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La rédac’ du mois de mai : L’exotisme

 

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Chaque mois, le même jour (le 15), à la même heure (12h), des rédac’ blogueurs écrivent un billet sur un sujet commun. Les sujets sont proposés par les participants puis tirés au sort. Le sujet du mois de mai est proposé par … hibiscus (c’est-à dire moi-même) :

L’exotisme.
Que signifie ce mot pour vous ? Une plage de sable fin et des cocotiers ? L’orient ? Des voyages lointains ? L’aventure ?

Et les participants sont : Agnes, Hibiscus, Julie, Julie, Liam, Lodi, Vladyk. Allez aussi lire leur point de vue, et n’hésitez pas à laisser vos commentaires !

J’ai proposé ce sujet en souvenir d’un commentaire qu’on m’avait fait quand j’annonçais, il y a bientôt 12 ans, que je partais tenter ma chance en Suède : « Oh, que c’est exotique ! » La Suède, exotique ?… Pour moi, à l’époque, l’exotisme c’était les plages de sables fins, les cocotiers, une mer bleue avec pour seul horizon un ciel immaculé. J’avais alors 21 ans et on excusera peut-être mon étroitesse d’esprit par mon jeune âge et mon peu d’expérience. 😉

Car le mot exotisme en lui-même est issu du grec ancien ἔξω (exô) « au dehors », et de -isme, en latin -ismus, du grec ancien -ισμος (-ismos) « doctrine, théorie ». Le terme désigne, selon Wikipédia, ”est une attitude culturelle de goût pour l’étranger”. On l’associe souvent à l’orientalisme mais pourquoi pas, en effet, l’appliquer à tout ce qui est étranger ?

J’ai toujours été attirée par l’étranger. Cela a peut-être à voir avec l’origine polonaise de ma famille et le fait de ne pas avoir de points d’attache géographique précis en France : née à Limoges d’un père né à Juan-les-Pins et d’une mère née à Paris, j’ai passé mon enfance entre la Côte d’azur et la Côte de beauté, avant de partir pour la région parisienne trois ans avant de quitter la France pour la Suède, alors que je rêvais de partir poursuivre mes études en histoire de l’art au Mexique, fascinée que j’étais — et suis toujours — par les arts précolombiens ou mésoaméricains.

À quelques exceptions près, j’ai toujours vécu au bord de la mer ; je passais les vacances d’été encore plus près de la mer. Est-cela qui a élargi mes horizons et m’a donné le goût du voyage ? Même en Suède, je suis constamment à proximité du littoral : Tyresö est situé sur une presqu’île et Stockholm est constitué de plusieurs îles (sans compter l’archipel !) à la jonction entre le lac Mälaren et la mer Baltique. L’eau semble être le dénominateur commun de ma vie. 🙂

Revenons à nos moutons : l’exotisme. La Suède est-elle exotique ? À entendre ma grand-mère paternelle s’extasier devant ma capacité à m’adapter à la gastronomie suédoise, visiblement oui. 🙂 À entendre nombre de Français rêver de grandes Suédoises blondes aux formes avantageuses, oui. 🙂 Mais sachez qu’inversement, la France est exotique pour les Suédois aussi. 🙂 Les Françaises, la gastronomie française, la langue française…

L’exotisme a bien sûr à voir avec le pays d’où l’on vient (ἔξω (exô) « au dehors » ; la Suède n’est pas exotique pour un Suédois), mais aussi avec l’image que l’on se fait du pays étranger. Il y a 12 ans, je ne rêvais pas de la Suède comme je rêvais du Mexique, car même si je n’avais jamais mis les pieds dans l’un comme dans l’autre, j’avais un peu plus de contact avec le Mexique par l’intermédiaire de deux amis mexicains, mes lectures, mon goût pour la langue espagnole…

La Suède a fait irruption dans ma vie sans prévenir. Je ne m’y attendais pas. L’année qui précéda mon départ, je me suis plongée dans sa langue, son histoire et sa culture. Mais je n’ai jamais vu la Suède comme un pays où les élans et les ours se baladent en ville, où l’on croise un Viking à chaque coin de rue, et je n’étais pas intéressée par les grandes Suédoises blondes aux formes avantageuses. J’étais intéressée par un Suédois, un seul, et qui plus est d’origine hongroise !

Je crois que l’exotisme de la Suède ne m’est apparu que plus tard et qu’il est plutôt lié à l’hiver. Je ne me lasse pas de la beauté de l’hiver suédois : le givre, la neige et la glace… de l’eau sous différente forme. Et les deux derniers hivers m’ont gâtée dans ce domaine ! Je rêve de me rendre un jour à Kiruna pour avoir la chance de voir au moins une aurore boréale. Mais que dis-je : l’hiver ? L’été suédois est magnifique aussi, quoique court. Je voudrais aller à Kiruna aussi en été pour voir le soleil de minuit. En fait, j’aime toutes les saisons suédoises : j’aime quand la végétation explose au printemps, j’aime les longues et douces nuits d’été, j’aime les nuances dorées de l’automne, j’aime l’ambiance ”cosy” de l’hiver qui incite à s’emmitoufler de la tête aux pieds… La lumière septentrionale est magique toute l’année.

C’est sûr que c’est complètement différent de l’exotisme dont j’ai pu faire l’expérience lorsque j’arpentais les couloirs du bazar d’Istanbul ou que je me prélassais dans un hammam de Bursa, il y a presque deux ans de ça. Mais cela a son charme également : les maisons en bois rouge à pignons blancs me font toujours rêver, même après une décennie passée dans ce pays. 🙂

Si vous aussi avez envie de vous donner à ce jeu d’écriture qu’est la rédac’ du mois, n’hésitez pas à cliquer sur ce lien pour vous inscrire.

Le mot de la semaine : « kasse »

Vous le savez, j’aime faire la cuisine. J’aime organiser aussi et jusqu’à il y a quelques semaines, je prévoyais mes menus de la semaine pour mieux planifier mes achats. J’aime aussi faire les courses. Mais je n’aime pas avoir à ramener plusieurs kilos de provisions tous les week-ends. La solution est donc de … se faire livrer, tout simplement !

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Première livraison

Un nouveau service a le vent en poupe en Suède depuis quelques années : c’est justement la livraison à domicile de provisions. La concurrence est énorme. Rien que dans la région de Stockholm, il y a une bonne dizaine de petites entreprises qui se sont lancées sur ce marché. En voici quelques-unes : Linas matkasse, Middagsfrid (qui propose également des livraisons pour le petit-déjeuner et pour faire du pain), Matkonfort, Ecoviva (exclusivement bio), Mattid, Matlycka, Ätsmart, Framtidens mat, Handlat & klart, Tasteline, Mataffären …

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Soupe aux lentilles corail et salade de brocoli aux poires et aux noix — Saumon poché avec sauce aux oeufs d’ablette, carottes au thym et pommes de terre


Le concept est simple : ces entreprises créent des recettes (en général 5 pour 4 personnes) et livrent les ingrédients pour les réaliser. On peut choisir de se faire livrer toutes les semaines ou toutes les deux semaines et on peut interrompre l’abonnement n’importe quand. La première livraison est souvent à prix réduit, pour attirer les clients bien sûr.

Poulet au romarin avec sauce au poivron et fromage feta et bulgur — Saucisses épicées au bulgur et salsa fruitée — Boulettes de viande d’agneau farcies au fromage feta, pommes de terre au four et ratatouille


J’ai rejoint le mouvement juste avant Pâques. J’avais réfléchi longtemps avant, comparé les prix puis fait une sélection des entreprises les moins chères, avec pour critère que le prix par portion soit de moins de 40 kr. J’ai finalement jeté mon dévolu sur Linas matkasse (= le sac de provisions de Lina). Si je ne suis pas satisfaite, j’ai toujours la possibilité de me tourner vers sept autres entreprises qui rentrent dans mon critère de choix.

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Deuxième livraison


Après deux livraisons, je suis satisfaite et je ne suis pas sûre de vouloir en essayer d’autres, mais on verra à l’avenir. Pour 749 kr par livraison, je reçois à domicile, tous les deux lundis soirs, les ingrédients pour cinq repas pour quatre personnes. Mais les portions sont grosses, et je fais de chaque plats six portions. Cela fait au total trente portions et cela couvre largement nos besoins pour deux semaines, repas du soir et gamelles pour le midi.

Gnocchi fraîches aux haricots rouges marinés et salade tomate-mazzarella — la recette sur l’iPhone et le résultat


Sur les cinq repas, l’un est végétarien ; il y a une recette à base de poisson et les autres sont à base de viande. La livraison est constituée d’un grand sac en papier (« kasse »), avec les denrées les plus lourdes au fond, les légumes par-dessus et les denrées fraîches, qui exigent d’être réfrigérées, dans un sac en plastique qui n’est sorti du frigo qu’au moment de la livraison. La qualité des produits est bonne, dont une bonne partie est d’autant plus bio, les recettes variées et plus ou moins rapides à faire. La plus longue prend au maximum une heure.

Cabillaud à l’huile d’aneth et de citron, chips de jambon prosciutto, asperges et pommes de terre — la recette sur l’iPhone et le résultat


Avec la livraison, on reçoit une ”newletter” contenant la liste des commissions, quelques conseils ainsi que les recettes. Il existe aussi une app pour les ”smartphones”, dont la plupart des photos de cet article viennent. Certaines denrées ne sont pas livrées telles que les épices sèches, l’huile, le vinaigre, le riz etc. J’ai bien sûr besoin de compléter un peu, pour nos petits déjeuners par exemple, mais c’est minime et c’est surtout moins lourd à ramener du supermarché et prend moins de temps. Et puis j’ai changé mon carton de légumes bio d’Ekolådan contre un carton de fruits bio, qui m’est livré tous les deux vendredis.

Poulet au citron et à l’ail avec riz et salade d’épinard — Steacks hachés avec oignon, pommes de terre et airelles — Wok avec mini-maïs, viande de porc marinée au soja et nouilles asiatiques

Un « kasse » est un grand sac, en papier, plastique ou tissu. (Pour une dimension plus petite, on dit « påse » [paussé].)

en kasse [èn kassé] = un sac

kassen [kassène] = le sac

kassar [kassare] = des sacs

kassarna [kassarna] = les sacs

Le mot de la semaine : « körsbär »

Le mot « körsbär » désigne la cerise. Étymologiquement, le mot vient du haut allemand moyen-âgeux: kersebere (de kerse = cherry en anglais et de bere = berry) et du suédois ancien: kirsebär (kyrse-, körse-, kirsa-, kyrsa-, körsa-); on le retrouve aussi en danois et en norvégien : kirsebær. « Bär » désigne la baie.

ett körsbär [ète cheurchbère] = une cerise

körsbäret [cheurchbèrète] = la cerise

körsbär [cheurchbère] = des cerises

körsbären [cheurchbèrène] = les cerises

J’illustre le mot de la semaine par les cerisiers-fleurs japonais (sakura) de Kungsträdgården à Stockholm qui fleurissaient cette semaine. J’utilise l’imparfait à bon escient, car leur floraison ne dure en général qu’une semaine. Ce qui est bien dommage, car c’est magnifique !

Ces arbres ont été planté en deux allées en 1997-1998 lors d’une rénovation du parc lorsque Stockholm a été nommée capitale culturelle européenne.

On fête même cette explosion de fleurs avec Körsbärsblommans dag, = la journée du cerisier-fleur, organisé par l’association japonaise de Stockholm et le musée des arts asiatiques et qui propose nombre d’activités à caractère japonais : défilé de kimono, lecture de haiku, démonstration d’aikido, origami, etc…

Les mots de la semaine : « sill och potatis »

Le dénominateur commun de toutes les fêtes suédoises — Pâques, midsommar et Noël — sur le plan gastronomique, ce sont les harengs marinés et les pommes de terre.

Les harengs marinés se déclinent à toutes les sauces et assaisonnements possibles et imaginables, mais la recette de base se compose de vinaigre, sucre, poivre entier et oignons.

en sill [ène sile] = un hareng
sillen [silène] = le hareng
sillar [silare] = des harengs
sillarna [silar(e)na] = les harengs

En suédois, l’expression française « serrés comme des sardines » se traduit par « packade som sillar ».

N.B. : Ne pas confondre avec « sil », avec un long i, qui veut dire « passoire ».

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Les pommes de terre sont simplement cuites à l’eau. Au printemps et en été, on les assaisonne volontiers de beurre et d’aneth. Le ”must”, ce sont les pommes de terre nouvelles qui apparaissent en général pour la midsommar, on en trouvait dans les supermarchés pour les fêtes de Pâques 2011 ; il faut dire aussi que Pâques est tard cette année.

en potatis [ène potatisse] = une pomme de terre
potatisen [potatisène] = la pomme de terre
potatisar [potatisare] = des pommes de terre
potatisarna [potatisar(e)na] = les pommes de terre

Les mots de la semaine : « nationalpark » et « naturreservat »

Les mots de la semaine sont tellement faciles que vous en avez deux pour le prix d’un. 😉

Le premier signifie « parc national » et le second « réserve naturelle ».

en nationalpark [ène natchonalparque] = un parc national

nationalparken [natchonalparquène] = le parc national

nationalparker [natchonalparquère] = des parcs nationaux

nationalparkerna [natchonalparquèrena] = les parcs nationaux

ett naturreservat [ète naturrésèrevât] = une réserve naturelle

naturreservatet [naturrésèrevâtète] = la réserve naturelle

naturreservat [naturrésèrevâte] = des réserves naturelles

naturreservaten [naturrésèrevâtène] = les réserves naturelles

Nationalpark

Les parcs nationaux suédois appartiennent à l’État et sont administrés par Naturvårdsverket [naturvaurdj(e)vérkète/naturvaurds(s)vérkète], l’agence publique de protection environnementale de Suède (fondée en 1967), à l’exception de celui de Tyresta qui est géré par une fondation particulière. La Suède compte actuellement 29 parcs nationaux qui couvrent une superficie d’environ 7 000 km² (à comparer avec la superficie totale du pays: 449 964 km²). La Suède fut le premier pays d’Europe à créer des parc nationaux, en commençant par neuf en 1909 : Abisko, Garphyttan, Hamra, Pieljekaise, Sarek, Stora sjöfallet, Sånfjället, Ängsö ainsi qu’une partie de Gotska Sandön. En 2009, on fêtait ainsi les 100 ans des parcs nationaux et la première loi suédoise de protection de l’environnement. 2009 fut dédié à la nature, 2010 à la diversité biologique et 2011 et l’année de la forêt.

Bourgeons de saule


Selon Naturvårdsverket, un parc national doit remplir les critères suivants :

– représenter des types de paysages suédois uniques sur de grandes surfaces ;

– s’étendre sur 1 000 hectares au minimum ;

– présenter une nature aussiintacte que possible ;

– constituer des sites exclusifs et intéressants à voir ;

– avoir une haute valeur naturelle ;

– être protégés de manière efficace tout en permettant la recherche, les loisirs de plein-air et le tourisme sans que la nature soit endommagée.

Crottes d’élan …

Naturreservat

Pour ce qui est des réserves naturelles suédoises, la législation est plus souple. La Suède en compte aujourd’hui 3027. 75 % de leurs surfaces sont des montagnes, mais on en a aussi créer dans la mer (37 %), des lacs et rivières (13 %), divers types de forêts (de pin 9 %, de sapin 6 %, mixtes 11 %) et des tourbières (8 %). Leur superficie totale est égale à celle de la Scanie, soit 9 % de la superficie du pays : au total 4 021 851 hectares, dont 3 416 408 ha sur la terre ferme.

Ce sont les régions ou les communes qui créent et administrent les réserves naturelles.

Selon le code de l’environnement, il existe cinq raisons légitimes de créer des réserves naturelles:

– préserver la biodiversité ;

– préserver des milieux naturels uniques ;

– répondre aux besoins humains en activités en plein-air ;

– protéger, restaurer ou recréer des habitats uniques ;

– protéger, restaurer ou recréer des habitats pour les espèces protégées.

On peut ainsi y construire des routes, des zones de stationnement, des sentiers, des refuges, des zones de camping et de baignade, des installations sanitaires ; éclaircir la végétation, faucher les prairies, pratiquer l’agriculture et l’élevage de bétail ; et mener des études sur les espèces animales et végétales et les conditions des sols et l’eau.

Stensjön — Mörstsjön — pique-nique au bord de Långsjön

Tyresta

Le parc national et la réserve naturelle de Tyresta, situés à cheval sur les communes de Tyresö (où j’habite) et de Haninge, est parc national depuis 1993 et a une surface d’environ 1 970 ha. La raison invoquée alors pour préserver ce morceau de nature était de préserver un paysage rocheux typique, avec des vallées profondes et étroites, couvertes de forêts primaires, ainsi que sa nature. Il y a un réseau de plusieurs petits lacs : Stensjön (= le lac rocheux), Mörtsjön (= le lac aux gardons) et Långsjön (= le long lac), où le plongeon arctique séjourne de temps en temps. Il y a aussi plusieurs sentiers de randonnée balisés, dont l’un adapté aux poussettes — accessibilité oblige ! 🙂 ; certains d’entre eux font partie de Sörmlandsleden.

Au cours de l’été 1999 (année de mon arrivée en Suède), un grand feu de forêt a dévasté une grande partie de Tyresta. Des espèces végétales rares, telles le géranium laineux et le géranium de Bohème, furent victimes des flammes. Mais suite à l’incendie, un nouvel écosystème s’est peu à peu recréé : portés par le vent, le pin sylvestre et l’épilobe en épi se sont établis en premier. Certaines espèces animales comme le grand tétras ont aussi souffert du feu tandis que d’autres en ont bénéficié, telle l’espèce pyrophile Melanophila acuminata = bupèstre pyromètre (merci JacquesG !).

Les photos de cet article ont été prises lors d’une randonnée d’une bonne dizaine de kilomètres, entre Tyresta by et Nyfors, organisée par Friskis & Svettis, que j’ai faite avec ma belle-mère. Une bonne occasion de ressortir les chaussures de randonnées et de profiter d’un soleil printanier dans un ciel bleu azur sans nuage ! 🙂

Fleurs de printemps suédoises:

Anémone hépatique, anémone sylvie ou anémone des bois, tussilage ou pas-d’âne.

La rédac’ du mois d’avril : Les médias sociaux

 

La rédac’ du mois est de retour ! 🙂

Logo La Rédac du mois

Chaque mois, le même jour, à la même heure, des rédac’ blogueurs écrivent un billet sur un sujet commun. Ce mois-ci Agnes, Hpy, Julie, Laetitia, Lodi, Liam, et Vladyk planchent sur le sujet ci-dessous. Allez aussi lire leur point de vue, et n’hésitez pas à laisser vos commentaires !

Le sujet du mois d’avril : Twitter, Facebook et compagnie : Les utilisez-vous ? Qu’en pensez-vous ? Pour vous sont-ils des outils utiles, pratiques, voir indispensables ? Ou n’est-ce qu’une autre mode comme une autre ?

Crocus jaunes

Je ”twitte” et je ”facebooke”, en français et en suédois simultanément.

Pendant un moment, je twittais plus que je ne facebookais, car mon compte Twitter est connecté à mon compte Facebook: ce que je poste sur Twitter apparaît aussi sur Facebook. L’avantage de Twitter tel que je le voyais, c’était le défi de me tenir à un nombre limité de signes.

Müesli fait maison Pain au levainMais Twitter et Facebook sont deux choses bien différentes. Pour moi, Twitter est un canal d’information, tandis que Facebook est plus personnel, plus relationnel. Aujourd’hui, je twitte donc quand je veux communiquer sur des sujets d’actualité que je trouve intéressants, et je facebooke pour rester en contact avec mes amis. Je facebooke donc maintenant plus que je ne twitte.

Entrée: œufs de lump avec oignon rouge, smetana et pain grillé Plat de résistance : cabillaud avec pommes de terre Anya, œuf dur et raifort Dessert : ananas poêlée, savarin et crème à la vanilleJ’apprécie la possibilité d’interaction avec mes amis et connaissances que Facebook offre. J’apprécie que la distance géographique n’ait pas (ou peu) d’importance, j’apprécie de pouvoir garder le contact avec des amis que je ne vois pas souvent, j’apprécie aussi d’avoir retrouver des copains et copines d’adolescence par l’intermédiaire de Facebook.

Terrasse du café de Stadsmissionen dans Gamla Stan

Il va de soi qu’il y a quelques règles de sécurité à suivre quand on raconte sur vie sur Internet de cette manière-là, mais je ne suis pas non plus du genre à m’inquiéter sur tous les risques prouvés ou non prouvés dont les internautes sont quotidiennement avertis. Un peu de bon sens, ne pas cliquer sur tout ce qui est cliquable, réserver l’accès à mes photos et à une partie de mes informations personnelles uniquement à mes amis et ne pas porter atteinte à l’intégrité d’autrui, voilà les quelques règles élémentaires auxquelles je me tiens.

Travaux pour le Citybanan, Stockholm

Facebook est devenu pratiquement indispensable pour moi, je dois l’avouer. 🙂 Je ne veux pas dire par là que je ne fréquente que des gens qui ont un compte sur Facebook ; j’ai aussi des amis en dehors de Facebook. 🙂 Je ne vis pas toute ma vie sur et par l’intermédiaire de Facebook. Mais je trouve que c’est un moyen de communication très pratique (et un passe-temps, voire ”bouffe-temps” parfois, je l’avoue…) — et encore plus depuis que j’ai un iPhone : l’app-Facebook est certainement celle que j’utilise le plus. 😉

Déjeuner au soleil

Facebook est un peu mon journal ”intime public”. J’aime y documenter ma vie en mettant à jour (ou pas) mon statut selon l’humeur du moment, en postant des photos instantanées, en enregistrant ma position quand je suis dans des lieux publics. J’ai toujours eu ce besoin de documenter ma vie : les journaux intimes quand j’étais ado, mon blog plus tard, Facebook maintenant.

Installation artistique ? dans un arbre, Skeppsholmen

Les photos de cette rédac du mois sont celles que j’ai prises avec mon iPhone et postées sur Facebook cette semaine.

Si vous voulez participer à la rédac du mois, cliquez sur ce lien.

Le thème de la semaine : industrie

Un thème par semaine et mon appareil photo prend l’air 52 fois par an !

Industrie… ce n’est vraiment pas mon sujet de prédilection. Mais en plongeant dans mon archive de photos numériques, j’ai retrouvé celles que j’avais pris lors d’une excursion à Lövstabruk, dont je parlais sur ce blog il y a presque un an. On peut l’appeler un centre industriel avant l’introduction de industrialisation en Suède. On y produisait du fer, c’est pourquoi je choisi d’illustrer le thème de la semaine avec une grille en fer forgé prise sur le site de Lövsta.

Le mot de la semaine : « fackförening »

Depuis novembre dernier, je suis membre du bureau d’un des syndicats représentés au musée et jeudi et vendredi dernier j’ai participé à une formation organisée par mon syndicat où j’ai beaucoup appris. Un peu d’histoire du syndicalisme suédois, un peu de droit du travail, un peu de communication, mais surtout pas mal de discussions autour du rôle de représentant syndical, ses responsabilités, ses droits, ses limites. En tant que débutante, ce fut pour moi une formation très bénéfique.

en fackförening [ène faquefeuréning] = un syndicat

fackföreningen [faquefeuréninguène] = le syndicat

fackföreningar [faquefeuréninguare] = des syndicats

fackföreningarna [faquefeuréninguar(e)na] = les syndicats

Pour faire plus court, on peut dire :

ett fack [ète faque] = un syndicat

facket [faquète] = le syndicat

fack [faque] = des syndicats

facken [faquène] = les syndicats

(Ne me demandez pas pourquoi le « en » change en « ett » pour l’abréviation…)

Il existe en Suède trois grandes « fackförbund » [faquefeurbunede] = centrales syndicales :

– LO, Landsorganisation est la plus ancienne, fondée en 1898, et rassemble les ouvriers en 14 syndicats.

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– TCO, Tjänstemännens Centralorganisation, créée en 1944, rassemble les fonctionnaires (du secteur public) et les employés (du secteur privé) en 16 syndicats.

– SACO, Sveriges akademikers centralorganisation, fondée en 1947, rassemble les personnes ayant une formation académique en 23 syndicats.

Mon syndicat fait partie de de cette confédération et s’appelle DIK, Dokumentation Information Kultur (pas besoin de traduction 😉 ). DIK rassemble environ 22 000 membres qui ont les professions suivantes : archéologues, archivistes, bibliothécaires, ”Public Information Officers”, linguistes, orthophonistes et autres métiers de la culture (musées entre autres) et de la communication.

En Suède, près de 80 % de la population est syndiquée. Le syndicalisme suédois n’est pas aussi militant que le syndicalisme français et c’est peut-être pour cela qu’il n’est pas mal vu d’être syndiqué. Le but premier des syndicats est de défendre les droits et les conditions de travail (santé et sécurité, par exemple, physique et psychique – le domaine qui me tient plus à cœur) de leurs membres.

Il est extrêmement rare qu’un conflit entre un employeur et un syndicat mène à la grève. Si grève il y a, elle a toujours été précédée de longues discussions au cours desquelles on s’est efforcé de résoudre le problème. Au cours de mes (bientôt) 13 ans en Suède, je n’ai vécu que deux ou trois grèves : celle des chauffeurs de bus, des employés communaux et des personnels d’hôpitaux. Elles n’ont en général pas abouti au résultat espéré par les syndicats…

Les caisses d’assurance-chômage sont rattachées aux syndicats ; on a bien sûr droit à l’assurance-chômage même sans être syndiqué, mais elle est moins avantageuse. Par mon syndicat, j’ai aussi droit à une assurance complémentaire qui augmente un peu mon indemnisation-chômage, ce qui n’est pas du tout négligeable.