Les cygnes sont peut-être mes oiseaux préférés. Je les trouve tellement majestueux, élégants et en même temps inaccessibles.
Ce n’est donc peut-être pas un hasard que mon ballet préféré soit le Lac des Cygnes : Tchaikovsky est un de mes compositeurs préférés, je ne peut rester insensible à la beauté de sa musique. Et la chorégraphie du ballet est tout simplement magnifique ! Je suis en extase quand les danseuses parviennent à reproduire l’illusion du mouvement des ailes !
en vit svan [ène vite svâne] = un cygne blanc
den vita svanen [dène vita svânène] = le cygne blanc
en svart svan [ène svarte svâne] = un cygne noir
den svarta svanen [dène svarta svânène] = le cygne noir
Svansjön [svâncheune] = Le lac des Cygnes
Vendredi, je suis allée voir ”Black Swan” de Darren Aronofsky avec entre autres Natalie Portman et Vincent Cassel. Je m’attendais à un film de danse. Ce n’est pas uniquement un film de danse, c’est surtout un thriller psychologique et je trouve que Natalie Portman joue son rôle à merveille ! Elle mérite véritablement son Oscar de la meilleure actrice. Un film à voir et à revoir !
Après être tombée amoureuse d’un Suèdois, j’ai été complètement conquise par l’architecture de la Vieille ville de Stockholm, lorsque j’y ai effectué mon premier voyage en décembre 1998.
Qui reste insensible à ces couleurs, à cette lumière, à cette beauté ? 🙂
La nouvelle exposition du Nationalmuseum (24 mars — 14 août) s’intitule « Lust & Last » et aborde les thèmes de la nudité, de l’érotisme, de la sexualité, et surtout du regard sur ces thèmes-là à travers cinq siècles d’art.
Le mot « lust » signifie, de manière générale, « envie, désir » et « last » veut dire « défaut ». Pour traduire le titre de l’exposition en français, je choisis (comme pour le film « Des hommes et des dieux ») d’inverser les deux termes car cela sonne mieux : « Vice et luxure ».
L’exposition montre quelques 200 objets : peintures, dessins, sculptures, objets d’art, et même une ceinture de chasteté. Parmi les peintures, on retrouve des sujets bibliques ou mythologiques très connues qui étaient l’occasion pour les peintres des siècles passés de montrer des femmes (surtout) et des hommes plus ou moins nus, dans le but de moraliser autour des thèmes des vertus et des pêchés.
Le Nationalmuseum a une grande collection de dessins, et parmi eux, de nombreux dessins érotiques voire largement pornographiques. À la différence des peintures d’histoire mythologiques ou bibliques, ces dessins n’étaient pas censés être présentés à un large public. Johan Tobias Sergel et Carl August Ehrensvärd décrivent des scènes sexuelles cocasses où la fantaisie ne semble pas avoir de limite. L’une de mes préférées est celle qui montrent une demi-douzaine de fessiers féminins alignés qu’un homme s’apprête à chevaucher et dont la légende dit « Gör alla rätt! » = « Fais comme il faut ! » 🙂 (Si quelqu’un a une meilleure traduction, je suis preneuse.)
Une autre petite peinture montrant une religieuse agenouillée et priant amuse bien lorsque l’on regarde l’envers du tableau : en effet, elle a les jupes relevées et découvre ses fesses bien rondes. Du coup, l’homme qui la regarde sur la face du tableau, à l’arrière-plan, prend une toute autre dimension ! 🙂
On ne peut faire une telle exposition sans aborder le thème de la morale à travers les temps. Un phénomène intéressant est par exemple le fait que l’on dota, au cours du XVIIème siècle, pratiquement toutes les sculptures, contemporaines et anciennes, de feuilles de vigne pour dissimuler ce que l’on jugeait comme indécent. Les grecs et les romains n’étaient pas si prudes. 😉
Reportage de la télé suédoise
Les œuvres d’art contemporaines qui ont été empruntées pour cette exposition commentent, de manière moins équivoque que les œuvres anciennes, le thème du regard sur la nudité. Une de mes amies m’a raconté à quelle point elle se sentait mal à l’aise lorsqu’elle visitait l’exposition, non pas par les œuvres, mais par le regard que des hommes portaient sur elle quand elle regardait les œuvres en question. Une autre manière de dire que rien n’a beaucoup évolué…
L’exposition est ouverte à tous, le musée n’a pas la prétention de vouloir faire la distinction entre ce qui est bon ou mauvais, décent ou indécent. Mais on prévient les parents qu’ils peuvent être amenés à répondre à quelques questions embarrassantes posées par leurs enfants. 😉
Un panneau à l’entrée de l’exposition prévient que quelques œuvres peuvent être choquantes. Personnellement, aucune des œuvres classiques ne me choquent, ni les œuvres contemporaines qui traitent entre autre de la masturbation (féminine par un artiste-homme ou masculine par une artiste-femme). Ce qui me choque, c’est plutôt le fait qu’on ait, pendant des siècles, porté un regard réprobateur et culpabilisant sur la nudité des femmes — jamais celles des hommes. Le commentaire d’un portrait représentant Lucrèce, rappelant qu’elle fut violée et, se sentant coupable, se suicida, me met par exemple hors de moi. Il n’y a pas longtemps, un groupe d’hommes suédois ayant abusé sexuellement d’une adolescence handicapée mentale ont été libérés de tous soupçons sous prétexte que la jeune fille n’avait pas suffisamment résisté… Cela n’a rien à voir avec l’art, mais bien avec le regard que l’on porte, encore de nos jours, sur la nudité et la sexualité.
Pour ce qui est de la ”déclinaison” de ces deux mots, je choisis de les traduire dans leur sens plus général, sans la connotation morale.
en lust [ène luste] = une envie, un désir
lusten [lustène] = l’envie, le désir
lustar [lustare] = des envies, des désirs
lustarna [lustarna] = les envies, les désirs
L’expression « jag har lust att … » = « j’ai envie de … » est courante.
Pour les besoins du thème de la semaine, j’ai mis un peu d’ordre sur mon bureau : il fallait bien que ce soit un tant soit peu présentable. 😉
Mon bureau est ergonomique avec une table réhaussable, pour pouvoir travailler assise ou debout, un fauteuil confortable, pas de souris mais un pavé tactile, et un appui-bras pour soulager mes coudes.
Comme j’ai deux tâches de travail principales entre lesquelles j’alterne, j’ai mis en place deux classeurs et deux corbeilles à courrier. (La troisième corbeille est pour ce qui reste à faire sur l’exposition sur laquelle je travaillais jusqu’à début février).
Quelques objets personnels : des photographies et au premier plan, mes fruits pour la semaine et une partie de ma collection de thés. 🙂
Et puis une petite composition florale, vestige de l’inauguration de la nouvelle exposition du Nationalmuseum (dont je vous parlerais dimanche).
La vie n’est pas toujours toute rose. Cette semaine a été particulièrement difficile, ce que le mot de la semaine reflète bien. C’est un mot qui veut dire bien des choses, comme : briser, écraser ; raffiner (le pétrole par exemple) ; s’efforcer ; mais surtout : causer des problèmes ou des soucis, chercher querelle ou des noises, de manière bruyante et animée.
Deux de mes collègues s’en prennent à ma chef depuis plusieurs mois pour m’avoir diminuer mon temps de travail. Pour arriver à leurs fins, ils s’en prennent au fait que je fais partie du groupe prévention-santé, que je suis représentante syndicale, que je participe (quand j’ai le temps) aux visites guidées pour le personnel, et que je prends mes pauses (lesquelles je ne prends pas aussi régulièrement qu’auparavant d’ailleurs, mais ils ne semblent pas l’avoir remarqué…) Quand je demande en quoi cela gêne mon travail, ils ne peuvent présenter aucune preuve. Et j’ai finalement été accusée de faire du zèle pour obtenir un CDI à plein à temps et de faire tout mon possible pour devenir la chouchoute de la chef … Que j’affirme devant eux, et la chef, que j’ai déjà fais mes preuves et que je ne m’efforce pas particulièrement pour effectuer mes tâches de travail comme il se doit n’a aucune importance.
Je croyais au début qu’ils râlaient auprès de la chef pour obtenir d’elle que je travaille de nouveau à plein-temps, mais j’ai vite compris qu’ils m’utilisent en fait pour exprimer une frustration et une inquiétude non fondée face à l’avenir. Je finis même par croire que je dérange tout simplement car je suis appréciée de mes chefs et d’autres collègues.
Quand je repense à ma scolarité, il n’y a pas beaucoup de changement finalement. J’étais bonne élève (mais pas parfaite), obéissante et studieuse. Je n’étais pas insolente, je ne remettais pas en question l’autorité des professeurs, je n’ai jamais été une rebelle. Arrivée en Suède, je sais que cette éducation me colle à la peau, mais avec le temps, j’ai appris à argumenter, à remettre en question quand il en est besoin et à oser rester sur mes positions quand je suis convaincue de mes idées. C’est-à-dire que je ne me laisse pas piétiner n’importe comment, même si j’essaye de rester diplomatique, posée, professionnelle et rationelle. Et surtout je refuse de m’abaisser au niveau puéril de mes collègues quand ils ont décidé de « bråka ».
Heureusement, j’ai le soutien de ma chef, de la fonction RH et d’autres collègues. Cela m’a redonné un peu de force et je suis maintenant prête à attaquer une nouvelle semaine. Mercredi j’étais prête à jeter l’éponge, mais la nuit m’a portée conseil et je me suis réveillée jeudi matin avec un sentiment d’injustice : NON ! Ce n’est pas moi, qui aime mon travail et dont on est satisfaite, qui vais céder ! Je ne m’avoue pas vaincue si facilement. Non mais !
de bråkar [dome braukare] = ils causent des problèmes
de har bråkat [dome ‘hare braukate] = ils ont causer des problèmes
de bråkade [dome braukadé] = ils causaient des problèmes
de kommer att bråka [dome komeure ate brauka] = ils vont causer des problèmes
La semaine prochaine, j’espère pouvoir aborder un sujet plus joyeux. 🙂
Parce que les transports en commun à Stockholm, ce sont aussi les bâteaux. Par exemple « Djugårdsfärjan » qui fait la liaison Slussen—Djurgården en passant par Skeppsholmen où je travaille. J’ai donc l’occasion de le prendre plusieurs par semaine. Je ne me plains pas. 🙂
Mardi dernier, c’était la journée internationale des droits de la femme, la journée des crêpes et Mardi gras, soit le jour des « semlor » en Suède, ces petits pains au lait fourrés à la pâte d’amande et couronnée de crème fouettée.
Ils apparaissent dans les supermarchés dès après les festivités de Noël et du Nouvel An, et dans les pâtisseries et salons de thé peu après. Pour ma part, je me tiens à la règle traditionnelle : pas de « semla » avant Mardi gras. Puis je suis la tradition de ma belle-famille qui déguste un semla tous les mardis soirs, après la soupe, et ce jusqu’à Pâques.
Comme chaque année, les journaux publient leurs tests de meilleurs « semlor » de Stockholm. Les résultats de ces tests m’ont toujours déçue quand j’ai cédé à la tentation d’acheter le « semla » gagnant. Mais je suis exigeante, je place la barre très haut dès le départ. Voici mes critères pour un bon « semla » : il doit y avoir de la cardamome dans la pâte, pâte qui ne doit pas avoir un aspect spongieux, le petit pain au lait doit être badigeonné d’oeuf battu, la pâte d’amande doit de préférence être mélangée à la mie du petit pain, la crème fouettée ne doit être trop sucrée. Résultat, je n’apprécie en général que les « semlor » fait-maison.
Mais cette année, un Stockholmois a relevé le défi de tester au moins un « semla » par jour entre le 1er février et le 8 mars et d’en faire la critique sur un blog qui a vite connu le succès. Il veut rester anonyme et a choisi pour pseudonyme « Semmelmannen » [sémèl(e)manène] (= l’homme aux « semlor »). Il étudie les « semlor » qu’il goûte de manière systématique et met des notes sur 5 pour l’apparence générale, le petit chapeau (qu’il préfère triangulaire et largement saupoudré de sucre glace), le petit pain, la pâte d’amande (qui doit contenir des morceaux d’amande) et la crème fouettée. La note finale est sur 5. Voici le palmarès final de Semmelmannen :
Hier, je me suis offert le luxe de goûter aux « semlor » de Xoko (auxquel Semmelmannen a donné 5/5 partout sauf un 4/5 pour la pâte d’amande à cause de morceaux d’amande trop gros), un normal et un au chocolat. Il y avait du chocolat dans le petit pain, la pâte d’amande et dans la crème fouettée. C’était aussi bon qu’un chocolat chaud !
en semla [ène sèm(e)la] = un ”semla”
semlan [sèm(e)lane] = le ”semla”
semlor [sèm(e)lore] = des ”semlor”
semlorna [sèm(e)lorna] = les ”semlor”
Pour ma part, puisque je ne jure plus que par le levain, j’ai fait une fournée de « semlor » au levain dont je suis plutôt satisfaite. 🙂 Pour la recette, je me suis inspirée du blog de Sébastien Boudet, Brödpassion, qui tient la boulangerie-pâtisserie Petite France (mais je n’ai pas commis l’impair de remplacé la pâte d’amande par de la crème à la vanille !) ainsi que de celui de Joseph Fernando, Tankedegen. Si vous êtes intéressés par ma recette, cliquez sur ce lien.
Je suis allée au cinéma hier avec ma meilleure amie pour voir un film intitulé en suédois « Gudar och människor ». Ça fait un moment qu’il passe et nous ne voulions de risquer de le rater. En français, le titre est « Des hommes et des dieux ». Traduit en suédois, il est inversé. Je trouve que c’est une bonne décision de traduction, cela sonne mieux comme ça en suédois.
« Gudar » est le pluriel de « gud ». Vous y reconnaissez sûrement le « god » englais ; c’est en effet un mot d’origine germanique : en allemand, c’est « gott », en danois et en norvégien, on dit aussi « gud », en islandais « guð » ou « goð ». Je ne serais pas étonnée si ce mot avait la même étymologie que l’adjectif « god, gott » en suédois, qui veut dire « bon ».
en gud [ène gude] = un dieu
guden [gudène] = le dieu
gudar [gudare] = des dieux
gudarna [gudarna] = les dieux
L’exclamation suédoise « herregud! » [‘hérégude] (où « herre » signifie « maître, seigneur ») correspond au « mon dieu ! » français. Les Suédois disent souvent « åh gud! » ou « nej men gud! » quand ils sont étonnés de quelque chose.
« Människor » est le pluriel de « människa ». C’est également un mot d’origine germanique : « menneske » en danois, « manneskja » en islandais, « mensch » en allemand, qui dérive qui substantif « man » = homme. Mais j’ai entendu dire que c’était aussi un mot d’origine indo-européen : il semblerait en effet que l’équivalent indien ressemble beaucoup au mot suédois. Intéressant !
en människa [ène mènicha] = un être humain
människan [mènichane] = l’être humain
människor [mènichore] = des êtres humains
människorna [mènichorna] = les êtres humains
Ce mot s’utilise souvent pour parler des gens en général, sans distinction de sexe. À noter néanmoins que l’on réfère à « människa » avec le pronom féminin « hon » = elle. Encore plus intéressant !
À part ça, j’ai trouvé le film très bien, avec un contenu dense, et bien filmé dans le sens où l’illusion du style documentaire est parfaite. Je ne suis pas croyante (je l’ai déjà dit…), mais j’ai ressenti beaucoup de respect envers ces moines trappistes de l’Atlas et la population musulmane du village pris en otage par le terrorisme. Le film aborde les sujets lourds tels que l’éthique, la responsabilité et la liberté de manière très compréhensible car issu d’un contexte réel. Il est impossible de ne pas ressentir de la sympathie pour les victimes du terrorisme. J’avoue même avoir versé quelques larmes lors de scènes très émouvantes. Lambert Wilson joue très bien son rôle de prieur, mais celui que j’ai préféré dans ce film est Michael Londasle, qui a d’ailleurs remporté le César du meilleur acteur dans un second rôle.
Pour ce dimanche, je vous propose un mot ”à décortiquer”. On abordera la prononciation petit-à-petit. 😉
Tout d’abord, voici les différentes parties du mot : « arbet-s-lös-het-s-ersätt-ning ».
« Arbete » [arbété], c’est le travail.
Le suffixe « -lös » [leusse] signifie « sans » ; cela donne donc « sans travail » ou « chômeur ». (On peut aussi former des mots tels que « hemlös » = sans-logis, « färglös » = sans couleur, « smaklös » = sans goût, « fantasilös » = sans fantaisie, etc…)
Le suffixe « -het » [‘hète] s’utilise souvent pour former des substantifs désignant des notions ou des concepts. « Arbetslöshet », c’est le chômage, tout bêtement.
Le verbe « ersätta » [érchèta] signifie « remplacer, compenser ». Avec le suffixe « -ning », on forme un substantif à partir du verbe, qui veut donc dire « remplacement, compensation ».
Enfin, le -s- entre les deux substantifs est nécessaire pour former le mot composé final, qui mot à mot signifie « compensation de chômage », et en langage plus courant « assurance-chômage ». D’ailleurs, on peut parfois rencontrer le mot suédois « arbetslöshetsförsäkring » (« försäkring » [feurchèkring] = assurance, de « försäkra » = assurer).
Enfin, pour la prononciation cela donne [arbéts(e)leusse’hèts(s)érchétning]. Simple, non ? 😉
Tout ça pour dire que ma caisse d’assurance-chômage m’a été accordée (« beviljat» [bévilyate]) mon assurance-chômage, à raison de 680 kr/jour pendant un maximum de 75 jours (au lieu de 300 jours si j’avais été au chômage à plein-temps — je ne vais pas me plaindre). Le langage bureaucratique suédois peut lui aussi être alambiqué, je vous rassure, ce n’est pas l’apanage de la langue française. 😉
Åke [auké] Siikavuopio (se prononce comme cela s’écrit) est le seul habitant du village Naimakka, situé dans le « Treriksröset », ou cairn des trois royaumes, entre la Suède, la Finlande et la Norvège. Ses voisins les plus proches sont à huit kilomètres.
Sa mission est de surveiller la station météorologique la plus septentrionale de Suède. Elle est désormais automatisée, mais ses parents avaient l’habitude de relever les températures toutes les trois heures. La nuit du 15 au 16 février, c’est à Naimakka qu’a été relevée la température la plus basse de l’année, pour le moment. -46,2°C !
Ce que Åke doit faire plusieurs fois par jour en hiver, c’est conduire sa voiture pour garder le moteur chaud. Au repos, elle reste dehors sous une bâche, avec des peaux de rennes sur le moteur.
Åke reconnait qu’il ne fait pas grand chose quand il fait si froid, mais ce type de température n’a rien d’exceptionnel pour lui. Il suffit de bien se couvrir et d’économiser son énergie. Il souligne qu’on ne tombe pas malade à cause du froid, mais par contre il faut faire attention au risque de gelure. Il a eu les doigts gelés au point que la peau s’en détachait et les lobes de ses oreilles gelaient tous les hivers quand il était enfant. Pour les imprudents, cela peut mener à l’amputation …
La maison d’Åke et le paysage alentour sont actuellement recouverts d’une couche épaisse de neige bleutée à la lumière du soleil hivernal. Les grands froids sont plus souvent l’occasion de phénomènes optiques, telles que la pleine lune avec un halo ou les parhélies, où l’on croit voir deux ou plusieurs soleils. Nombres de gens trouvent que ces phénomènes sont beaux ; Åke ne comprend pas pourquoi, il ne les voit même pas. 🙂
Parhélie, le 4 décembre 2010, entre Tyresö et Stockholm
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