Kategoriarkiv: Le mot de la semaine 2008—2013

Le mot de la semaine : « förkortad arbetsdag »

Le week-end de Pâques (« påskhelgen » [pauske’héljène]) est, pour la plupart des Suédois, un long week-end. Même si le pays est protestant, le Vendredi Saint (« långfredag » [longuefrédâgue] = mot à mot, vendredi long) est férié. Et bien souvent, les veilles de jours fériés, la journée de travail est raccourcie. Dans le cas du jeudi saint (« skärtorsdag » [chèretourchdâgue] = le jeudi du lavement des pieds), il s’agit de deux heures. (Si le jour férié tombe un samedi, comme le 1er mai 2010 par exemple, le vendredi le précédant est raccourci de 4 heures.) Le lundi de Pâques (« annandag påsk » [ananedague pauske]) est férié aussi. Cela fait donc un week-end de 4 jours – pas mal non ? 🙂

L’expression « förkortad arbetsdag » se décompose comme ceci = för-kort-ad arbet-s-dag.

  • « kort » [korte] = court –> « förkorta » [feurekorta] = raccourcir
  • « arbete » [arbété] = travail
  • « dag » [dâgue] = jour

en förkortad arbetsdag [ène feurkortade arbèts(e)dâgue] = un jour de travail raccourci

den förkortade arbetsdagen [dène feurkortadé arbèts(e)dâguène] = le jour de travail raccourci

förkortade arbetsdagar [feurkortadé arbèts(e)dâguare] = des jours de travail raccourcis

de förkortade arbetsdagarna [dé/dome feurkortadé arbèts(e)dâguar(e)na] = les jours de travail raccourcis

Même si jeudi dernier était donc « en förkortad arbetsdag », la plupart de mes collègues avaient pris un jour de congé (ou récupéré des heures – les horaires de travail des employés de bureau du musée sont flexibles). Je savais donc que je risquais de me retrouver plus ou moins seule de 8h30 à 15h (au lieu de 17h) et j’avais demandé à travailler à domicile.

Résultat des courses: même en ne prenant pas les deux pauses-thé habituelles du matin et de l’après-midi et à peine une heure au déjeuner, j’ai fini à … 17h30 … 🙁

Même si j’avais été au bureau, je crois que je serais restée jusqu’à cette heure-là, car je voulais vraiment finir la traduction de ce texte avant Pâques. Ces heures-là, je les compte dans mes heures à récupérer, donc ce n’est pas un gros problème. Du coup, je vais peut-être ne pas travailler du tout la veille du 1 er mai. 😉 (J’ai plus d’heures que ça à récupérer – pour faire taire les mauvaises langues qui veulent faire croire qu’on se tourne les pouces dans un musée…)

Le mot de la semaine : « åka skidor »

Avec un hiver tel qu’on a eu cette année, il aurait été dommage de ne pas s’essayer à un des sports de glisse très apprécié des Suédois, j’ai nommé le ski de fond. La plupart des Suédois ont des skis dans leur garage. Les Stockholmois ne les ont peut-être pas trop utilisés ces dernières années, mais cet hiver, je crois que pas mal de paires de ski ont repris du service.

Je n’ai pas mes skis à moi, ni mon « sambo ». Dans la région de Stockholm, il y a de nombreuses pistes de ski de fond, souvent assez proches des zones résidentielles, comme chez nous par exemple. Mais il est très difficile de trouver des skis à louer. La solution est donc, par exemple, d’aller en Dalarna (Dalécarlie en français), plus précisément à Orsa Grönklitt, où il y a des pistes de ski de fond et de ski alpin et où l’on peut louer le matériel adéquat pour une somme toute à fait raisonnable : 120 kr pour les skis de fond, les bâtons et les chaussures, et 40 kr pour l’accès aux pistes pour la journée.

Les skis, en suédois, c’est « skidor ». C’est assez compliqué à prononcer au début. Je ne peux le transcrire que comme ceci : [chuidor], mais c’est la version facile. 😉 Il y a dans ce son [ch] un petit son [r] qui n’est pas facile à maîtriser pour un Français débutant en suédois. Mais ce n’est pas grave, les Finlandais ont aussi du mal à prononcer ce son autrement que [ch] et les Suédois les comprennent quand même. Avec le temps, le bon son arrive. 🙂

Et « faire du ski », c’est « åka skidor » [auka chuidor]. Vous vous souvenez de mon article sur le verbe « » = aller ? Il ne s’utilise que pour dire qu’on « va à pied ». Dès qu’on utilise un moyen de transport (voiture, métro, train, avion, vélo, patins à glace, ski, etc …), on utilise le verbe « åka ».

jag åker skidor [jâgue aukeure chuidor] = je fais du ski

jag har åkt skidor [jâgue ‘hare aukte chuidor] = j’ai fais du ski

jag åkte skidor [jâgue aukté chuidor] = je faisais du ski

jag ska åka skidor [jâgue ska auka chuidor] = je ferais du ski

Le mot de la semaine : « ring »

Les Suédois sont un peuple qui apprécient beaucoup l’artisanant et nombre d’entre eux sont artisans, ou « designer » comme on dit aujourd’hui, pour faire plus à la mode.

Cette semaine, je veux vous présenter l’une d’entre elle. Elle s’appelle Anna-Karin Hallström et est une orfèvre habitant le sud de la Suède. Elle a son atelier dans sa maison et elle produit des bijoux uniques. Vous pouvez les voir (et les acheter si le coeur vous en dit 🙂 ) sur etsy.

Elle tient un blog en anglais où elle présente ses dernières creátions. Elle a aussi une page-fan sur Facebook.

Mais pourqoui vous la présenter ? Parce que j’ai depuis hier une de ses plus belles créations au doigt ! Au ”vänstra pekfingret” (index gauche) pour être plus précise. Une bague en argent orné d’une feuille stylisée. Je la trouve magnifique et elle me va parfaitement ! 🙂

en ring [ène ring] = une bague

ringen [ringène] = la bague

ringar [ringare] = des bagues

ringarna [ringarna] = les bagues

Le mot de la semaine : « skoskydd »

L’hiver touche à sa fin, de faibles signes printaniers apparaissent : un soleil plus chaud, des tâches d’herbes sous la neige qui fond peu à peu … et de la gadoue, pas mal de gadoue dans les rues et sur les trottoirs. On l’appelle « slask » (se prononce comme ça s’écrit), mais ce n’est pas de ça dont je vais vous parler ce dimanche, mais d’une de ses conséquences.

Quand on rentre dans les bâtiments publics, on peut voir ce genre de panneau : « skogräns » [skougrèn(e)sse], qui indique la limite où il faut ôter ses chaussures, et des corbeilles remplies de petits sacs en plastique bleu.

La photo est prise dans un des locaux de Friskis & Svettis où je vais faire du sport. En saison relativement sèche, je laisserais mes chaussures sur les étagères à l’entrée. Quoique, cela dépend des chaussures … Mes bottes d’hiver, je ne veux pas les laisser sans surveillance, mais c’est aussi pour une raison pratique : quand on retire ses chaussures à l’entrée, en saison plutôt mouillée et sale, on se retrouve à marcher sur un tapis imbibé de « slask » avant d’arriver à l’endroit sec, après la « skogräns ».

Alors ce que je fais en ce moment, c’est recouvrir mes chaussures de ces petits sacs en plastique bleu qui sont offerts à l’entrée — « nya skoskydd » — et je garde mes chaussures jusqu’au vestiaire, sans salir le sol, où je les retire et les dépose dans un casier, qui ne se salit pas non plus. Après le sport et la douche, je rechausse mes bottes, avec leurs petits sacs en plastique bleu, jusqu’à l’entrée, où je les retire, une fois arrivée sur le tapis trempé, et je les jette dans la corbeille d’à côté qui contient les « skoskydd » utilisés.

Il n’y a pas de traduction française pour le mot « skoskydd ». Il est formé de « sko » = chaussure et de « skydd » = protection. On pourrait peut-être les appeler des « protège-chaussures ».

ett skoskydd [ète skouchude] = un protège-chaussure

skoskyddet [skouchudète] = le protège-chaussure

skoskydd [skouchude] = des protège-chaussures

skoskydden [skouchudène] = les protège-chaussures

C’est un accessoire plutôt ringard, la plupart des Suédois rechignent à les enfiler, moi la première, mais là, j’avoue que je laisse le côté pratique prendre le dessus sur le côté esthétique. De toutes manières, je ne suis pas la seule à me balader en « skoskydd »…

Mais il ne faut surtout pas oublier de les retirer avant de sortir dans la rue, car là, pour le coup, ça fait vraiment ringard ! 😀 Et en plus, le risque de glissade est encore plus grand … Et ça, c’est pas marrant du tout …

Le mot de la semaine : « åka pulka »

Jusqu’à ce matin, j’avais pensé écrire sur un autre sujet (ce sera peut-être pour dimanche prochain). L’évènement qui m’a fait changer d’avis date de cet après-midi quand des amis nous ont invités, mon « sambo » et moi, à faire un tour de luge avec leurs enfants. Vous ne me croirez peut-être pas, mais je n’ai jamais fait de luge. À presque 32 ans, il était temps de faire mon baptême de glisse…

L’expression du jour se compose du verbe « åka » (= aller, se déplacer avec une sorte de véhicule quelle qu’il soit) et du substantif « pulka, -n, -or, -orna » (= luge).

jag åker pulka [jâgue aukeure pulka] = je fais de la luge

jag har åkt pulka [jâgue ‘hare aukte pulka] = j’ai fais de la luge

jag åkte pulka [jâgue aukté pulka] = je faisais de la luge

jag ska åka pulka [jâgue ska auka pulka] = je ferai de la luge

En hiver, en Suède, dès qu’il y a une couche de neige de quelques centimètres, on voit souvent des parents tirer leurs enfant dans des luges, au lieu de les transporter en poussette. Mais le plus amusant, pour les enfants comme pour les parents, est bien sûr de se lancer dans les descentes. Il est assez courant de voir un parent et un petit assis dans la même luge dévaler une pente. Les enfants un peu plus âgés sont volontiers plus casse-cous, mais les parents sont là pour veiller et ne lâchent pas leur progéniture sans un casque sur la tête.

Il existe différentes sortes de luges. De la plus simple : un morceau de plastique à tout simplement placer sous les fesses, au plus avancées appelées « snowracer » avec volant et patins pour mieux la diriger, en pensant par les coques en plastiques de formes diverses. Pour les touts-petits, on peut préférer celles avec une sorte de dossier et une sangle pour les maintenir bien assis et attachés. Pour le confort, on peut rajouter une peau de mouton. Il y en a pour tous les goûts !

Et après l’effort, le réconfort, sous forme de gaufres (« våffla, -n, -or, -orna ») suédoises ! 🙂

Le mot de la semaine : « medalj »

Je continue sur le thème des JO. Pour ceux que ça énerve, rassurez-vous, ça finit ce soir et je devrais a priori parler d’autre chose la semaine prochaine. 🙂

Vous comprenez sûrement le mot de la semaine à la prononciation seulement [médalye] = médaille.

en medalj [ène médalye] = une médaille

medaljen [médalyène] = la médaille

medaljer [médalyère] = des médailles

medaljerna [médalyèr(e)na] = les médailles

La Suède se situe ex aequo avec la France (et la Chine) avec son total de 11 médailles (la dernière gagnée au moment où j’écris). Mais la Suède a largement plus de médailles d’or (8ème place) que la France (12ème). 😛

Mais est-ce si étonnant que cela finalement ? Certes, la France a les Alpes et les Pyrénées mais la Suède est quand même un pays nordique où les sports d’hiver sont assurément plus répandus et populaires qu’en France. La Suède est en effet deuxième pour ce qui est des médailles remportées en ski de fond. La Norvège, autre pays nordique, remporte à elle seule 22 médailles…

Les médailles d’or, « guldmedaljerna », reviennent à :

  • Anette Norberg, Eva Lund, Cathrine Lindahl, Anne Le Moine, Kajsa Bergström en curling dames ;
  • Daniel Richardsson, Anders Södergren, Marcus Hellner et Johan Olsson en ski de fond relais 4 x 10 hommes classique/libre ;
  • Marcus Hellner en ski de fond 30 km poursuite (15 km classique + 15 km libre) ;
  • Björn Ferry en biathlon 12,5 km poursuite homme ;
  • Charlotte Kalla en ski de fond 10 km dames libre.

Les médaillés d’argent, « silvermedaljörerna », sont:

  • Anna Haag et Charlotte Kalla en ski de fond sprint par équipe dames libre ;
  • Anna Haag encore, en ski de fond 15 km poursuite dames (7,5 km classique + 7,5 km libre).

Enfin, les médailles de bronze, « bronsmedaljerna », reviennent à :

  • Andre Myhrer en ski alpin slalom hommes ;
  • Johan Olsson en ski de fond 30 km poursuite hommes (15 km classique + 15 km libre) ;
  • Johan Olsson encore, en ski de fond 50 km départ groupé hommes ;
  • Anja Pärson en ski alpin super combiné dames.

Ceux qui veulent un peu plus de détails sur les exploits suédois aux JO d’hiver de Vancouver 2010 suivront ce lien. Pour ma part je garderai un très bon souvenir des ces JO d’hiver et je suis trés fière des performances des Suédois et des Suédoises ! 🙂

Le saviez-vous ? Les médailles de ces JO d’hiver sont faites d’or, d’argent et de bronze recyclés provenant de d’appareils électroniques inutilisables. Très bonne idée, je trouve !

Que pensez-vous ? Préférez-vous les déclinaisons du mot de la semaine dans un cadre comme dans cet article ou sans (comme auparavant) ?

Le mot de la semaine : « OS »

Cela n’aura échapper à personne : les jeux olympiques d’hiver se déroulent en ce moment à Vancouver, et ce jusqu’au 28 février, c’est-à-dire une semaine de plus.

Je ne suis pas de ceux qui s’irritent contre le fait que les chaînes télévisées suédoises SVT diffusent les compétitions presque 24 h sur 24. Avec le décalage horaire, nous avons la possibilité d’en voir pas mal puisqu’il est 21 h quand il est midi à Vancouver. Mais je loupe tout le patinage artistique et mon homme pas mal de match de hockey qui sont diffusés en direct, mais très très tôt le matin, car en soirée à Vancouver. Mais avec l’application SVT Play dans mon iPhone, je peux aussi regarder un peu quand je suis dans le bus le soir après le boulot. 🙂

Pour le moment, les Suédois ont remporté en tout 6 médailles : 3 médailles d’or, 1 d’argent et 2 de bronze.

Les médailles d’or ont été décernées à Charlotte Kalla en ski de fond « 10 km fri stil » = 10 km libre, Marcus Hellner en « 2 x 15 km jaktstart » = poursuite 30 km, en biathlon, et à Björn Ferry en « 12,5 km jaktstart » = poursuite 12,5 km.

La médaille d’argent revient à Anna Haag en « 2 x 7,5 km jaktstart » = poursuite 15 km.

Anja Pärson a remporté le bronze en « superkombination » = ski alpin combiné (malgré sa chute impressionnante de la veille) et Johan Olsson le bronze en « 2 x 15 km jaktstart » = poursuite 30 km.

Nous avons aussi quelques espoirs de médailles en curling – les Suédoises avaient remporté la médaille d’or en 2006 à Turin – et en hockey sur glace, bien sûr : l’équipe masculine suédoise est tenante du titre champion olympique et l’équipe féminine avait remporté l’argent en 2006.

« OS » [ou-èsse] est l’abréviation de « olympiska spelen » [oulum(e)piska spélène] = les jeux olympiques, ou JO. Pour les JO d’hiver ont dit : « vinter-OS » [vinetère-ou-èsse]. Pour ceux d’été : « sommar-OS » [somare-OS].

Les mots de la semaine : « mössa och vantar »

Quand il fait froid dehors, il faut bien se couvrir. Je suis peut-être un peu frileuse mais j’aime aussi m’emmitouffler dans mes manteaux, châles, écharpes, bonnets et gants. Non, pas de gants, des moufles ! Les moufles, c’est bien mieux quand il fait plus froid, car les doigts restent en contact les uns avec les autres et se réchauffent donc plus facilement.


J’ai récemment fait l’acquisition d’un bonnet(-chapeau) et d’une paire de moufles en laine feutrée. La laine feutrée s’obtient en lavant à 60 degrés le bonnet et les moufles une fois tricotés. Il faut les tricoter peut-être deux fois plus grands car ils rétrécissent bien au lavage. Cette technique les rend bien étanches au froid et à l’humidité. Comme je ne maîtrise pas cette technique, j’ai préféré m’offrir le luxe de les acheter. (Dès que je retrouve le lien, je vous indique la boutique qui les vend. C’est dans la Vieille Ville de Stockholm.)

J’aime les pans arrières du bonnet qui couvrent bien la nuque. J’aime les bords ornés de laine qui donne un effet givré. J’aime l’élégance de l’ensemble.

« Mössa », c’est le bonnet :

en mössa [ène meussa] = un bonnet

mössan [meussane] = le bonnet

mössor [meussore] = des bonnets

mössorna [meussorna] = les bonnets

Et les « vantar » (ou « tumvantar », « tum » = pouce), ce sont les moufles :

en vante [ène van(e)té] = une moufle

vanten [van(e)tène] = la moufle

vantar [van(e)tare] = des moufles

vantarna [van(e)tarna] = les moufles

(Les gants, c’est « handske, -n, -ar, -na » [’hand(e)squé].)

Les mots de la semaine : « mössa och vantar »

Quand il fait froid dehors, il faut bien se couvrir. Je suis peut-être un peu frileuse mais j’aime aussi m’emmitouffler dans mes manteaux, châles, écharpes, bonnets et gants. Non, pas de gants, des moufles ! Les moufles, c’est bien mieux quand il fait plus froid, car les doigts restent en contact les uns avec les autres et se réchauffent donc plus facilement.

J’ai récemment fait l’acquisition d’un bonnet(-chapeau) et d’une paire de moufles en laine feutrée. La laine feutrée s’obtient en lavant à 60 degrés le bonnet et les moufles une fois tricotés. Il faut les tricoter peut-être deux fois plus grands car ils rétrécissent bien au lavage. Cette technique les rend bien étanches au froid et à l’humidité. Comme je ne maîtrise pas cette technique, j’ai préféré m’offrir le luxe de les acheter. (Dès que je retrouve le lien, je vous indique la boutique qui les vend. C’est dans la Vieille Ville de Stockholm.)

J’aime les pans arrières du bonnet qui couvrent bien la nuque. J’aime les bords ornés de laine qui donne un effet givré. J’aime l’élégance de l’ensemble.

« Mössa », c’est le bonnet :

en mössa [ène meussa] = un bonnet

mössan [meussane] = le bonnet

mössor [meussore] = des bonnets

mössorna [meussorna] = les bonnets

Et les « vantar » (ou « tumvantar », « tum » = pouce), ce sont les moufles :

en vante [ène van(e)té] = une moufle

vanten [van(e)tène] = la moufle

vantar [van(e)tare] = des moufles

vantarna [van(e)tarna] = les moufles

(Les gants, c’est « handske, -n, -ar, -na » [’hand(e)squé].)

Le mot de la semaine : « virka »

Il y a longtemps que j’ai acheté ce livre. Il est anglais, mais les modèles sont tellement beaux que je me suis dit que tricoter en anglais ne doit pas être bien plus compliqué qu’en français ou en suédois. De plus, on trouve facilement sur internet des pages qui proposent des traductions des termes dans différentes langues. Les descriptions de tricot contiennent souvent pas mal d’abbréviations, mais on s’y fait rapidement. La chose à laquelle il faut penser dans le cas de ce livre, et en particulier des modèles de crochet, c’est qu’il faut faire la différence entre les termes en anglais britannique et en anglais américain. Ce livre est d’Angleterre et utilise donc les abbréviations britanniques.

Je commence par un modèle assez simple : une ceinture au crochet. En deux soirées-tricots, j’en ai déjà fait la moitié. C’est dire si c’est rapide. C’est ce que j’apprécie avec le crochet : on voit le résultat rapidement. Et si on fait une erreur, c’est facile à rattraper.

Le verbe « virka » (= faire du crochet) est régulier :

jag virkar [jâgue vir(e)kare] = je fais du crochet

jag har virkat [jâgue ’hare vir(e)kate] = j’ai fait du crochet

jag virkade [jâgue vir(e)kadé] = je faisais du crochet

jag ska virka [jâgue ska vir(e)ka] = je fairais du crochet

Le crochet en lui-même s’appelle « virknål, -en, -ar, -arna » [vir(e)knôle, -ène, -are, -ar(e)na]. Et le crochet en tant qu’activité se dit « virkning, -en » [vir(e)kning].

Le mot de la semaine : « förintelse »

Le mot de la semaine n’est pas aussi agréable que ceux des semaines passées. Le 27 janvier, c’était la Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste.

En suédois, cela se dit : « Förintelsens minnesdag » [feurinetèlsènse minèssedâg].

« Dag » [dâgue], c’est le jour.

« Minne » [miné], c’est la mémoire.

« Förintelse » [feurinetèl(e)sé] signifie anéantissement, extermination, et par extention, l’Holocauste.

Le substantif vient du verbe « förinta » [feurineta] qui, à son tour vient de l’allemand « vernichten ». Dans les deux mots, on retrouve la négation « inte » ou « nicht ».

Cinquante ans après la libération des camps de concentration d’Auschwitz le 27 janvier 1945, la Suède célébrait cet événement pour la première fois. C’est une journée nationale depuis 1999 et en 2005, l’ONU la rendait internationale.

Cette année, la célébration comprenait des discours et une exposition sur la place Raoul Wallenberg : des panneaux soulignaient l’importance de personnages-clés suédois qui ont activement œuvré pour sauver la vie de nombreux Juifs. Parmi eux, Raoul Wallenberg est sûrement le plus connu. Né en 1912, il travailla d’abord comme d’affaires avant d’être envoyé à Budapest avec le statut de diplomate dans le but de sauver les Juifs de Hongrie. Il fut arrêté par l’Armée Rouge en 1945 et on ne sait quand il est mort – peut-être en 1947 ; son corps n’a jamais été retrouvé. (Pour ceux qui veulent en savoir plus sur lui, je vous renvoie à l’article de Wikipédia.)

Sur la place qui lui est dédiée à Stockholm, à côté du théâtre Dramaten, on trouve deux monuments à sa mémoire. Le premier est un groupe de sculptures en bronze qui ressemblent plus ou moins à des sphinx, dû à l’artiste danoise Kirsten Ortweds et inauguré en 2001. Le deuxième est une sphère en pierre, datant de 2006, intitulé « Vägen » [vègène] = le chemin, et fait par les architectes Aleksander Wolodarski och Gabriel Herdevall.

L’exposition de la célébration du 27 janvier 2010 était constituée de photophores multicolores posés ça et là, sur des étagères, sur les sculptures en bronze, sur la neige, autour de la sphère en pierre. À mon sens, la présence de la neige apportait beaucoup à cette installation, ne serait-ce que dans le silence qu’elle apporte.

en förintelse [ène feurinetèl(e)sé] = un anéantissement

förintelsen [feurinetèl(e)sène] = l’anéantissement

förintelser [feurinetèl(e)sère] = des anéantissements

förintelserna [feurinetèl(e)sèr(e)na] = les anéantissements

On peut utiliser ce mot dans tous les contextes de génocides : il y en a eu malheureusement après l’Holocauste, et il y en a encore …