Kategoriarkiv: Le mot de la semaine 2008—2013

Le mot de la semaine : « den svenska våren »

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« Vår », en suédois, c’est le printemps.

en vår [ène vôre] = un printemps

våren [vôrène] = le printemps

vårar [vôrare] = des printemps

vårarna [vôrarna] = les printemps

« Svensk », cela signifie suédois (vous l’auriez sûrement deviné). Prononcez bien le s- du début comme un s et non pas comme un z comme bon nombre d’étrangers font.

svensk [svèn(e)sk(e)] = forme en -en

svenskt [svèn(e)skt(e)] = forme en -et

svenska [svèn(e)ska] ) = forme plurielle et définie

« Den svenska våren », le printemps suédois, cela peut-être les bourgeons qui éclatent en à peine quelques jours.

Cela peut-être les crocus qui sortent de leur hibernation souterraine ou des parterres de fleurs sauvages blanches et bleues.

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Cela peut-être des mètres carrés de pelouses qui reverdissent et qui se couvriront bientôt de Suédois pique-niquant et prenant le soleil.

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Cela peut-être aussi un vent glacial qui oblige à renfiler temporairement les gants.

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Le mot de la semaine: « ägg »

Pâques oblige, je ne peux pas passer sur le phénomène des œufs des Pâques suédois. Il y a tout d’abord les œufs durs qui se mangent en quantité au cours du repas traditionnel (en plus des harengs marinés, des boulettes de viande, des saucisses, des pommes de terre et des « snaps »…) Mais il y a surtout les œufs de grosseur variable, en carton le plus souvent, mais on en trouve aussi en métal, qu’on rempli de « godis » [goudisse] ou bonbons, le plus souvent en forme d’œufs, en chocolat, fourré ou non de pâte d’amande ou autres gourmandises, en sucre, de couleurs et de grosseurs différentes.

Oeufs de Pâques à remplir

Les Suédois sont de gros consommateurs de bonbons ; je crois que j’ai entendu le chiffre de 17 kg en moyenne par personne et par an. Cela semble énorme !

Personnellement, je boude au maximum tout ce qui est bonbon industriel plein de colorants et de produits chimiques et suis très sceptique envers les bonbons qui se disent être traditionnels (et contiennent quand même quelques Exxx …) À la place, je me rabats sur des produits le plus souvent à base de chocolat, de qualité un peu supérieure en espérant ne pas trop me faire avoir.

Oeufs de Pâques remplis de bonbons

Cette année, j’ai acheté un peu plus d’un kilo d’œufs en chocolat … Mon « sambo » a ramené deux œufs énormes du travail, remplis de pralines au chocolat, que nous avons décidé d’offrir à ses parents et à son frère. C’était tout simplement trop que pour nous deux. Il est très possible que j’emmène quelques restes au travail la semaine prochaine, d’une pour ne pas être tentée de tout mangé moi-même, de deux parce que je m’en serais peut-être lassée. 😉

« Ägg » se prononce [ègue] et se décline comme ceci :

ett ägg [ète ègue] = un œuf
ägget [èguète] = l’œuf
ägg [ègue] = des œufs
äggen [èguène] = les œufs

« Œuf en chocolat » se dit « chokladägg » [choklâdègue] et « œuf de Pâques », « påskägg » [pauskègue].

 

Joyeuses Pâques à tous !



Glad påsk allihopa!

[glâde pauske alli’houpa]

Le mot de la semaine : « blommor »

C’est le printemps et nous en avons eu quelque belles preuves cette semaine, avec températures frôlant les 15 degrés, des journées ensoleillées du matin jusqu’au soir et avec le changement d’heure du week-end dernier, on peut vraiment profiter de la lumière du soleil ! Et ce samedi, j’ai pris mon premier « fika » de l’année en terrasse. 🙂

La neige a fondu, il ne reste plus que des tas de graviers ici et là. Pâques approche à grands pas. Les feuillus sont encore bien nus, mais il se passe des choses sous terre quand même. Il suffit d’être patient, bientôt, le printemps explosera dans toutes sa splendeur de verdure, de bourgeons et de fleurs multicolores.

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en blomma [ène blouma] = une fleur
blomman [bloumane] = la fleur
blommor [bloumoure] = des fleurs
blommorna [bloumourna] = les fleurs

En attendant de pouvoir cueillir des fleurs des champs, on peut se procurer de belles tulipes.

en tulpan [ène tulpâne] = une tulipe
tulpanen [tulpânène] = la tulipe
tulpaner [tulpânère] = des tulipes
tulpanerna [tulpânèrna] = les tulipes

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Le mot de la semaine : « våffla »

Il y a très très longtemps en Suède – enfin pas trop trop longtemps non plus quand même : la Suède était christianisée ; on dira donc aux environs de 900-1000 après J.-C –, le 25 mars était connu comme le « varfrudagher », en suédois ancien. Cela signifiait « vårfrudagen » en suédois moderne, non pas que cela vous aide à mieux comprendre de quel jour il s’agissait, mais c’est important de le nommer pour la suite des évènements. « Vårfrudagen », c’est mot à mot, le jour de Notre Dame, le jour de l’Annonciation, en français moderne. Le mot « vårfrudagen » est – allez savoir pourquoi ? – dans la langue populaire devenu « våfferdagen » …. qui est ensuite devenu « våffeldagen ». « En våffla », c’est une gaufre, et voilà pourquoi il est désormais de tradition de manger des gaufres le 25 mars ! (Les germanistes auront peut-être reconnu le mot « Waffel » qui lui-même vient de l’allemand ancien « wafel ».)

Il est bon de noter dès maintenant, pour ne créer aucune déception, que les gaufres suédoises se différencient pas mal des gaufres françaises, ou plutôt belges – rendons à César ce qui lui appartient. Les gaufres suédoises sont plus croustillantes, moins épaisses et en forme de fleur, ou de cœur, si vous séparez les « pétales » les unes des autres. De plus, les gaufres suédoises se servent traditionnellement avec du sucre, de la crème fouettée et de la confiture de fraise – oui, les trois en même temps. Et c’est TRÈS bon ! 🙂

Gaufre suédoise avec confiture et crème fouettée

Personnellement, je varie de temps en temps avec de la confiture d’orange par exemple ou, dernier essai en date, du chocolat noir râpé (qui fond donc sur la gaufre chaude) … et de la crème fouettée bien sûr !

Il y a aussi d’autres variantes. On peut faire des gaufres salées : avec de la carotte rapée ou des épinards hâchés dans la pâte, servies avec de la crème fraîche, des œufs de lump, des crevettes, du saumon fumé, du fromage frais … Les variations sont multiples.

Pour ce qui est des gaufres sucrées, j’ai récemment essayé une variante au chocolat servie avec du sorbet à la framboise et un filet de chocolat noir fondu … Demandez à mes copines de soirée-tricot ce qu’elles en ont pensé ! 🙂

Gaufre au chocolat, sorbet à la framboise

en våffla [ène vaufla] = une gaufre
våfflan [vauflane] = la gaufre
våfflor [vauflore] = des gaufres
våfflorna [vauflorna] = les gaufres

Et pour faire des gaufres-maison – les meilleures ! –, il vous faut un « våffeljärn » [vaufèlyèrne] = un gaufrier, disponible dans toutes les boutiques vendant des articles ménagers, pour quelques centaines de couronnes pour les moins chers.

Le mot de la semaine : « trötthet – trött »

« Trötthet », c’est la fatigue, « trött », c’est l’adjectif fatigué.

De nombreux Suédois ressentent « vintertrötthet » = la fatigue de l’hiver ; d’autres, comme moi, sont « vårtrötta » = fatigués, quand le printemps fait son retour. Ce genre de fatigue est dû à la lumière du soleil. Pour ceux qui sont fatigués, voire dépriment, en hiver, c’est le manque de lumière. Tandis que pour ceux qui sont fatigués au printemps, c’est le retour de la lumière qui pose problème. Problème paradoxal car, même si je ne souffre pas des longues nuits d’hiver suédoises, j’attends souvent avec impatience le retour du printemps, et donc de la lumière. Mais quand elle revient, je suis bonne pour un coup de barre de quelques semaines.

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Petite explication scientifique simplifiée. L’organisme humain est réglé par une « horloge biologique », elle-même réglée par la lumière du soleil. Quand l’œil reçoit la lumière du soleil, un signal est envoyé à la glande pinéale du cerveau qui, elle, règle la sécrétion des hormones du stress et du sommeil. Quand il fait nuit, la sérotonine règle la production de la mélatonine, qui a un effet apaisant. Quand il fait jour, c’est le cortisol qui nous aide à rester éveillés et attentifs. Le changement de la longueur des nuits et des jours dans les pays scandinaves oblige donc l’organisme humain à s’adapter à l’automne à moins de lumière, et au printemps à plus de lumière. Il paraît que les Suédois sont exposés à 20 fois plus de lumière en été qu’en hiver, donc le changement est vraiment énorme. Les gens sont plus ou moins sensibles à ces différentes périodes d’adaptation. Je suis plus sensible à celle du printemps.

Rajoutez à cela la fatigue causée par ma fibromyalgie, et vous imaginez peut-être le résultat … Lundi et mardi dernier, par exemple, je n’avais aucune, mais alors aucune, énergie … Mercredi, ça allait un peu mieux. Jeudi et vendredi, j’avais l’impression de revivre. Mais depuis hier, je me sens de nouveau complètement claquée … Heureusement, c’est passager.

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« Trötthet » se décline comme ceci :
trötthet [treut’hète] = fatigue
tröttheten [treut’hèténe] = la fatigue

Et l’adjectif « trött » comme cela :
trött [treut] (même forme pour les mots en -en et en -et)
trötta [treuta] (forme plurielle/définie)

Le mot de la semaine : « en promenad – att promenera »

Je ne crois pas avoir besoin de vous faire la traduction cette semaine. 🙂 Je passe donc tout de suite à la prononciation et à la manière dont le substantif et le verbe se déclinent :

en promenad [ène promenade] = une promenade
promenaden [promenadène] = la promenade
promenader [promenadère] = des promenades
promenaderna [promenadèrna] = les promenades

jag promenerar [jâgue promenérare] = je me promène
jag har promenerat [jâgue ’har promenérate] = je me suis promené(e)
jag promenerade [jâgue promenéradé] = je me promenais
jag ska promenera [jâgue ska promenéra] = je me promènerai

NB : Le verbe suédois n’est pas réflexif.

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Je me promène souvent en Suède. Il faut dire que c’est un terne qu’on utilise souvent en Suède. Le soir, après le boulot, je rentre souvent à pied avec Johan sur Slussen. Comme on vient d’Östermalmstorg, ça nous fait une balade d’environ 30 minutes, dont une bonne partie en bordure de l’eau. Ça me fait faire un peu d’exercice physique, et avec de la compagnie, c’est plus sympa … sauf quand la neige vous fouette le visage …

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Samedi, j’ai fait une promenade en ville de deux bonnes heures, sur les pas de Michael Blomkvist et de Lisbeth Salander. J’ai fait une visite guidée dans Södermalm, le quartier sud de Stockholm, où se déroule une bonne majorité des péripéties de la trilogie de Millenium. Il faisait malheureusement un temps gris et froid, mais l’ambiance était bien sympa et c’était génial de voir les lieux où Lisbeth aurait grandi, où se situerait l’appartement qu’elle achète, où habiterait « Kalle » etc …

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Je n’en raconte pas plus pour ne pas gâcher le plaisir de ceux qui n’ont pas encore lu les trois tomes, mais je vous recommande vivement cette visite guidée si vous êtes comme moi fan de Lisbeth et de passage sur Stockholm. La guide Séverine est française et vous pouvez la contacter ici. Notez aussi qu’elle peut vous proposer d’autres visites guidées de la ville.

PS : Il est fortement recommandé d’avoir lu les trois romans ! 🙂

Le mot de la semaine : « pulka »

Depuis quelque temps, je traverse un parc de Stockholm où un arbre et un lampadaire sont rembourrés de sac jaunes énormes.

Ce n’est que la semaine passée que j’ai compris à quoi cela servait. C’était la semaine des vacances de février et il avait neigé. Que demander de plus quand on est gosse ? 🙂 C’est un temps idéal pour faire de la luge évidemment ! Et le rembourrage de l’arbre et du lampadaire s’explique du fait qu’ils se trouvent tous les deux en fin de descente, et c’est donc tout simplement pour amortir les éventuels chocs si les gosses n’ont pas réussi à bien diriger leur luge. Même le banc était temporairement rembourré ce jour-là.

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Les gosses se lançaient sur la pente comme des tortues géantes* se laissant glisser sur le dos, les pattes en l’air, et remontaient à pieds traînant leur luge derrière eux sans se lasser: monter, glisser, re-monter, re-glisser … Le tout sous les regards attentifs de quelques mamans et papas. L’une d’entre elles avait même du chocolat chaud dans un thermos qu’elle servait dans des gobelets en plastique. Des fois, on voudrait redevenir gosse … 🙂

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Une « pulka », c’est une luge. Les luges suédoises peuvent se présenter sous différentes formes : toutes rondes avec des poignées sur les côtés ou comme des coques de bateau rectangulaires, certaines sont même équipés d’un volant.

en pulka [ène pulka] = une luge
pulkan [pulkane] = la luge
pulkor [pulkaure] = des luges
pulkorna [pulkaurena] = les luges

Et faire de la luge se dit : « åka pulka » [auka pulka]:
jag åker pulka [jâgue aukeure pulka] = je fais de la luge
jag har åkt pulka [jâgue ’har aukte pulka] = j’ai fait de la luge
jag åkte pulka [jâgue aukté pulka] = je faisais de la luge
jag ska åka pulka [jâgue ska auka pulka] = je ferais de la luge

(* « jättesköldpadda, -an, -or, -orna en suédois)

Le mot de la semaine : « baka »

« Baka » est un verbe facile à conjuguer qui signifie : « faire du pain/de la pâtisserie ». La seule chose à laquelle il faut faire attention, c’est la prononciation, avec un premier -a- long [bâka]. (Si vous prononcez [baka], les Suédois comprendront « backa », qui veut dire reculer.)

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« Baka » se conjugue comme ceci :
jag bakar [jâg bâkare] = je fais du pain
jag har bakat [jâg har bâkate] = j’ai fait du pain
jag bakade [jâg bâkadé] = je faisais du pain
jag ska baka [jâg ska bâka] = je ferais du pain

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Ce week-end, « jag har bakat » : deux pains dans des moules, deux boules, et des petits pains au lait et à la cardamone, car c’est Mardis gras mardi prochain et cela rime avec « semlor ». J’ai fait 36 « semlor » que j’ai congelés et que je sortirais au fur et à mesure. Parce que chez nous, les « semlor », c’est de Mardi gras jusqu’à Pâques au plus tard. J’ai hâte ! 🙂

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La semaine prochaine, si vous insistez vraiment beaucoup, je vous apprendrai le verbe « saigner », car aujourd’hui, je me suis de nouveau coupée avec le couteau à pain …

Le mot de la semaine : « alla hjärtans dag »

Exceptionnellement cette semaine, je publie le mot de la semaine un samedi – et non pas un dimanche – car 1) demain, ce sera trop tard (vous allez vite comprendre pourquoi), 2) demain, c’est le 15 du mois, donc la rédac.

Aujourd’hui, c’est le 14 février donc … la Saint-Valentin. Bravo, vous avez bien deviné !! Mais vous ne voyez peut-être pas toujours le rapport avec le titre de ce billet hebdomadaire ? …

Si je vous dis que « alla » signifie « tous », « hjärtan » = « les cœurs » et « dag » = « jour », est-ce que vous commencez à voir le rapport ? …

Il y un « -s » qui vous gêne ? C’est très simple à expliquer en fait. Vous savez, le « ’s » anglais ? Ben c’est la même chose que le « -s » suédois : si vous ajoutez un -s à la fin d’un substantif suédois, vous formez un génitif. Il suffit juste de vous rappelez d’inverser l’ordre des mots par rapport en français, comme en anglais.

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Sachant cela, vous en avez maintenant sûrement déduit que la Saint-Valentin en suédois, ça se dit « alla hjärtans dag », mot à mot « le jour de tous les cœurs ».

Pour cette occasion, en Suède comme en France et dans pas mal d’autres pays du monde, les magasins (et les magazines aussi !) regorgent d’offres spécifiques pour la Saint-Valentin : cartes, tasses, coussins, sous-vêtements, gâteaux, idées de recettes,  bouquets, etc … Et aussi des bonbons. Car les Suédois raffolent de bonbons (même ceux qui sont pas bons) !

Les bonbons de la Saint-Valentin sont des petits cœurs en gelée rouge recouverte de sucre, un peu comme les fraises Tagada, sauf que mon souvenir des fraises Tagada est bien meilleur que celui de ces bonbons … Ces bonbons se vendent dans des boîtes en forme de … cœur. Original … (Moi, je suis presque contente que ça tombe un samedi cette année, car je ne risque pas de me sentir obligée de prendre un bonbon que je ne trouve pas bon.)

Si un collègue suédois en présente une boîte au cours de la pause-« fika », ce n’est pas pour déclarer son amour à tous les collègues présents, et vous ne vous engager donc à rien en en piochant un. C’est seulement « histoire de … ».

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ett hjärta [ète ’yèreta] = un coeur
hjärtat [’yèretat] = le coeur
hjärta [’yèreta] = des coeurs
hjärtan [’yèretane] = les coeurs

« Alla hjärtans dag » se prononce [alla ’yèretanece dâgue].

Sur ce, bonne Saint-Valentin à ceux qui la fête !

Le mot de la semaine : « ost »

J’ai la chance d’avoir un « sambo » suédois qui apprécie les fromages français. Une année, je lui ai offert un service à raclette dotée d’une plaque en pierre pour faire griller du bacon et des légumes frais par exemple. (Un jour peut-être, je vous raconterai l’histoire de son rapatriement en avion …) Et de temps en temps, nous invitons des amis pour une soirée-raclette.

Mai où trouver du fromage à raclette en Suède ? À Stockholm, ce n’est pas un problème. Si vous êtes très riche, je vous conseille le fromager français Androuet à Nybrogatan. On en trouve aussi aux Halles d’Östermalm et celles d’Hötorget ainsi qu’au supermarché Hemköp au sous-sol d’Åhléns City.

2 kg de fromage raclette Fromage raclette

Pour la soirée-raclette de ce soir, j’ai suivi le conseil de Ludo et j’ai rendu visite au grossiste de Wijnjas Grosshandel, cinq minutes avant la fermeture du soir … Je croyais qu’on allait me jeter des regards mécontents, mais j’ai au contraire été accueillie par un personnel compétent et aimable. Entre de la raclette suisse pasteurisée et de la raclette française non-pasteurisé, je n’ai pas hésité, d’autant plus que la raclette française était moins chère que la suisse. Ce fromager ne vend pas que des fromages français et suisses, mais aussi espagnols et italiens, de la charcuterie, de la moutarde de Dijon, différentes huiles et confitures, du chocolat belge, etc … On trouve de tout, même du pain Poilâne, mais pas de « rattmuff » (comprenne qui pourra !)

Pain Poilâne

Je suis ressortie de chez le grossiste avec 2 kg de raclette, un quart de miche Poilâne, un morceau de jambon de Bayonne, du jambon Serrano et des petits saucissons, le tout pour un peu plus de 300 kr. Pour le repas, j’ai complété avec des crudités : tomates cerises, champignons de Paris, courgettes, poivron, bacon et d’autres sortes de pains cuits au feu de bois (achats dans mon ICA). Sans oublier bien sûr de bonnes pommes de terre cuites à l’eau. Cette tradition culinaire franco-suisse a l’air d’avoir été appréciée par nos amis suédois.

Service à raclette

Une autre fois, je vous parlerai des fromages suédois, mais pour aujourd’hui, on va s’en tenir là, en concluant par l’équivalent suédois de « fromage » : « ost ». C’est un mot facile à décliner :

en ost [ène ouste] = un fromage
osten [oustène] = le fromage
ostar [oustare] = des fromages
ostarna [oustarna] = les fromages

et puis comme c’est simple, je rajoute :

en bit* ost [ène bite ouste] = un morceau de fromage

* On ne fait pas de blagues en-dessous de la ceinture sur ce mot-là dans les commentaires, merci !…