Pourquoi écris-je ?

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C’est le 15 du mois et donc la rédac’ du mois. Le sujet est énoncé dans le titre. Cette question, je crois que toute personne s’adonnant à l’écriture se l’est posée un jour ou l’autre. Je vais commencer à y répondre d’une manière très banale : J’ai toujours aimé écrire. Dans les deux sens du terme. J’entends par là l’acte physique – tenir un stylo et coucher des mots sur du papier ou aujourd’hui utiliser un clavier et un ordinateur – mais aussi l’acte intellectuel. « Intellectuel » est bien grand mot, surtout quand je pense aux premières choses que j’ai écrites, mais quel autre mot utiliser ?

Cela commence bien sûr à l’école où j’ai toujours pris du plaisir à m’appliquer à écrire mes dictées, mes rédactions, les poèmes à apprendre, les leçons etc … Au collège et au lycée, je mettais toujours mes notes au propre. Cela prenait du temps évidemment (surtout quand je recommençais une page car je refusais la moindre rature …), mais cela faisait aussi partie de mon processus d’apprentissage.

Adolescente, j’ai commencé à écrire un journal intime, comme bon nombre d’adolescents, je suppose. Rien de transcendant ; cela tournait énormément autour de mes relations avec mes copines de l’époque, des intrigues, des observations, des réflexions qui se voulaient philosophiques …

Peu à peu, cela s’est développé en une sorte de besoin de documenter ma vie, mon quotidien. Si je partais en voyage, j’écrivais presque tout en détail. Je conservais les billets d’avion, les tickets d’entrée et toutes ces petites choses qu’on accumule dans un sac à main. À terme, mon idée était d’illustrer mes journaux de ses « souvenirs » et des photos que je ne manquais pas de prendre. C’est resté au stade de l’idée. Un jour peut-être, quand je serais à la retraite, je me mettrais à la tâche … si je ne trouve pas alors que mes écrits de jeunesse sont beaucoup trop mièvres et totalement inintéressants.

Aujourd’hui encore, je tiens un journal intime, qui n’a en fait rien de vraiment intime. J’y raconte chaque soir les évènements de la journée de façon très sommaire. J’y exprime rarement des sentiments. Je note aussi la météo, la température (et mon poids …) de chaque journée. J’aime revenir en arrière de temps en temps et relire ce que je faisais il y a quelques années à la même époque.

Et puis, il y a bien sûr le blog. Sincèrement, même si j’étais restée en France, je crois que j’aurais créé un blog. Je n’ai absolument aucune idée de ce que je serais devenue si j’avais fait ma vie en France, mais je crois que j’aurai trouvé un sujet intéressant sur lequel écrire. Oui, car je crois que ce que j’écris sur ce blog est intéressant. 😉 Mon journal intime n’est intéressant que pour moi, mais pour publier des articles sur un blog, sur la toile, il faut croire que quelques personnes sont intéressées, sinon je n’y vois pas d’intérêt. Mon journal intime est pour moi-même, pour garder le souvenir des années qui passent, mais mon blog est une preuve évidente de volonté de communiquer ce que j’observe autour de moi.

Pour finir, écrire mon blog en français est une bonne occasion pour moi de continuer à pratiquer ma langue maternelle étant donné que je vis et travaille dans un milieu à majorité suédois. Cela ne me manque pas de ne pas parler français 24h/24, mais je crois que c’est important pour moi de garder un certain contact avec ma première langue.

Bon, assez parler de moi. Je veux – et sûrement vous aussi, mes chers lecteurs – lire les avis de mes co-blogueurs. Voici les liens : ckankonvaou, Avec nous en Floride…, Le blog de Laetitia Beranger, Le blog d’Orchidee, D’Athènes à Montréal, En direct des iles, Zürichardie, Il était une fois dans le sud…, le Denis Blog, tranche de vie, Chocobox, good.mood, mouton.bergerie, une parisienne à Athènes, Lodi, Gazou, Sur les traces du chevalier ours, Betty looo-les cornus, Le chat qui, Sylvie. Bonne lecture ! 🙂

Le mot de la semaine : « häst »

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Pour la première fois depuis que je suis en Suède, je suis allée au nord d’Uppsala. Je connais déjà un peu le sud et les régions du Småland [smaulande] et de Skåne [skauné] (Scanie, en français). Il était temps que je découvre un peu le nord. Le nord de la Suède est immense. J’ai commencé par le Dalarna (Dalécarlie, en français). Dans quelque temps, ce sera au tour de l’Ångermanland [onguermanelande]. 😉

Le Dalarna [Dâlarna], c’est la région qui symbolise la Suède entière. Je veux dire par là que les « symboles » de la Suède viennent de cette région. Comme les maisons rouges aux fenêtres blanches, par exemple. Ou les « dalahästar » = chevaux de Dalécarlie.

En Dalarna, l’artisanat du bois est très répandu, et ce qu’on sculpte le plus, ce sont des chevaux. Les chevaux typiques sont bleus ou rouges. Mais ils se déclinent dans toutes les couleurs et les formes possibles et imaginables. Dans les rayons des boutiques touristiques, ils sont sagement alignés tel une armée.

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On les voit aussi imprimés sur des tissus, des tabliers, des maniques, des sac en tissus. On en fait des bougeoirs, en bois ou en métal, des dessous de plats, des plateaux, des porte-clés, des boucles d’oreilles, des magnets, des autocollants … (Remarquez que les élans ne sont pas rares non plus !)

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Quand on visite une telle boutique, on ressent une sorte d’overdose et on respire un grand coup avant d’entrer dans la suivante. Un point positif, c’est que j’ai quand même vu un certain développement. Dans certains cas, un apaisement dans les couleurs ; j’apprécie spécialement les noirs et les blancs au décor plus sobre de « kurbits ». Dans d’autres cas, l’introduction de l’humeur, avec des chevaux courants ou assis sur les pattes arrières. J’aime bien aussi ceux qui font « anciens ». En somme, il y en pour tous les goûts !

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Je ne croyais pas que j’achèterais un jour un « dalahäst », mais j’en avais un noir dans mes bagages quand je suis rentré à la maison. 🙂

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090510_13« Häst », c’est donc le cheval. N’oubliez pas de bien prononcer le h du début.
en häst [ène ’hèste] = un cheval
hästen [’hèstène] = le cheval
hästar [’hèstare] = des chevaux
hästarna [’hèstarna] = les chevaux

Pour désigner les chevaux en bois du Dalarna, il suffit d’ajouter « dala- » [dâla] au début du mot.

Et si vous voulez savoir comment un cheval « fait » « en suédois », je vous conseille la lecture de cet article. 😉

Le mot de la semaine : « brasa »

Billet en musique ! Cliquez ici :

Feu de Valborg

À la jointure d’avril et de mai, les Suédois fêtent le retour du printemps en chantant et en faisant de grands feux dans la nature. La sécheresse de cette année a obligé de nombreuses communes à interdire les feux chez les particuliers, seuls les grands feux sous contrôle et même survolés par des hélicoptères-pompiers étant autorisés.

Feu de Valborg

J’ai souvenir de Valborgs  frileux, mais cette année le ciel était dégagé, il faisait même presque trop clair pour vraiment apprécier la lumière provenant du feu qui chauffait largement à plusieurs mètres de distance. (Les volontaires qui contrôlaient le feu de près suaient.)

Valborg est vraiment une fête populaire. Autour du feu, on peut acheter des saucisses grillées, de la barbe à papa, des ballons pour les enfants. Tout le monde assiste à cette célébration, bébés, enfants, adultes, personnes âgées. Et personne ne voudrait fêter Valborg sans les chants traditionnels. (C’est aussi malheureusement la première fête de l’année au cours de laquelle de nombreux jeunes boivent plus qu’ils ne devraient …)

Feu de Valborg

« Brasa », c’est le feu, dans le sens de « bûcher ».

en brasa [ène brâssa] = un feu
brasan [brâssane] = le feu
brasor [brâssore] = des feux
brasorna [brâsorna] = les feux

Le feu, dans le sens de l’élément, c’est « eld ».

en eld [ène èlde] = un feu
elden [èldène] = le feu
eldar [èldare] = des feux
eldarna [èldarna] = les feux

(Les formes plurielles de « eld » ne s’utilisent pas trop souvent.)

Feu de Valborg Feu de Valborg Feu de Valborg

 

Le mot de la semaine : « korsord »

Aujourd’hui, j’ai choisi un mot composé simple. On y trouve le mot « kors » qui signifie croix et le mot « ord » qui signifie … mot. Le mot composé en lui-même signifie donc … mot croisé ou plutôt mots croisés, vous l’aviez sûrement deviné.

ett korsord [ète korchourde]* = une grille de mots croisés
korsordet [korchourdète] = la grille de mots croisés
korsord [korchourde] = des grilles de mots croisés
korsorden [korchourdène] = les grilles de mots croisés

(* Dans pas mal de régions suédoises, les lettres « rs » quand elles se trouvent côte-à-côte, fusionnent, en quelque sorte, et se prononcent à peu près comme [rch], le r disparaissant un peu. Mais en Scanie par exemple, on prononce les deux lettres normalement, par exemple : [korsourde].)

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Depuis quelques temps, je me suis mise aux mots croisés suédois. En fait, ce sont plutôt des mots fléchés, mais ici on dit « korsord » quand même. J’ai mis du temps à m’y mettre, car j’ai longtemps eu du mal à comprendre comment ils étaient construits. Une des grosses différences avec les mots croisés français, c’est que les suédois peuvent avoir un ensemble de mot comme solution, par exemple un titre de film ou le prénom et le nom d’une personne. Les mots sont alors « séparés » par une flèche rouge.

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Dans les mots croisés suédois, les mots peuvent aussi changer de direction. Je veux dire par là qu’ils peuvent commencer à l’horizontale, puis une petite flèche indique qu’ils continuent à la verticale. Un peu déconcertant au début, mais on s’y fait peu à peu.

Je fais les mots croisés du quotidien Dagens Nyheter. Ceux du lundi sont « faciles » et ceux du dimanche sont les plus « difficiles ». Le niveau de difficulté augmente au fur et à mesure que la semaine avance. Pour l’instant, je n’ai par pu but de résoudre tous les mots croisés. Je me dis que je me trouve encore en phase d’apprentissage et si je ne remplis pas une grille entière, ce n’est pas grave.

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Les constructeurs de mots croisés suédois aiment bien les questions, l’humour et les jeux de mots. Comme par exemple celui-ci très actuel : « On y trouve barack » en trois lettres, c’est évidemment USA, mais une « barack » en suèdois, ça peut aussi être une « baraque » (tout simplement). Ce jeu de mot est simple, mais il y en a des plus durs, et c’est ce que je trouve d’intéressant avec les mots croisés : ça ne fait pas appel qu’à mes connaissances linguistiques et culturelles en général, mais cela me force aussi à penser différemment. C’est cela, je crois, qui fait le plus grand bien au cerveau quand on fait des mots croisés : provoquer des associations inhabituelles.

Le mot de la semaine : « den svenska våren »

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« Vår », en suédois, c’est le printemps.

en vår [ène vôre] = un printemps

våren [vôrène] = le printemps

vårar [vôrare] = des printemps

vårarna [vôrarna] = les printemps

« Svensk », cela signifie suédois (vous l’auriez sûrement deviné). Prononcez bien le s- du début comme un s et non pas comme un z comme bon nombre d’étrangers font.

svensk [svèn(e)sk(e)] = forme en -en

svenskt [svèn(e)skt(e)] = forme en -et

svenska [svèn(e)ska] ) = forme plurielle et définie

« Den svenska våren », le printemps suédois, cela peut-être les bourgeons qui éclatent en à peine quelques jours.

Cela peut-être les crocus qui sortent de leur hibernation souterraine ou des parterres de fleurs sauvages blanches et bleues.

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Cela peut-être des mètres carrés de pelouses qui reverdissent et qui se couvriront bientôt de Suédois pique-niquant et prenant le soleil.

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Cela peut-être aussi un vent glacial qui oblige à renfiler temporairement les gants.

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Rebelle, moi ?

Des fois, je me dis que je suis devenue plus Suédoise que les Suédois. Ou alors, j’avais un penchant suédois avant de quitter la France.

Quand il y a la queue à l’arrêt de bus, je me place au bout de la queue et je m’énerve, dans mon for intérieur, à chaque fois que des gens plein de culot dépassent tout le monde pour se mettre au début de la queue. Comme pas mal de Suédois, je ne dis rien. Je ne dis plus rien depuis le jour où j’ai été traitée de « jävla käring » [yèvla chèring] (= espèce de commère) par deux filles à qui j’avais fait remarquer que la queue « était là-bas ». Rebelle, moi ?

D’accord, j’ai pris du poids en ce début d’année 2009, mais c’est quand même depuis l’an dernier qu’on m’a demandé plusieurs fois si j’étais enceinte. La première fois, je me suis fait répéter la question tellement j’avais du mal à comprendre ce qu’on me demandait. Au début, on rigole doucement et on répond « non, non, pas du tout ». Au bout d’un moment, c’est lassant. Quand une de mes collègues m’a sorti : « Ah pardon, je croyais. C’est que tu avais l’air un peu l’étroit dans ta jupe » avec un grand sourire, j’ai vraiment regretté de ne pas savoir maîtriser l’art de la répartie. Et la dernière fois qu’on m’a posé la question, j’ai tout simplement répondu « non ». J’avais envie de dire : « Dis tout de suite que je suis grosse », mais non, je suis rester polie, je ne voulais pas blesser mon interlocutrice. Rebelle, moi ?

En ce moment au boulot, une grande part des réunions d’équipe a été donné à l’organisation de notre changement de locaux, en juin prochain. Qui aura son bureau où ? Qui accepte d’être en open space ? Quels nouveaux meubles acheter ? Quand deux de mes collègues commencent à se disputer car l’un à un bureau de 3m2 de plus que l’autre, je me demande vraiment où j’ai atterri. La soixantaine tous les deux, et ils n’ont pas mieux à discuter. Je pensais : « non, mais quels enfantillages, j’y crois pas ! ». Mais je n’ai rien dit… Rebelle, moi ?

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Qu’en pensez-vous ? Et que pensez-vous des mes co-blogueurs, sont-ils plus rebelles que moi ? C’est le sujet de la rédac de ce mois-ci :ckankonvaou, Avec nous en Floride…, Le blog de Laetitia Beranger, Le blog d’Orchidee, D’Athènes à Montréal, En direct des iles, Zürichardie, Il était une fois dans le sud…, le Denis Blog, tranche de vie, Chocobox, good.mood, mouton.bergerie, une parisienne à Athènes, Lodi, Gazou, Sur les traces du chevalier ours, Betty looo-les cornus, Le chat qui, Sylvie

Le mot de la semaine: « ägg »

Pâques oblige, je ne peux pas passer sur le phénomène des œufs des Pâques suédois. Il y a tout d’abord les œufs durs qui se mangent en quantité au cours du repas traditionnel (en plus des harengs marinés, des boulettes de viande, des saucisses, des pommes de terre et des « snaps »…) Mais il y a surtout les œufs de grosseur variable, en carton le plus souvent, mais on en trouve aussi en métal, qu’on rempli de « godis » [goudisse] ou bonbons, le plus souvent en forme d’œufs, en chocolat, fourré ou non de pâte d’amande ou autres gourmandises, en sucre, de couleurs et de grosseurs différentes.

Oeufs de Pâques à remplir

Les Suédois sont de gros consommateurs de bonbons ; je crois que j’ai entendu le chiffre de 17 kg en moyenne par personne et par an. Cela semble énorme !

Personnellement, je boude au maximum tout ce qui est bonbon industriel plein de colorants et de produits chimiques et suis très sceptique envers les bonbons qui se disent être traditionnels (et contiennent quand même quelques Exxx …) À la place, je me rabats sur des produits le plus souvent à base de chocolat, de qualité un peu supérieure en espérant ne pas trop me faire avoir.

Oeufs de Pâques remplis de bonbons

Cette année, j’ai acheté un peu plus d’un kilo d’œufs en chocolat … Mon « sambo » a ramené deux œufs énormes du travail, remplis de pralines au chocolat, que nous avons décidé d’offrir à ses parents et à son frère. C’était tout simplement trop que pour nous deux. Il est très possible que j’emmène quelques restes au travail la semaine prochaine, d’une pour ne pas être tentée de tout mangé moi-même, de deux parce que je m’en serais peut-être lassée. 😉

« Ägg » se prononce [ègue] et se décline comme ceci :

ett ägg [ète ègue] = un œuf
ägget [èguète] = l’œuf
ägg [ègue] = des œufs
äggen [èguène] = les œufs

« Œuf en chocolat » se dit « chokladägg » [choklâdègue] et « œuf de Pâques », « påskägg » [pauskègue].

 

Joyeuses Pâques à tous !



Glad påsk allihopa!

[glâde pauske alli’houpa]

Le mot de la semaine : « blommor »

C’est le printemps et nous en avons eu quelque belles preuves cette semaine, avec températures frôlant les 15 degrés, des journées ensoleillées du matin jusqu’au soir et avec le changement d’heure du week-end dernier, on peut vraiment profiter de la lumière du soleil ! Et ce samedi, j’ai pris mon premier « fika » de l’année en terrasse. 🙂

La neige a fondu, il ne reste plus que des tas de graviers ici et là. Pâques approche à grands pas. Les feuillus sont encore bien nus, mais il se passe des choses sous terre quand même. Il suffit d’être patient, bientôt, le printemps explosera dans toutes sa splendeur de verdure, de bourgeons et de fleurs multicolores.

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en blomma [ène blouma] = une fleur
blomman [bloumane] = la fleur
blommor [bloumoure] = des fleurs
blommorna [bloumourna] = les fleurs

En attendant de pouvoir cueillir des fleurs des champs, on peut se procurer de belles tulipes.

en tulpan [ène tulpâne] = une tulipe
tulpanen [tulpânène] = la tulipe
tulpaner [tulpânère] = des tulipes
tulpanerna [tulpânèrna] = les tulipes

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Le mot de la semaine : « våffla »

Il y a très très longtemps en Suède – enfin pas trop trop longtemps non plus quand même : la Suède était christianisée ; on dira donc aux environs de 900-1000 après J.-C –, le 25 mars était connu comme le « varfrudagher », en suédois ancien. Cela signifiait « vårfrudagen » en suédois moderne, non pas que cela vous aide à mieux comprendre de quel jour il s’agissait, mais c’est important de le nommer pour la suite des évènements. « Vårfrudagen », c’est mot à mot, le jour de Notre Dame, le jour de l’Annonciation, en français moderne. Le mot « vårfrudagen » est – allez savoir pourquoi ? – dans la langue populaire devenu « våfferdagen » …. qui est ensuite devenu « våffeldagen ». « En våffla », c’est une gaufre, et voilà pourquoi il est désormais de tradition de manger des gaufres le 25 mars ! (Les germanistes auront peut-être reconnu le mot « Waffel » qui lui-même vient de l’allemand ancien « wafel ».)

Il est bon de noter dès maintenant, pour ne créer aucune déception, que les gaufres suédoises se différencient pas mal des gaufres françaises, ou plutôt belges – rendons à César ce qui lui appartient. Les gaufres suédoises sont plus croustillantes, moins épaisses et en forme de fleur, ou de cœur, si vous séparez les « pétales » les unes des autres. De plus, les gaufres suédoises se servent traditionnellement avec du sucre, de la crème fouettée et de la confiture de fraise – oui, les trois en même temps. Et c’est TRÈS bon ! 🙂

Gaufre suédoise avec confiture et crème fouettée

Personnellement, je varie de temps en temps avec de la confiture d’orange par exemple ou, dernier essai en date, du chocolat noir râpé (qui fond donc sur la gaufre chaude) … et de la crème fouettée bien sûr !

Il y a aussi d’autres variantes. On peut faire des gaufres salées : avec de la carotte rapée ou des épinards hâchés dans la pâte, servies avec de la crème fraîche, des œufs de lump, des crevettes, du saumon fumé, du fromage frais … Les variations sont multiples.

Pour ce qui est des gaufres sucrées, j’ai récemment essayé une variante au chocolat servie avec du sorbet à la framboise et un filet de chocolat noir fondu … Demandez à mes copines de soirée-tricot ce qu’elles en ont pensé ! 🙂

Gaufre au chocolat, sorbet à la framboise

en våffla [ène vaufla] = une gaufre
våfflan [vauflane] = la gaufre
våfflor [vauflore] = des gaufres
våfflorna [vauflorna] = les gaufres

Et pour faire des gaufres-maison – les meilleures ! –, il vous faut un « våffeljärn » [vaufèlyèrne] = un gaufrier, disponible dans toutes les boutiques vendant des articles ménagers, pour quelques centaines de couronnes pour les moins chers.

Le mot de la semaine : « trötthet – trött »

« Trötthet », c’est la fatigue, « trött », c’est l’adjectif fatigué.

De nombreux Suédois ressentent « vintertrötthet » = la fatigue de l’hiver ; d’autres, comme moi, sont « vårtrötta » = fatigués, quand le printemps fait son retour. Ce genre de fatigue est dû à la lumière du soleil. Pour ceux qui sont fatigués, voire dépriment, en hiver, c’est le manque de lumière. Tandis que pour ceux qui sont fatigués au printemps, c’est le retour de la lumière qui pose problème. Problème paradoxal car, même si je ne souffre pas des longues nuits d’hiver suédoises, j’attends souvent avec impatience le retour du printemps, et donc de la lumière. Mais quand elle revient, je suis bonne pour un coup de barre de quelques semaines.

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Petite explication scientifique simplifiée. L’organisme humain est réglé par une « horloge biologique », elle-même réglée par la lumière du soleil. Quand l’œil reçoit la lumière du soleil, un signal est envoyé à la glande pinéale du cerveau qui, elle, règle la sécrétion des hormones du stress et du sommeil. Quand il fait nuit, la sérotonine règle la production de la mélatonine, qui a un effet apaisant. Quand il fait jour, c’est le cortisol qui nous aide à rester éveillés et attentifs. Le changement de la longueur des nuits et des jours dans les pays scandinaves oblige donc l’organisme humain à s’adapter à l’automne à moins de lumière, et au printemps à plus de lumière. Il paraît que les Suédois sont exposés à 20 fois plus de lumière en été qu’en hiver, donc le changement est vraiment énorme. Les gens sont plus ou moins sensibles à ces différentes périodes d’adaptation. Je suis plus sensible à celle du printemps.

Rajoutez à cela la fatigue causée par ma fibromyalgie, et vous imaginez peut-être le résultat … Lundi et mardi dernier, par exemple, je n’avais aucune, mais alors aucune, énergie … Mercredi, ça allait un peu mieux. Jeudi et vendredi, j’avais l’impression de revivre. Mais depuis hier, je me sens de nouveau complètement claquée … Heureusement, c’est passager.

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« Trötthet » se décline comme ceci :
trötthet [treut’hète] = fatigue
tröttheten [treut’hèténe] = la fatigue

Et l’adjectif « trött » comme cela :
trött [treut] (même forme pour les mots en -en et en -et)
trötta [treuta] (forme plurielle/définie)

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