La photo du mois : Bancs publics

Chaque mois, les blogueurs qui participent à La photo du mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

Le thème de la photo du mois de décembre a été choisi par Claude, inspiré par Brassens : Bancs publics.

Décidément, mes photos de l’été dernier semblent une mine inépuisable pour alimenter les thèmes de la photo du mois. 🙂

Ce mois-ci, je vous propose des bancs publics aux formes organiques.

Bancs publics 1

Bancs publics 2

Bancs publics 3

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Thèmes précédents :

  1. Juin : Clé
  2. Juillet : Fenêtre
  3. Août: Soleil
  4. Septembre : Promenons-nous dans les bois
  5. Octobre : Surnaturel
  6. Novembre : Au bout bout du monde


La rédac’ du mois : Sommes-nous peureux ?

Logo La Rédac du mois

Chaque mois, le même jour (le 15), à la même heure (12h), des rédac’ blogueurs écrivent un billet sur un sujet commun. Les sujets sont proposés par les participants puis tirés au sort. Le sujet du mois de décembre est proposé par Vladyk :

Sommes-nous trop peureux ?

Depuis les 20 dernières années, notre société a créé une tonne de protections et de lois pour nous protéger: sommes-nous devenus trop peureux ?

Les participants à la rédac’ de ce mois-ci sont : Agnes, Denis, Julie, Le Gounjou, Levia, Liam, Vinie, Vladyk. Allez aussi lire leur point de vue, et n’hésitez pas à laisser vos commentaires !

J’imagine que cette tendance a un passé bien plus long que seulement 20 ans. Au fur et à mesure que l’être humain gagne en confort matériel, on cherche à le défendre, à le sécuriser, à l’améliorer. On ne veut pas risquer de perdre ces progrès qui facilitent nos vies et qui les ont prolongées, années après années. Notre monde – au moins dans la partie occidentale de la planète – est tellement sécurisé que nous pensons pouvoir nous protéger de tout. On peut penser que cela mène parfois à l’absurde, mais moins nous sommes exposés aux dangers, moins nous y sommes habitués. Et quand un risque surgit, nous nous en étonnons presque, quand un accident arrive, nous en sommes choqués. Ne parlons pas des catastrophes, naturelles ou non …

Je pense à exemple bien précis auquel j’ai réagit il y a quelques années quand il est survenu un débat en Suède sur la sécurité des aires de jeux pour enfants. On voulait remplacer le sable et le gravier par un sol en plastique pour que les enfants ne se blessent pas quand ils tombaient. Dans ce cas précis, je ne suis pas sûre que ce soit un exemple à suivre. Un enfant se blessera toujours à un moment ou à un autre, c’est inévitable, et cela fait en quelque sorte partie de son éducation : c’est en faisant des erreurs que l’on apprend. C’est en accumulant les expériences, bonnes et mauvaises, que nous faisons des progrès. Il n’est donc pas besoin d’avoir peur pour tout et n’importe quoi.

Mais je ne sais si nous pouvons dire que nous sommes devenus plus peureux. Il est finalement compréhensible de vouloir nous protéger contre toute sorte de danger. C’est notre instinct de survie qui nous pousse à créer un environnement de vie aussi sûre que possible, dans notre civilisation comme dans les civilisations dites ”primitives”, ou ”moins développées”.

Dans notre monde high-tech, nos besoins les plus vitaux sont pourvus de telle manière que nous les prenons pour acquis. Nous pensons rarement à la chance que nous avons par rapport à bien d’autres peuples de la planète. Notre confort nous est tellement évident que nous en demandons encore et encore. Et c’est ainsi que nous nous procurons des assurances qui sont pratiquement impensables dans d’autres pays : je pense à l’assurance-maladie, l’assurance-chômage, les assurances privées pour nos biens mobiliers et immobiliers, tout cela pour nous assurer un certain niveau de vie.

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Le mot de la semaine : « julbock »

Le « julbock » (ou « bouc de Noël ») est une des figures typiques du Noël suédois. Son origine remonte à la période pré-chrétienne : en effet, selon la mythologie nordique, ce sont des boucs qui tirent le char de Thor. C’est à partir du XVIIème siècle que l’on a commencé à fabriquer des petits boucs ou des petites chèvres en paille, matériel qui peut aussi rappeler la tradition de la crèche chrétienne. Au XIXème siècle, c’est le « julbock » qui distribuait les cadeaux de Noël. Aujourd’hui, cette tâche revient au Père Noël et à ses lutins, et le bouc de Noël est devenu une décoration de Noël.

en bock [ène boque] = un bouc

bocken [boquène] = le bouc

bockar [boquare] = des boucs

bockarna [boquar(e)na] = les boucs

***

julbocken [yuleboquène] = le bouc de Noël

(À ne pas confondre avec : julbok [yulebouque] = livre de Noël ! :-)]

***

Gävlebocken [yèvléboquène] = le bouc de Gävle

Le bouc géant de Gävle, « Gävlebocken », une ville situé à environ 200 km au nord de Stockkholm, est devenu tristement célèbre de part le fait qu’il fait rarement long feu. Je l’admet : le jeu de mot est très mauvais… En effet, des personnes mal intentionnées ou à l’humour douteux ont l’habitude de le saboter en le mettant en feu. Ce n’est pas le bouc en lui-même qui est célèbre finalement, même internationnellement, mais le fait qu’il brûle presque tous les ans.

« Julbocken » à Svindersvik, Nacka, en décembre 2010.

« Gävlebocken » a été imprégné pour la première fois en 2006, mais l’effet mouillé que cette mesure lui donnait n’a pas plu au habitants de Gävle, et depuis 2008, on essaye de trouver d’autres solutions, comme par exemple de le faire surveiller 24h/24 par des gardes. Les webcams apparurent dès 1996. Au pire, il a brûlé avant même d’être mis en place sur la place du château de Gävle, « Slottstorget », le premier dimanche de l’avent. Au mieux, il a tenu jusqu’au Nouvel An. Parfois, il a été remplacé. En 45 ans (le premier date de 1966), il n’a survécu au feu que 12 fois. Cette année, il a brûlé dans la nuit du 2 décembre.

« Julbocken » à Svindersvik, Nacka, en décembre 2011…

Le mot de la semaine : « fotografi »

Je n’ai pas besoin de traduire le mot de la semaine, mais une explication quant à sa déclinaison s’impose.

« Fotografin » signifie photographie dans le sens de la technique ou de l’art en lui-même : par exemple « fotografins historia » = l’histoire de la photographie.

Tandis que « fotografiet » désigne la photographie dans le sens de l’objet en lui-même, la photo sur papier.

« Fotografiet » se décline de manière atypique, c’est en effet un substantif en « ett », mais qui se décline au pluriel comme les substantifs en « en » :

ett fotografi [ète foutografi] = une photographie

fotografiet [foutografiète] = la photographie

fotografier [foutografière] = des photographies

fotografierna [foutografièr(e)na] = les photographies

On utilise, tout comme en français, souvent l’abréviation « foto ». Et là, la déclinaison suis normalement celle des mots en « ett » :

ett foto [ète fouto] = une photo

fotot [foutote] = la photo

foton [foutone] = des photos

fotona [foutona] = les photos

Si cela vous semble trop compliqué à mémoriser, vous pouvez également utiliser le mot « bild » = image, qui suit la déclinaison régulière des substantifs en « en » :

en bild [ène bilde] = une image

bilden [bildène] = l’image

bilder [bildère] = des images

bilderna [bildèr(e)na] = les images

Le verbe « fotografera » se conjugue ainsi :

jag fotograferar [jâgue foutograférare] = je photographie

jag har fotograferat [jâgue ‘hare foutograférate] = j’ai photographié

jag fotograferade [jâgue foutograféradé] = je photographiais

jag ska fotografera [jâgue ska foutograféra] = je photographierai

On peut aussi utiliser le verbe « fota » :

jag fotar [jâgue foutare] = je photographie

jag har fotat [jâgue ‘hare foutate] = j’ai photographié

jag fotade [jâgue foutadé] = je photographiais

jag ska fota [jâgue ska fouta] = je photographierai

Ou encore « ta ett foto » ou « ta en bild » = prendre une photo :

jag tar ett foto/en bild [jâgue tare ète foto/ène bild] = je prends une photo

jag har tagit ett foto/en bild [jâgue ‘hare taguite ète foto/ène bild] = j’ai pris une photo

jag tog ett foto/en bild [jâgue tougue ète foto/ène bild] = je prenais une photo

jag ska ta ett foto/en bild [jâgue ska ta ète foto/ène bild] = je prendrai une photo

Si vous venez prochainement à Stockholm, je vous recommande vivement d’aller visiter le Moderna Museet qui a mis en réserve toutes ses peintures, sculptures et autres installations pour laisser place à une partie de sa collection photographique, qui est immense et magnifique !

Le changement de décor, intitulé ”Une autre histoire”, s’est déroulé en trois phases et l’accrochage est fait dans un sens chronologique inversé, tout comme l’était la collection permanente.

À partir de février 2011, la première partie, ”Sous l’emprise de l’appareil photo (1970-2010)” montre comme on a utilisé la photographie, non plus pour montrer la réalité, mais pour étudier la notion d’identité, bien souvent construite.

Avant l’été, on ouvrait la deuxième partie, ”Voir le monde (1920-1980)”, qui se concentre sur le caractère documentaire de la photographie.

Puis récemment, la troisième partie, ”Inscrit dans la lumière (1840-1930)”, expose les débuts de la photographie avec entre autres des daguerrotypes, calotypes, impression à l’albumine et autres expériences photographiques.

En 1971, on créa un nouveau département au sein du Moderna, le Fotografiska Museet, dont la collection se basait essentiellement sur l’acquisition par l’État suédois en 1964 et 1965 de deux grandes collections photographiques : ”The Helmut Gernsheim Duplicate Collection” et celle de Helmer Bäckström. La collection du Fotografiska Museet fut, lors d’une réorganisation du Moderna, intégrée dans les autres collections du musée. Même si la photographie n’était pas très présente dans l’ancien accrochage des collections permanentes du Moderna (quelques expositions temporaires de photos ont été organisées), on continuait à acquérir des œuvres photographiques, si bien que la collection photographique du Moderna compte aujourd’hui environ 100 000 œuvres.

L’accrochage actuel est ouvert au public jusqu’au 19 février 2012. En rapport avec cet acrochage, deux catalogues ont été publiés : ”Another story” (une édition en suédois et une autre en anglais) et ”Åter till verkligheten” (une édition suédo-anglaise, = ”Retour vers la vérité”). En 2012, les collections permanentes seront de retour, mais d’une autre manière, et intègreront plus amplement l’art de la photographie.

En attendant, si vous voulez voir les pièces maîtresses du Moderna, il vous faudra vous rendre à Malmö où le Moderna Museet Malmö montre des œuvres de Nils Dardel, Henri Matisse, Sigrid Hjertén, Fernand Léger, Constantin Brancusi, Alexander Calder, Siri Derkert, Issac Grünewald, Paul Klee, Pablo Picasso etc…

Un autre lieu de la photographie à Stockholm est, depuis l’an dernier, Fotografiska. Pas ”Fotografiska museet”, seulement ”Fotografiska”, car il s’agit plutôt d’une galerie, privée, sans collection, qui propose le plus souvent trois expositions en même temps, le tout plusieurs fois par ans. Depuis son ouverture j’y ai vu des expositions de photographes aussi divers que Annie Leibovitz, Lennart Nillson, Albert Watson, Robert Mapplethorpe, Vee Speers etc. Jusqu’au 8 janvier, vous pourrez par exemple y admirer les photos superbes d’animaux sauvages africains de Nick Brandt. C’est un endroit que j’apprécie beaucoup, abrité dans un bâtiment industriel (ancienne douane portuaire) en brique rouge du début du XXème siècle dessiné par l’architecte suédois Ferdinand Boberg. La vue depuis le restaurant sur Gamla Stan et Skeppsholmen est magnifique en toute saison et on y mange très bien !

Le mot de la semaine : « ringaren »

« Ringaren » est un substantif issu du verbe « ringa » = sonner (les cloches, à la porte, téléphoner etc…). « Ringaren » peut donc se traduire par « sonneur ». Dans le contexte de ce billet du mot de la semaine, il s’agit du sonneur de Notre-Dame, Quasimodo.

en ringare [ène ringaré] = un sonneur

ringaren [ringarène] = le sonneur

ringare [ringaré] = des sonneurs

ringarna [ringar(e)na] = les sonneurs

(le segment -ing se prononce comme dans ”camping”)

L’Opéra Royal de Stockholm a mis en scène le héros de Victor Hugo dans un ballet néo-classique très réussi. La production est essentiellement suédoise. Le chorégraphe Pär Isberg (suédois, né en 1955) et le compositeur Stefan Nilsson (suédois, né en 1955, a aussi écrit de nombreuses bandes originales de films) semblent avoir travailler en parfait symbiose pour parvenir à communiquer au public, par l’intermédiaire des pas de danse et de la musique, l’histoire et les sentiments des différents personnages. Il n’était pas nécessaire de connaître l’histoire à l’avance pour comprendre ce qui se passait sur la scène, et le tout sans un seul mot…

© Alexander Kenney/Kungliga Operan

La scénographie, dûe à Bo-Ruben Hedwall (suédois, né en 1938) et les costumes, dûs à Jérôme Kaplan (français, né en 1964), s’intégraient parfaitement. Dans le domaine scénographique, j’ai particulièrement aimé la manière de faire vibrer le décor pour simuler les cloches qui sonnent. Tous les costumes étaient magnifiques – inspiration moyenâgeuse mélangée à un style relativement moderne – mais ceux qui m’ont le plus impressionnée étaient les gargouilles : l’effet donné par leurs silhouettes à la fin du ballet était magnifique !

© Alexander Kenney/Kungliga Opera

J’ai vu ce ballet vendredi ; ce soir-là, AdiLiJiang Abudureheman dansait à merveille le rôle de Quasimodo et Nadja Sellrup celui d’Esmaralda. Leur pas de deux dans le clocher, après que Quasimodo ait sauvé Esmaralda de l’exécution, était très émouvant !

© Hans Nilsson/Kungliga Operan

(Les photos sont issues du site de l’Opéra Royal.)

La rédac’ du mois : L’arbre des possibles

 

Logo La Rédac du mois

Chaque mois, le même jour (le 15), à la même heure (12h), des rédac’ blogueurs écrivent un billet sur un sujet commun. Les sujets sont proposés par les participants puis tirés au sort. Le sujet du mois de novembre est proposé par Julie :

L’arbre des possibles

Chaque jour nous prenons des décisions qui orientent notre vie, à petite ou grande échelle. Si on dit souvent que les regrets ne font pas avancer, on se demande souvent ce que serait notre vie, si à un moment donné, on avait pris un autre chemin, une autre décision… Prenez un moment clé de votre vie, et décidez maintenant d’entrevoir ce qu’aurait été votre vie en suivant l’autre panneau !

Les participants à la rédac’ de ce mois-ci sont : Agnes, Denis, Julie, Le Gounjou, Liam, Vinie, Vladyk. Allez aussi lire leur point de vue, et n’hésitez pas à laisser vos commentaires !

Vous souvenez-vous des ”romans dont vous êtes le héros” de votre enfance ? L’histoire se construisait en fonction de vos choix au fil de votre aventure. On pouvait aussi revenir en arrière et choisir un autre chemin pour voir comment l’aventure pouvait se développer d’une autre manière.

Il m’arrive de voir la vie de cette manière-là. On peut rarement revenir en arrière ; ce qui est fait est fait et il faut parfois en vivre les dures conséquences. Mais il n’en reste pas moins que la vie est un chemin, plus ou moins sinueux, qui évolue au fil de nos choix. Regarder en arrière de temps en temps pour examiner le chemin parcouru n’est pas toujours désagréable : ça permet de prendre un peu de distance et de hauteur, quand on a besoin de prendre une pause ou avant de prendre une décision importante. Et en même temps de se rendre compte de ce que nous avons accompli, ce qui est rarement négligeable.

Regarder de l’avant n’est pas mal non plus : examiner les différentes possibilités qui s’offrent à nous en fonction des choix que l’on peut faire. Cela devient en quelque sorte la ”vie dont vous êtes le héros”. Car finalement, il n’y a que moi qui puisse diriger mes pas dans la direction que je choisis. Personne d’autre ne peut le faire à notre place, même si nous sommes parfois influencés par des faits ou des personnes. Nous appartenons malgré tout à une société : nous ne sommes pas complètement indépendants les uns des autres. Mais nous avons bien souvent la possibilité de faire des choix personnels et c’est à travers ces choix que nous édifions notre vie.

Je me demande parfois ce que je serai devenue si j’étais restée en France et j’ai énormément de mal à m’imaginer le tableau. Dans un sens, c’est une sorte de confirmation que j’ai bien fait de prendre la décision un jour de partir m’installer en Suède, pas sur un coup de tête, mais presque. Ce n’est en aucun cas une erreur de jeunesse, je ne regrette rien de ce choix et je le referais si c’était à refaire. De la même manière, j’ai énormément de mal à m’imaginer un retour en France, et c’est bien la confirmation que je me plais plutôt bien ici (même si la vie n’est pas rose tous les jours) et que je suis bien intégrée ici.

Mon arbre suédois des possibilités (un bouleau ?) est bien tout simplement mieux enraciné que mon arbre français (un chêne ?)

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La photo du mois : Au bout du monde

Chaque mois, les blogueurs qui participent à La photo du mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

Le thème de la photo du mois de novembre a été choisi par Alice : Au bout du monde

Au bout du monde

Ce bout du monde n’est situé qu’à 50 km au sud de Stockholm, mais pour moi qui ne me déplace pratiquement qu’en transport en commun, cela fait un voyage de presque 2 heures en bus-métro-2 trains de banlieue-bus.

 

Mais c’est aussi un bout du monde où il fait bon se ressourcer, assis dans l’herbe, à écouter le clapotis des vagues contre les rochers et le bruissement du vent dans les roseaux. Quand une volée d’oies sauvages passe dans les cieux en cacardant, cela vous met les larmes aux yeux tellement c’est beau…

Et je suis sûre que vous découvrirez d’autres endroits magnifiques en allant faire le tour des bouts du monde de mes co-photoblogueurs :

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Le mot de la semaine : « besvikelse »

La vie n’est pas toujours facile et parfois, elle déçoit énormément…

Il y a quelque temps, j’avais fait part de mon intérêt à participer à une étude scientifique lancée par l’Institut Karolinska qui a pour but d’analyser les effets de la relaxation et de la musculation sur 40 patientes atteintes de fibromyalgie.

Après un premier contact téléphonique et une batterie de questions pour s’assurer que je ne souffrais pas d’autres maladies (rhumatismes, problèmes cardiaques, sclérose etc), on m’avait convoquée à une première visite médicale.

En vue de cette première visite, on m’avait informée que je devais arrêter mon traitement médicamenteux 48 h avant pour ne pas fausser les différents prélèvements qui allaient été faire. Cette visite était à l’origine prévue pour vendredi dernier et comme je partais à Dublin deux jours, je ne m’étais pas chargée de mes médicaments. Mais juste avant le décollage, on me téléphone pour déplacer le rendez-vous au mercredi de cette semaine.

Un fois rentrée de Dublin, je me suis dit que c’était (peut-être ?) un peu bête de reprendre mes médicaments pour trois jours et arrêter de nouveau dès lundi, donc j’ai fait au total une pause d’une semaine.

Je ne vous ferais pas de description en détails des conséquences de cette pause. Toujours est-il que je n’allais pas bien du tout : insomnie, constamment mal au coeur, plus de douleurs que d’habitude … Je sais qu’il ne faut pas arrêter de prendre les médicaments que je prends depuis plusieurs années du jour au lendemain (antidépresseur tricyclique et antiépileptique), mais venant de personnel de santé, je me disais qu’ils savaient de quoi ils parlaient …

Arrive le jour de la visite médicale. La femme-médecin qui me reçoit m’apprend que j’ai été mal informée : je n’aurais dû arrêter que mon médicament anti-douleurs, pas les autres … Elle me présente ses excuses en m’expliquant qu’elle avait délégué aux kinésithérapeutes (qui plus tard vont conduire les séances de muscu) le soin de prendre contact avec les patientes et qu’elles avaient mal interprété les instructions qu’elles avaient reçu au sujet des médicaments … OK, j’ai donc vécu un enfer pendant une semaine pour rien…

La femme-médecin me demande ensuite quelles zones de douleurs sont les plus problématiques pour moi au quotidien. Je les marque sur un croquis du corps humain. Elle remarque que je ne mentionne pas le dos, le long de la colonne vertébrale ; je lui réponds que des douleurs y surgissent de temps en temps, mais que ce n’est pas le plus problématique pour moi. La chercheuse qui dirige cette étude scientifique est intransigeante : des douleurs problématiques le long de la colonne vertébrale sont une condition sine qua non pour être admise dans le panel de patientes. On me remercie donc pour ma participation, mais elle s’arrête là : je ne remplis pas toutes les conditions pour faire partie de l’étude.

Ok, j’ai donc vécu un enfer pendant une semaine pour … rien, absolument rien …

Moi qui comptais sur cette étude pour en apprendre plus sur ma situation du côté santé, moi qui était prête à prendre sur mon temps de travail pour faire de la muscu ou de la relaxation deux fois par semaine, pendant 15 semaines, on me refuse car je n’ai pas mal au ”bon endroit”.

en besvikelse [ène bèss(e)vikèl(e)sé] = une déception
besvikelsen [bèss(e)vikèl(e)sène] = la déception
besvikelser [bèss(e)vikèl(e)sère] = des déceptions
besvikelserna [bèss(e)vikèl(e)sèr(e)na] = les déceptions

PS : J’ai repris mes médicaments depuis mercredi soir et mon état s’améliore petit à petit, je dors de nouveau et c’est définitivement le plus important.

Le mot de la semaine : « på Irland »

NB : J’ai rédigé cet article à l’aide de mon iPhone et les possibilités de redimensionnement des photos sont limitées, comme vous le remarquez. Le problème est en cours de résolution.

L’Irlande est une île – « en ö » [ène eu] – et en suédois, on dit qu’on est ”sur une île” = « på en ö » [pau ène eu], même si l’île est un pays. On ne dit donc pas qu’on est ”en” Irlande mais ”sur” l’Irlande = « på Irland » [pau irelande].
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Mardi soir, je me suis envolée pour Dublin avec cinq de mes collègues pour un voyage d’études de deux jours. Petite correction : nous avons bien travaillé mercredi avec nos collègues de la National Gallery et jeudi matin, nous nous sommes baladé en ville et avons fait du shopping avant de repartir dans l’après-midi (pendant que notre chef retournait travailler à la National Gallery).

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Ce voyage dépassa nos attentes : le contact est très bien passé avec nos collègues irlandais et les échanges furent très enrichissants ; le temps était parfait (pas une goutte de pluie, ni trop chaud ni trop froid, et même un beau soleil au moment de notre départ) ; les Irlandais sont des gens plein d’humour, facile à approcher, polis et aimables. J’ai aimé l’architecture dublinoise où la brique domine, les portes multicolores, le mélange réussi d’ancien et de moderne, les lampadaires à volutes, les fenêtres à vitraux, …

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Nous sommes arrivés relativement tard mardi soir à Central Hotel (Exchequer Street) où nous logions. Après avoir déposé nos valises dans nos chambres respectives, nous nous sommes affalé dans les fauteuils et canapés cosy de Library Bar, au-dessus de la réception, pour achever tranquillement la journée. Mes collègues ont pris des bières, j’ai jeté mon dévolu sur un jus de cranberries et une tisane à la camomille.

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Mon appréciation de cet hôtel : beau bâtiment, beaucoup de boiseries, moquettes partout, à l’exception de la salle de bains. Ma chambre donnait sur une rue plutôt bruyante la nuit (les visiteurs sortant des pubs tard le soir étaient relayés par les éboueurs et autres camions) et un peu trop chauffée à mon goût, mais le lit était confortable. Le petit déjeuner par contre était une grosse déception, qui ne valait pas du tout les 10 € requis. :-@

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Mercredi matin, nous nous sommes rendus à pied à la National Gallery. (Nous nous sommes d’ailleurs déplacés seulement à pied, à l’exception du transfert depuis et vers l’aéroport – mes pieds s’en souviennent …) Nous avons discuté avec nos collègues des changements auxquels nos deux musées font face actuellement, changements dûs aux projets de rénovation.
À midi, nous avons déjeuné au café Bewleys (Grafton Street), pour ma part un sandwich ”bap” au poulet (servi avec des chips).
L’après-midi, nous sommes retournés à la National Gallery pour visiter les collections irlandaises et européennes.

Nous avons ensuite visité la célèbre bibliothèque de Trinity College : on ne pouvait pas passer à Dublin sans voir le Book of Kells ; la Long Room était impressionnante dans sa longueur, hauteur et par le nombre de livres qu’elle contenait ! (Il était interdit de prendre des photos, mais une recherche sur Google vous donnera une idée. De même pour le Book of Kells.)

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Avant d’aller dîner, nous avons pris une bière au pub The Stag’s Head (Dame Lane) – une Guinness pour moi, bien sûr !

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On nous avait recommandé de dîner au Pig’s Ear pour manger ”irlandais”, mais sans réservation au préalable, il nous fut impossible d’y entrer. Nous nous sommes rabattus sur le restaurant Fallon & Byrne, à deux pas de l’hôtel, et nous ne l’avons pas regretté ! Pour ma part, je me suis régalée de cannellonis à la courge gratinés au fromage de chèvre dans un velouté de blettes et d’épinard et d’un ”Knickerbocker Glory” en guise de dessert (fruits frais, glace à l’amaretto et crème chantilly). Nous avons achevé la soirée dans un autre pub – et un Bailey’, un !

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Jeudi matin, nous n’avons pas répété notre erreur de la veille ; nous sommes retourné à Fallon & Byrne pour une petit déjeuner certes moins conséquent, mais tout aussi rassasiant, moins cher et bien meilleur : un bol de granola déliceux, avec du yaourt et des fruits frais, et du thé. Puis nous nous avons fait du shopping dans Grafton Street et Nassau Street.

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Avant de repartir vers l’aéroport, nous avons déjeuné au Pygmalion Café, dans Powerscount Center, où je me suis régalée d’une salade de jeunes pousses d’épinard et de cranberries. Je suis retournée à Fallon & Byrne pour m’acheter une tarte à la rhubarbe pour mon goûter à bord de l’avion (accompagné d’une tasse de thé Ryanair).

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La rédac’ du mois : Les machines et nous

 

Logo La Rédac du moisChaque mois, le même jour (le 15), à la même heure (12h), des rédac’ blogueurs écrivent un billet sur un sujet commun. Les sujets sont proposés par les participants puis tirés au sort. Le sujet du mois d’octobre est proposé par Lodi:

Les machines et nous

Les progrès de la science ont permis à des machines incroyables de voir le jour, des machines qui dépassent parfois la science fiction. Certains programmes inspirent la crainte, mais d’autres font simplement sourire. Et vous: admiration, peur… ou ennui ?

Les participants à la rédac’ de ce mois-ci sont : Agnes, Julie, Le Gounjou, Liam, Vladyk. Allez aussi lire leur point de vue, et n’hésitez pas à laisser vos commentaires !

Il y a peu, j’ai eu l’occasion de revoir la présentation que Steve Jobs avait fait de l’iPhone au moment de son lancement, en 2007. (Merci Youtube !)

À vrai dire, je ne me souviens pas si j’avais vu cette vidéo à l’époque. Mais de le revoir maintenant m’a fait prendre conscience du caractère révolutionnaire de cet objet qui a réellement changé la vie de bon nombre d’entre nous.

J’ai toujours été un fan de Apple, et je le dois à mes parents. Quand j’étais petite, nous n’avions pas de télé à la maison, mais un Macintosh. 🙂 Je passais des heures devant ce petit écran ! Plus tard, j’y mettais mes notes de cours au propre, j’y rédigeais mes rédactions.

Pour des raisons économiques, j’ai faussé compagnie à Apple quelques années. Mais dès que j’ai eu l’occasion, je me suis procurée d’abord un iPod, puis un iPhone (j’en suis maintenant à mon deuxième), puis MacBook Pro. J’ai toujours besoin de quelques minutes d’adaptation chaque lundi matin quand je m’assois devant mon PC au travail… 😉

Ce que j’apprécie le plus chez Apple, c’est la simplicité d’utilisation de leurs produits, leur interactivité, leur ingéniosité. Je n’ai jamais été de celles qui changent de téléphone portable tous les 6 mois, mais je m’en lassais rapidement et ressentais effectivement le besoin d’une ”mise à jour”. Par contre, je ne me lasse jamais de l’iPhone et c’est grâce aux multiples applications que l’on peut télécharger, dont une grande majorité gratuitement, et qui simplifie largement ma vie. Mon iPhone n’est pas simplement un téléphone, c’est un mini-ordinateur qui me suit et m’assiste quotidiennement.

Et voici la prochaine révolution-iPhone, ”boom” ! 😉

Je suis plutôt d’humeur optimiste, l’avenir ne me fait pas forcément peur. On peut bien sûr garder une attitude relativement critique face aux nouvelles découvertes et innovations technologiques et essayer de voir les conséquences positives et négatives de ces nouvelles ”machines”.

Mais dans le cas du développement des ”smartphones”, la seule petite réticence que je ressens touche les éventuelles conséquences des émissions radio de tous ces réseaux sans fils dont nous nous entourons de plus en plus, inévitablement. Les avis à ce sujet sont très partagés, les études se réfutent les unes après les autres. On ne verra ces conséquences peut-être que dans 50 ans.

En attendant, pour ma part, les avantages que me procurent ma ”machine préférée” surpassent ma peur, qui n’est peut-être qu’irrationnelle, et ils la surpassent tant que je préfère l’ignorer. L’avenir me contredira peut-être, mais tant pis …

Cet article n’est pas sponsorisé par Apple. 🙂

Si vous aussi avez envie de vous prêter à ce jeu d’écriture qu’est la rédac’ du mois, n’hésitez pas à cliquer sur ce lien pour vous inscrire.

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