Chaque mois, le même jour (le 15), à la même heure (12h), des rédac’ blogueurs écrivent un billet sur un sujet commun. Les sujets sont proposés par les participants puis tirés au sort. Le sujet du mois de décembre est proposé par Vladyk :
Sommes-nous trop peureux ?
Depuis les 20 dernières années, notre société a créé une tonne de protections et de lois pour nous protéger: sommes-nous devenus trop peureux ?
Les participants à la rédac’ de ce mois-ci sont : Agnes, Denis, Julie, Le Gounjou, Levia, Liam, Vinie, Vladyk. Allez aussi lire leur point de vue, et n’hésitez pas à laisser vos commentaires !
J’imagine que cette tendance a un passé bien plus long que seulement 20 ans. Au fur et à mesure que l’être humain gagne en confort matériel, on cherche à le défendre, à le sécuriser, à l’améliorer. On ne veut pas risquer de perdre ces progrès qui facilitent nos vies et qui les ont prolongées, années après années. Notre monde – au moins dans la partie occidentale de la planète – est tellement sécurisé que nous pensons pouvoir nous protéger de tout. On peut penser que cela mène parfois à l’absurde, mais moins nous sommes exposés aux dangers, moins nous y sommes habitués. Et quand un risque surgit, nous nous en étonnons presque, quand un accident arrive, nous en sommes choqués. Ne parlons pas des catastrophes, naturelles ou non …
Je pense à exemple bien précis auquel j’ai réagit il y a quelques années quand il est survenu un débat en Suède sur la sécurité des aires de jeux pour enfants. On voulait remplacer le sable et le gravier par un sol en plastique pour que les enfants ne se blessent pas quand ils tombaient. Dans ce cas précis, je ne suis pas sûre que ce soit un exemple à suivre. Un enfant se blessera toujours à un moment ou à un autre, c’est inévitable, et cela fait en quelque sorte partie de son éducation : c’est en faisant des erreurs que l’on apprend. C’est en accumulant les expériences, bonnes et mauvaises, que nous faisons des progrès. Il n’est donc pas besoin d’avoir peur pour tout et n’importe quoi.
Mais je ne sais si nous pouvons dire que nous sommes devenus plus peureux. Il est finalement compréhensible de vouloir nous protéger contre toute sorte de danger. C’est notre instinct de survie qui nous pousse à créer un environnement de vie aussi sûre que possible, dans notre civilisation comme dans les civilisations dites ”primitives”, ou ”moins développées”.
Dans notre monde high-tech, nos besoins les plus vitaux sont pourvus de telle manière que nous les prenons pour acquis. Nous pensons rarement à la chance que nous avons par rapport à bien d’autres peuples de la planète. Notre confort nous est tellement évident que nous en demandons encore et encore. Et c’est ainsi que nous nous procurons des assurances qui sont pratiquement impensables dans d’autres pays : je pense à l’assurance-maladie, l’assurance-chômage, les assurances privées pour nos biens mobiliers et immobiliers, tout cela pour nous assurer un certain niveau de vie.



































