les premiers temps, une table de bureau qui fit office de table de cuisine, trois chaises, et une petite table qui me sert encore aujourd’hui de petit bureau.

La première grosse livraison d’IKEA est arrivée avec un lit, un canapé en angle convertible, une table de cuisine et ses 6 chaises.

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Je vous assure que je me suis sentie un peu lasse en voyant tous ces cartons, mais le mois de mai comptait heureusement plusieurs longs week-end et le montage des meubles s’est bien passé, très bien passé même !

Ce qui m’épate chez IKEA, c’est la pédagogie avec laquelle ils expliquent le montage des meubles. Il arrive qu’on se trompe de temps en temps, mais on s’en rend compte en général rapidement et on peut toujours revenir en arrière. Je suis aussi fascinée par l’ingéniosité de la construction des meubles : il faut vraiment que les designers aient toujours dans l’idée que les meubles doivent être montés par des gens pas forcément très bricoleurs et avec un minimum d’outils. Deux amies m’ont aidée pour une partie du lit et la table de la cuisine, mais pour le reste, je me suis débrouillée toute seule, moi un petit bout de femme de 1,62 m et pas spécialement musclée. J’aimerais affirmer qu’IKEA participe à sa manière à l’émancipation de la femme. 🙂 Et finalement, je me demande si le plus fatigant n’est pas de jeter tous les cartons d’emballage … Car monter ses propres meubles donne un sentiment de satisfaction énorme, mais jeter les emballages, c’est vraiment une corvée, surtout quand le container pour les cartons est plein, voire même déborde …

La deuxième livraison d’IKEA est arrivée vendredi dernier avec la télé et son meuble, ainsi que des caillebotis, une table et deux chaises pour le balcon. J’ai tout monté ce week-end et je suis, cette fois aussi, satisfaite du résultat.

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Je suis aussi contente du service client d’IKEA. Au téléphone, ils sont toujours aimables et font toujours leur possible pour résoudre les problèmes. Comme quand j’ai dû commander l’enlèvement d’un sommier que j’avais par inadvertance acheter en double … et je n’ai pas eu à rappeler qu’on me le rembourse, le virement a été fait rapidement, moins le prix de l’enlèvement. Ou quand j’ai voulu rajouter une chaise de balcon à la dernière commande ; en plus, j’avais atteint le maximum de crédit qu’IKEA m’accordait, mais je pouvais sans problème payer la différence en ligne.

Quand ils téléphonent pour convenir du jour de livraison, c’est aussi un peu comique car c’est une voix automatique qui demande confirmation de l’adresse et du numéro de téléphone, si un camion de 12 mètre peut se garer dans la rue, s’il y a un code pour rentrer dans l’immeuble etc… Ça fait un peu bizarre de parler à ordinateur qui comprend les ”oui”, les ”non” et les chiffres, mais le principal est que ça fonctionne. 🙂

en möbel [ène meubél] = un meuble (oui, ça vient du français 😉 )
möbeln [meubélne] = le meuble
möbler [meublère] = des meubles
möblerna [meublèr(e)na] = les meubles

Dans les semaines à venir, nous aborderons les noms des différentes meubles, et par là, je ne veux pas dire seulement les noms qu’IKEA leur donne. 🙂

Version suédoise ici

La rédac’ du mois : La couleur rouge

Le 15 de chaque mois, à midi pile, des Rédac’Blogueurs écrivent de concert sur le même sujet. Ce mois ci le thème est ”la couleur rouge». Les blogueurs Leviacarmina, Agnès et Denis ont planché sur le sujet. Allez également visiter leur blog et n’hésitez pas à laisser des commentaires.

Passionnée de linguistique que je suis, je choisis de traiter le sujet de ce mois de ce point de vue en vous proposant quelques expressions idiomatiques suédoises dans lesquelles le mot ”röd” [reude] (qui signifie rouge) intervient.

”Den röda tråden” [dène reuda traudène] = le fil rouge, fait référence au fil conducteur d’un récit par exemple. Une image aussi parlante que l’expression française.

”Att se rött” [ate sé reute] = voir rouge, c’est-à-dire devenir furieux (comme en français). Cela viendrait de la couleur de la muleta que le matador agite devant le taureau pour l’énerver lors de la corrida.

Dans le même ordre d’idée, il y a l’expression ”ett rött skynke” [ète reute chunké] = un morceau de tissu, d’étoffe rouge, qui fait allusion à quelque chose, un objet, ou un sujet de discussion, qui rend furieux.

”I rödaste rappet” [i reudasté rapète] = mot à mot, du coup le plus rouge, c’est-à-dire toute de suite, à l’instant, sans tarder.

En suédois, comme en français (et dans bien d’autres langues aussi j’imagine) le rouge indique le danger, la colère ou l’urgence. Ce qui, somme toute, semble normal puisque cette couleur est si facilement visible et donc pratique pour signaler quelque chose d’inhabituel.

La photo du mois : Le feu

Chaque mois, les blogueurs qui participent à la Photo du mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

En ce 15 juin 2013, La Messine nous propose le thème suivant pour la photo du mois : Le feu.

À l’annonce du sujet, mon choix de photo s’est révélé évident. La photo en elle-même n’est peut-être pas très originale, mais elle illustre un des événements importants qui marquent le printemps suédois : les bûchers de la nuit de Walpurgis (Valborg en suédois) le 30 avril. Jusqu’à l’an dernier, j’avais l’habitude d’aller voir celui de Tyresö, dans la nature. Cette année, je me suis laissée tenter par une célébration citadine, avec une retraite aux flambeaux qui partait de Gamla Stan, la Vieille Ville de Stockholm, vers l’île de Riddarholmen, où le feu a été allumé sur la terrasse d’Evert Taube. J’ai été un peu déçue par l’aspect du bûcher avant qu’il prenne feu : il était fait de débris de planches en bois ; je suis habituée aux feux de branches. Mais il a pris très rapidement (car ça devait être bien plus sec que des branches provenant des sous-bois) et au final, il ressemblait aux autres feux que j’ai déjà vus. Par contre, les chants traditionnels m’ont manqué. (Après l’eau et le feu, j’espère que le prochain sujet ne sera pas l’air, car ça sera vraiment difficile à photographier … 😉 )

Feu de Valborg 2013

Allez voir comment mes co-blogueurs mettent le feu :

A bowl of oranges, Agrippine, A’icha, Akaieric, Akromax, Alban, Alexinparis, Alice Wonderland, Angélique, Anne, Anne Laure T, Arwen, Ava, Bestofava, BiGBuGS, Blogoth67, Calamonique, Cara, Carnet d’escapades, Carnets d’images, Caro from London , Caro JulesetMoa, Caterine, Cath la Cigale, Cathy, Cekoline, Céline in Paris, Champagne, Chat bleu, Cherrybee, Chloé, Christeav, Christelle, Christophe, Cindy Chou, Claire’s Blog, Coco, Cocosophie, Cricriyom from Paris, Dame Skarlette, DelphineF, Djoul, Dr. CaSo, E, El Padawan, Elodie, Eurydice, Fanfan Raccoon, Filamots, flechebleu, François le Niçois, Frédéric, Galinette, Gilsoub, Giselle 43, Gizeh, Guillaume, Happy Us, Hibiscus, Homeos-tasie, Hypeandcie, Isa ToutSimplement, Isaquarel, J’adore j’adhère, Josiane, Julie, Krn, La Fille de l’Air, La Messine, La Nantaise, La Papotte, La voyageuse comtoise, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, L’Azimutée, Les bonheurs d’Anne & Alex, Les voyages de Lucy, Les voyages de Seth et Lise, Leviacarmina, LisaDeParis, Louisianne, Lucile et Rod, Lyonelk, M, M.C.O, magda627, Mamysoren, Marmotte, Mathilde, Meyilo, Mimireliton, MissCarole, Morgane Byloos Photography, N, Nicky, Nie, Ori, Photo Tuto, Pilisi, Renepaulhenry, scarolles-and-co , Sinuaisons, Solveig, Sophie Rififi, Stephane08, Tambour Major, Testinaute, Thalie, The Parisienne, Thib, Tuxana, Un jour, une vie, Une niçoise, Violette, Viviane, Wolverine, Xavier Mohr, Xoliv’, Zaza.

 

Thèmes précédents :

2011
1. Juin : Clé — 2. Juillet : Fenêtre — 3. Août: Soleil — 4. Septembre : Promenons-nous dans les bois — 5. Octobre : Surnaturel — 6. Novembre : Au bout bout du monde — 7. Décembre : Bancs publics

2012
8. Janvier : Bulles — 9. Février : Mon rêve … — 10. Mars : Glace — 11. Avril : En travaux — 11. Mai : L’escalier — 12. Juin : Transparence — 13. Juillet : La vie en vert — 14. Août : Oh, my god! — 15. Septembre : Jeux de mains — 16. Octobre : Bienvenue chez moi ! — 17. Novembre : Mon blog en une photo — 18. Décembre : Détail

2013
19. Janvier : Degré — 20. Février : Bleu — 21. Mars : Savoir — 22. Avril : Noir et blanc — 23. Mai : L’eau

Veckans ord : ”bijou”

Varning för ”tjejigt” inlägg! Kom inte och klaga sedan. 🙂

 

Tack vare (eller på grund av? 😉 ) Le Chat qui har jag skaffat mig en ny hobby: DIY-smycken (DIY = do it yourself). Le Chat qui var nyligen på besök i Sverige och var bara tvungen att gå in i en Panduro-butik som just då hade rea på alla Elements-smyckesatser. Det fanns ingen möjlighet att stå emot frestelsen och jag köpte några satser och tänger för att forma metalltrådar. För utöver materialsatsen själv kräver den här typen av hobby en hel del verktyg och jag var snart tvungen att gå tillbaka till Panduro för att köpa klämmor … och jag kom ut därifrån med några smyckesatser till …

 

Smycken med band och pärlor eller medaljer är de enklaste att göra. Här är halsbanden Velvet Bow och Forgotten Dynasti.

Velvet Bow Forgotten Dynasti

Jag har dessa kvar att göra: tre armband och två ringar.

Elements-smyckesatser

Och snart kommer jag kanske att kunna tillverka smycken i min egen ”design” där jag kan välja pärlorna och underlagen som jag vill… En bottenlös avgrund… 😀 Jag kommer också att behöva en ny smyckeskrin… Som om jag inte redan hade tillräckligt mycket av det… 😛

Smyckeshängare Smyckeskrin

un/le bijou = ett smycke/smycket

des/les bijoux = smycken/a (obs! x:et är bara där för att signalera pluralis och uttalas inte)

 

Fransk version här

Le mot de la semaine : « smycke »

Attention : ”Poste de fille” ! Je vous aurais prévenus. 🙂

 

Grâce à (ou à cause de ? 😉 ) Le Chat qui, je me suis découvert un nouveau hobby : les bijoux-DIY (= do it yourself). Lors de sa visite récente en Suède, une visite à la boutique de loisirs manuels Panduro s’imposait, et il y avait alors des soldes sur tous les kits de bijoux Elements. Il n’y avait aucun moyen de résister à la tentation et j’ai acheté quelques kits et tenailles utiles pour le travail du métal. En plus du matériel en lui-même, ce genre de hobby demande en effet tout un attirail d’outils et j’ai rapidement été obligée d’y retourner pour me procurer des pinces … et j’en suis ressortie avec encore quelques kits …

 

Les bijoux les plus simples à faire sont ceux à base de rubans et de perles ou médailles. Voici les colliers Velvet Bow et Forgotten Dynasti :

Velvet Bow Forgotten Dynasti

Il me reste encore ceux-ci à faire : trois bracelets et deux bagues.

Bijoux Elements

Et bientôt, je pourrais peut-être en faire de mon propre ”design” en choisissant les perles et supports que je veux … Un gouffre sans fond … 😀 Il va falloir que je me procure une nouvelle boîte à bijoux … Comme si j’en avais pas déjà assez … 😛

Porte-bijouxBoîte à bijoux

ett smycke [ète smuké] = un bijou

smycket [smukète] = le bijou

smycken [smukène] = des bijoux

smyckena [smukéna] = les bijoux

 

Version en suédois ici

Gâteau à la fraise meringué

Temps de préparation : 1h30 + 15 min au four + 1h au frigo + 30 min au congélateur
Matériel requis : moule rond à fond amovible, un batteur (ou encore mieux un robot de cuisine), film transparent, poche à douille, thermomètre de cuisson
 
Ingrédients pour 10-12 parts :
Génoise :
4 œufs
1 dl de sucre en poudre
1 c. à s. de sucre vanillé
1,5 dl de farine de blé
1/2 dl de fécule de pomme de terre
3/4 dl de jus de fleurs de sureau concentré
 
Mousse à la fraise :
3 feuilles de gélatine
2 dl de crème fleurette
2 jaunes d’œufs
1/2 dl de sucre glace
150 g de fraises
 
Coulis de fraises :
50 g de fraises
2 c. à c. de jus de citron
 
12 petites fraises entières pour la décoration
 
Meringue italienne à la fraise :
50 g de fraises
1 dl de sucre en poudre
2 c. à s. d’eau
2 blancs d’œufs
 
Génoise :
1. Préchauffez le four à 175°C.
2. Fouettez les œufs, le sucre et le sucre vanillé jusqu’à obtention d’une préparation blanche et aérée. Tamisez la farine et la fécule de pommes de terre et versez dans la préparation. Mélangez le tout pour bien homogénéiser. Versez la pâte dans un moule rond à fond amovible, beurré et fariné.
3. Enfournez au milieu du four environ 20 min. (Contrôlez la cuisson avec la pointe d’un couteau.)
4. Renversez la génoise sur une feuille de papier sulfurisé et laissez-le refroidir, recouvert du moule. Une fois refroidi, coupez la génoise en deux horizontalement.
5. Lavez le moule et couvrez-en les bords internes de film transparent sur environ 8 cm de hauteur. Déposez une des demi-génoises au fond du moule avec la tranche vers le haut que vous humidifiez de la moitié du jus de fleurs de sureau. Versez le reste du jus sur la tranche de l’autre demi-génoise.
Gâteau à la fraise meringué
Mousse à la fraise :
6. Mettez les feuilles de gélatine à tremper dans l’eau froide environ 5 min.
7. Fouettez la crème fleurette fermement.
8. Équettez 150 g de fraises et réduisez-les en purée à l’aide d’un pied mixeur.
9. Fouettez les jaunes d’œufs et le sucre glace. Versez-y la crème fouettée et la purée de fraises.
10. Pressez la gélatine et faites la fondre dans une casserole. Mélangez-y rapidement un peu de mousse à la fraise pour la diluer, puis versez le tout dans le reste de mousse. Laissez-la épaissir au réfrigérateur une heure. (C’est important qu’elle épaississe, sinon elle risque de couler plus tard à travers la génoise.)
Gâteau à la fraise meringué
Coulis de fraise :
11. Équettez 50 g de fraises et réduisez-les en purée à l’aide d’un pied mixeur. Ajoutez-y le jus de citron et étalez ce coulis sur le fond de génoise.
12. Équettez les 12 fraises de décoration, coupez-les en deux et répartissez-les autour du moule avec la tranche vers l’extérieur, contre le film transparent.
13. Remplissez une poche à douille de la mousse à la fraise et dressez la mousse dans le moule. Déposez la deuxième demi-génoise par-dessus, la tranche vers le bas. Laissez reposer 30 min au congélateur (ou comme moi, la nuit au frigo).
Gâteau à la fraise meringué
Meringue italienne à la fraise :
14. Équettez 50 g de fraises et réduisez-les en purée à l’aide d’un pied mixeur. Réduisez en sirop la purée de fraises avec le sucre et l’eau dans une casserole. Le sirop est prêt quand il atteint la température de 121°C.
15. Dès que le thermomètre indique 110°C, commencez à battre les blancs d’œufs fermement. Puis une fois le sirop prêt, versez-le en filet sur les blancs en neige tout en continuant à les fouetter, jusqu’à ce que la meringue ait complètement refroidit.
16. Étalez une mince couche de meringue sur le gâteau. Versez le reste de meringue dans une nouvelle poche à douille et dressez les petites meringues sur tout le gâteau, en allant de l’extérieur vers l’intérieur. (Si vous trouvez que la meringue n’est pas assez ferme, vous pouvez la battre à la main pour la faire retomber un peu avant de remplir la poche à douille.)
 
Servez, accompagné de quelques fraises entières si vous le souhaitez, et régalez-vous !
 
(Source : Allt om mat numéro 7/2013, page 71)

Le mot de la semaine : « spritsa »

Les banlieues stockholmoises ont retrouvé leur calme, le printemps s’est rapidement éclipsé sous la pression de l’été et la vie en Suède est bien agréable ! Et mon plaisir de faire la cuisine subsiste. Que demander de plus ? 😉

 

Hier, ce sont les amis qui m’ont aidé à déménager qui en ont profité. Sans eux, je n’en serais pas là où j’en suis aujourd’hui, et je voulais les remercier particulièrement, d’autant que tous ne pouvaient pas être présents à la pendaison de crémaillère d’il y a trois semaines. Je les ai donc invités à ce que j’ai appelé un dîner-VIP dont voici le menu :

  • feuilleté de chèvre au miel
  • bœuf bourguignon, pommes de terre nouvelles et patates douces au four
  • gâteau aux fraises meringué

Feuilleté de chèvre au miel

Je suis tombée sur la recette de ce gâteau aux fraises, avec une photo très alléchante, dans un mensuel gastronomique il y a une semaine ou deux et j’ai eu très envie de le faire ! La recette était précédée d’un avertissement : « Ça prend un peu de temps à préparer ce gâteau, et certaines étapes peuvent être difficiles si on n’est pas habitué » mais cela ne m’a pas effrayée outre mesure. Au contraire, c’est devenu un fantastique défi que je ne pouvais pas m’empêcher de relever !

Bœuf bourguignon

La grosse difficulté pour moi dans cette recette était l’usage de la poche à douille, par deux fois en plus ! Je n’ai jamais été très habile avec la poche à douille mais je ne suis pas non plus de celles qui abandonnent si vite. Pour s’améliorer, il n’y a qu’à s’entraîner. « Il n’y a qu’à … » C’était un peu l’épreuve du feu, ce gâteau, je n’avais pas vraiment droit à l’erreur. Dans le pire des cas, j’aurai essayé de faire des petits tas de meringue à la cuillère, mais ce n’est quand même pas pareil. Je mettais la barre un peu plus haute cette fois-ci.

Gâteau aux fraises meringué

J’ai trouvé un set de douilles et des poches en plastique à usage unique, et elles se sont avérées être efficaces. Auparavant, j’ai essayé avec des sacs de congélation ou des poches en tissus, mais c’est trop mou comme matériel et je me retrouvais toujours avec plus de préparation sur les mains que sur le gâteau … Ces poches-là sont en plastique un peu plus rigide et c’était parfait.

 

La langue suédoise a l’avantage d’avoir un seul mot pour dire « décorer de crème (ou de meringue) à la poche à douille » = « spritsa » (se prononce comme ça s’écrit, peut-être plus facile à ”dire” qu’à faire 😉 )

 

jag spritsar [jâgue spritsare] = je décore …

jag har spritsat [jâgue ´hare spritsate] = j’ai décoré

jag spritsade [jâgue spritsadé] = je décorais …

jag ska spritsa [jâgue ska spritsa] = je décorerai …

 

Après cette réussite (je ne suis pas peu fière du résultat !…), je ne pense plus qu’à trouver des recettes où il faut « spritser » ! 🙂

 

La recette, traduite en français, est ici, dans la rubrique des délices d’hibiscus.

 

Version suédoise ici

Veckans ord : ”décorer de crème à la poche à douille”

Stockholms förorter har lugnat ner sig, den korta våren har lämnat plats åt sommaren och livet i Sverige är ljuvligt! Och min matlagningslust håller sig än. Vad mer begära? 😉

 

Igår var det vännerna som hjälpte mig att flytta som fick njuta av min matlagning. Utan dem skulle jag inte befinna mig där jag är nu och jag ville tacka dem särskilt för det. Eftersom några av dem inte kunde närvara vid inflyttningsfesten för tre veckor sedan, bjöd jag dem alla på en trerättersmiddag, som jag kallat för VIP-middag. Här är de tre rätterna:

  • getostsmördegsbakelse med honung
  • bœuf bourguignon, ugnsrostade färsk potatis och sötpotatis
  • jordgubbsmoussetårta med maränsgtoppar

Feuilleté de chèvre au miel

Jag hittade receptet på tårtan i senaste numret av Allt om mat (nr 7/2013) för någon veckan sedan, och bilden var så läckert att jag fick bara lust att baka den! Det stod att ”det tar lite tid att göra den här tårtan, och några av momenten kan vara svåra om man inte är en van bagare”, men det avskräckte mig inte särskilt. Tvärtom, det blev ett fantastisk tillfälle att anta utmaningen !
Bœuf bourguignon

Det svåraste för mig i det här receptet var spritsmomenten. Jag har aldrig varit bra på det men jag brukar inte heller vara den som ger upp så lätt. För att bli bättre är det bara att träna. ”Det är bara att …” Den här tårtan var lite som eldprovet, jag kunde inte misslyckas. I värsta fall kunde jag ha försökt göra små marängtoppar med skedar men det är inte samma sak. Jag satte lite högre krav den här gången.

Gâteau aux fraises meringué

Jag hittade engångsspritspåsar och tre spritstull på Åhléns och de visade sig fungera riktigt bra. Tidigare har jag försökt med fryspåsar och spritspåsar i tyg med materialet är för mjukt och det slutade alltid med mer grädde eller maräng på mina händer än på tårtan … De där påsarna var i en lite starkare plast och det var perfekt.

 

På franska finns det inget ord för att säga spritsa, utan man får använda uttrycket: ”décorer de crème à la poche à douille” (”dekorera med grädde med hjälp av en spritspåse”), lite omständigt, det medger jag. Kanske man ska ”francisera” det svenska ordet och börja säga ”spritser” på franska ? 😉

 

Efter den här framgången (jag är inte lite stolt över det!…) tänker jag bara på att hitta recept där det ska spritsas och spritsas! 🙂

 

Fransk version här

 

Le mot de la semaine : « upplopp »

Le mot de cette semaine est évident au vu des événements qui ont récemment secoué les banlieues de Stockholm, événements qui ont été relayés même par la presse étrangère (j’ai surtout lu les articles du Monde).

Lundi matin, j’ai eu un petit choc en lisant dans le journal gratuit Métro (pas dans Dagens Nyheter, le quotidien auquel je suis abonnée et que je lis tous les matins au petit déjeuner) qu’il y avait eu des émeutes la veille au soir à Husby, dans une banlieue au nord-ouest de Stockholm. (Notez que l’article donne déjà en peu de phrases la réputation d’une banlieue à problèmes …) Des incendies de voitures se sont déclarés et quand les pompiers et la police sont arrivés sur les lieux, ils ont été accueillis par des jets de pavés. Il semblerait que ces émeutes furent déclenchées par la mort d’un homme de 68 ans, tué par la police une semaine auparavant. Ces émeutes n’étaient malheureusement pas un cas isolé : elles continuèrent les nuits suivantes, s’intensifièrent et se répandirent à d’autres banlieues autour de Stockholm. Il y a eu une sorte d’effet boule de neige, comme si le mécontentement des uns était contagieux.

Propagation des émeutes
Jeudi matin, une collègue me demande comment ça se passe dans mon nouveau quartier. J’étais étonnée de la question et elle m’explique qu’elle a lu dans le journal Dagens Nyheter que le bureau de police de Rågsved avait brûlé dans la nuit. J’étais doublement étonnée : j’avais lu le même journal le matin même sans voir cette information. Triplement étonnée : je ne savais même pas qu’il y avait un bureau de police à Rågsved !… J’ai quand même pu vérifier ses dires en consultant l’article en ligne. Mais j’étais toujours étonnée : le bureau de police s’avère être situé tout près de la station de métro et je vous jure que je n’avais rien remarqué de bizarre en me rendant au travail ce jour-là.

Cela arrive tellement rarement en Suède que je ne sais vraiment pas quoi croire : est-ce aussi grave que la presse le décrit, ou est-ce que la presse ”grossi” les événements ? Ce qui me pousse à poser cette question, c’est que j’ai plusieurs fois eu l’impression cette semaine que ce que je lisais dans le journal ne correspondait pas à la réalité. Et d’autres voix témoignent de la même chose : les médias décrivent une situation proche de la guerre, les photos de voitures qui brûlent choquent, mais les gens habitant les quartiers parlent de calme normal… ou alors de calme anormal ?

Tout ceci fait bien sûr les choux gras de l’extrême-droite suédoise qui ne se prive pas de critiquer le gouvernement actuel en le traitant d’irresponsable pour vouloir créer une société multiculturelle, car c’est bien sûr la faute des immigrés (toujours le même disque …). Ils voulaient entre autre donner l’autorisation aux policiers d’utliser des méthodes plus violentes, instaurer un couvre-feu (!!!) et renvoyer à la frontière les fauteurs de troubles étrangers. Une solution, à mon avis, complètement absurde puisque ces fauteurs de troubles ont au maximum 25 ans, ce qui veut dire qu’ils sont sûrement nés en Suède, donc immigrés de deuxième génération, et par conséquent certainement citoyens suédois…

Certes, les banlieues touchées par les émeutes sont peuplées en majorité d’immigrés. Certes, une grosse partie de ces immigrés sont au chômage, plus ou moins en marge de la société. Un pourcentage non négligeable de leurs enfants sont en échec scolaire. On ne peut pas nier qu’il règne un certain malaise dans ces quartiers, mais toujours est-il que ces émeutes sont le fruit des quelques individus qui ne sont même pas tous issus de ces quartiers ! Les derniers articles que j’ai lu font état d’une planification bien organisée : on a par exemple trouvé des sacs à dos remplis de pavés placés à des endroits stratégiques en vue d’altercations avec les forces de l’ordre. Sur 12 personnes arrêtées un soir à Husby, la moitié avait déjà auparavant été condamnée pour des ”petits” crimes (drogues, vol, violences) et deux seulement venaient d’Husby.

Avec le recul, on réussit à analyser un peu mieux ce qui s’est déroulé ces derniers jours, mais les raisons sont beaucoup trop nombreuses et complexes pour trouver une solution simple au problème. Et le traitement des informations par la presse ne facilite pas les choses : il y a pas mal de faits et d’arguments contradictoires. Même s’il existe déjà un article Wikipedia sur les émeutes de 2013 à Stockholm, je crois qu’il est encore trop tôt pour pouvoir être sûr de tout ce qui a été affirmé au cours de cette semaine. À vrai dire, j’ai presque envie de remettre en question le mot d’émeute en lui-même. Je ne veux pas dire par là qu’elles n’ont pas eu lieu, mais comparé aux évènements en France ou en Angleterre il y a quelques années, les émeutes de Stockholm ressemblent plutôt à des conflits entre des groupes de jeunes, peu nombreux, et la police.

 

ett upplopp [ète uplope] = une émeute

upploppet [uplopète] = l’émeute

upplopp [uplope] = des émeutes

upploppen [uplopène] = les émeutes

 

ou

 

kravaller [cravalère] = des émeutes

kravallerna [cravalèr(e)na] = les émeutes

 

Et pour rejoindre le thème de la semaine dernière, je vous fais cadeau d’un mot supplémentaire : « kravallpolis », qui équivaut plus ou moins au CRS. Je dis bien « plus ou moins » car les CRS n’existent pas en Suède, et j’espère qu’ils n’existeront jamais. J’ai eu peur quand j’ai lu cette semaine un article qui disait que les policiers suédois ne savent pas comment agir dans ce cas de situation contrairement aux CRS qui sont formés pour ça… La violence engendre la violence, et ce n’est définitivement pas le bon chemin à prendre.

Version suédoise ici

Veckans ord: ”émeutes”

Veckans ord är givet med tanke på händelserna som kyliga skakat om Stockholms förorter så till den grad att till och med den utländska pressen har rapporterat om dem (jag har framför allt läst artiklar från franska Le Monde).

 

I måndags morse fick jag mig en smärre chock när jag läste i Metro (inte i Dagens Nyheter som jag läser varje morgon till frukost) att det hade varit upplopp kvällen innan i Husby, nordväst om Stockholm. Bilar hade satts i brand och när brandkåren och polisen anlände till platsen möttes de av stenkastning. Det sägs att startskottet för upploppen var att en 68-årig dödades av polisen veckan innan. Upploppen var tyvärr inte något engångsföreteelse utan de fortsatte, tilltog i styrka och spred sig runt om i Stockholms utkanten. Det blev någon sorts snöbolleffekt, som om missnöjet smittade av sig.

Så sprider sig upploppen
I torsdags frågade en kollega mig hur det var i mitt nya område. Jag blev förvånad av frågan och hon berättade för mig att hon hade läste i DN att poliskontoret i Rågsved hade brunnit under natten. Jag var dubbelt så mycket förvånad eftersom jag hade läst samma tidningen på morgonen utan att se den här information. Jag var ännu mer förvånad för jag visste inte ens att det fanns ett poliskontor i Rågsved!… På DN:s hemsida kunde jag i alla fall läsa det som min kollega pratade om. Men jag var fortfarande förvånad : poliskontoret visade sig ligga alldeles i närheten av tunnelbanestation och jag svär att jag märkte ingenting när jag gick förbi på morgonen, på väg till jobbet.

Sådant händer så sällan i Sverige att jag vet faktiskt inte vad jag ska tro : är det så allvarligt som pressen beskriver det, eller förstoras det mer än nödvändigt? Jag ställer frågan för att jag fick flera gånger under veckan intrycket att det som stod i tidningen inte stämde med verkligheten. Andra röster vittnar om samma sak : medierna beskriver en krigsliknande situation, bilder på brinnande bilar chockerar, men invånarna i de drabbade kvarter säger om att det är lugnt som vanligt … eller är det onormalt lugnt?

Sverigedemokraterna skor sig förstås på det hela, kan inte låta bli på att kritisera den nuvarande regeringen som oansvariga i dess vilja att skapa ett multikulturellt samhälle, för det är självklart invandrarnas fel (alltid samma visa…) De vill bland annat tillåta polisen att ta till hårdare tag, upprätta utegångsförbud och skicka tillbaka till gränsen alla bråkmakare. Vilket låter helt befängt enligt min mening eftersom dessa bråkmakare är alla under 25 år, det vill säga att de föddes troligen i Sverige, är då andra generationens invandrare och förmodligen svenska medborgare…

Visst finns det en majoritet av invandrare i dessa drabbade förorter. Visst är en stor del av dessa invandrare arbetslösa, mer eller mindre utslagna. En icke betydelselös andel av deras barn misslyckas i skolan. Man kan ju inte förneka att det finns ett viss missnöje i dessa kvarter, men faktum är att upploppen orsakades av några få individer som inte ens alla bodde där! De senaste artiklar som jag läst understryker att allt var mycket väl organiserat: man har till exempel hittat ryggsäckar fylla med gatstenar placerade på strategiska ställen, för att finnas tillgängliga vid eventuella bråk med ordningsmakten. Av 12 personer som arresterades en kväll vid Husby, var hälften redan dömd för ”små” brott (narkotika, rån, våld) och två bara kom från Husby.

Efter hand försöker man analysera lite bättre vad som har hänt dessa senaste dagar, men orsakerna till det hela är för många och för komplexa för att hitta en enkel lösning till problemen. Och det sättet som pressen bearbetat informationen förenklar inte saken: många fakta och argument motsäger varandra. Även om det redan finns en artikel på Wikipedia om upplopen i Stockholm 2013, tror jag att det ännu är för tidigt att ta allt som har sagts under veckan för sanning. Ärligt talat vill jag nästa ifrågasätta ordet ”upplopp” i sig. Med det vill jag inte alls säga att de inte ägt rum, men om man jämför med händelserna i Frankrike eller England, för några år sedan, så liknar upploppen i Stockholm mer bråk mellan ganska få ungdomar och polisen.

 

une/l’émeute = ett upplopp/upploppet

 

För att återknuta till förra veckans teman skulle vilja avsluta med en reflektion kring just polisen som enligt DN inte kan hantera sådana situationer i motsats till de franska ”CRS” = kravallpolis. Jag hoppas innerligt att Sverige aldrig kommer att använda sig att militär styrka för att tysta ner revolter. Våld föder våld, jag tror definitivt inte på den här lösningen.

 

Fransk version här

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