Kategoriarkiv: Le mot de la semaine 2008—2013

Le mot de la semaine : « vikt »

Je sais que ce mot ne va pas plaire à tout le monde, mais je pars du principe que ceci est MON blog et que j’y raconte ce que je veux. Na ! 🙂

Après quelques années passées en Suède, et surtout après avoir emmenagé avec mon « sambo » dans notre propre appartement, il était notable que j’avais pris du poids. J’aime cuisiner, j’aime la bonne nourriture. Cele ne veut pas dire que je me goinfre et mange n’importa quoi, mais je ne suis vraiment pas du genre à faire des régimes yoyo et à me laisser mourir de faim pour perdre du poids. Il y a quelques temps, j’ai commencé à lire Montignac. J’ai suivi sa méthode et je suis revenue à un niveau raisonnable. Puis j’ai lâché un peu les brides …et j’ai repris du poids, évidemment.

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Entre temps, j’ai quand même appris à être plus sévère dans mon choix d’aliments : pas de sucre ajouté (il y en a partout dans les produits alimentaires suédois, même dans le jambon et les saucisses), pas de réhausseur de goût, avec un minimum d’additifs E. Et volontiers bio si la différence de prix n’est pas énorme. J’ai aussi appris à apprécier la nourriture d’une autre manière. Par exemple, si j’ai faim un soir en rentrant du boulot, je ne me précipite pas dans un Pressbyrå pour acheter un « kanelbulle » car je sais qu’ils sont très médiocres et qu’ils n’en valent ni le prix ni la peine. Je suis tout simplement devenue plus exigeante et je veux maintenant de la qualité.

Mais le fait est que j’étais en surpoids (70 kg pour 1,64m), léger d’accord, mais quand même… Il n’y a pas seulement que mon image dans le miroir que j’ai du mal à accepter, avec des bourrelets ça et là et pas mal de cellulite sur les cuisses. J’ai encore plus de mal à accepter de ne plus rentrer dans mes vêtements de taille 38 ou même 40. Actuellement, je ne rentre que dans deux pantalons (un troisième a mystérieusement disparu et ça m’embête vraiment), et encore je suis pas mal serrée dans l’un d’entre eux. Mon ventre ne rentre pas dans les autres … 🙁 Je me rabats donc sur mes robes assez larges à la taille. Mais ça ne va pas pouvoir être possible dans quelque temps, car plus l’hiver suédois approche, plus je vais avoir froid, malgré des collants et des chaussettes qui montent au-dessus des genoux. Enfin, j’en ai marre des gens qui croient que je suis enceinte … 🙁

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Il fallait donc que je fasse quelque chose et au boulot, nous avons eu la possibilité de nous inscrire à groupe WeightWatchers. Un programme de 12 semaines coûte 1595 kr (environ 160 €) mais nous pouvons utiliser notre subvention de prévention-santé pour le payer ; chaque employé à droit à 1500 kr/an pour couvrir les frais de carte de gym ou autre activité sportive. WeightWatchers n’est pas du sport à proprement parler (même s’il est fortement recommandé de faire du sport en même temps) mais ça contribue sans aucun doute à améliorer la santé des employés. Donc voilà, seulement 95 kr seront retirés de ma prochaine fiche de paye.

On peut se dire que le programme WeightWatcher apprend surtout à manger avec bon sens, mais parfois, on a besoin de ce petit coup de pouce et de soutien pour y arriver. Depuis maintenant deux semaines, je compte donc les points de tout ce que je mange. (Mon « sambo » s’y est mis aussi !) Après une semaine, j’avais déjà perdu 1,4 kg. Mardi prochain (nous nous rencontrons tous les mardis matins), je suis sûre que la balance montrera que j’ai encore perdu. Peut-être pas autant, mais je sais que la courbe est dans le bon sens maintenant. Et puis après avoir repris le sport depuis maintenant trois mois, il serait temps que cela commence à faire de l’effet aussi !

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Poids, en suédois, se dit « vikt »et c’est un mot simple à décliner :

en vikt [ène vikte] = un poids

vikten [viktène] = le poids

vikter [viktère] = des poids

vikterna [viktér(e)na] = les poids

La forme plurielle s’utilise aussi pour désigner les poids au’on utilise par exemple en musculation pour augmenter la résistance.

« Gå ner i vikt » [gô nère i vikte] veut dire « perdre du poids » tandis que « gå upp i vikt » [gô upe i vikte] signifie « prendre du poids ». Et WeigthWatchers en suédois se dit « ViktVäktarna » [viktevèktarna], de « vikt » + « väktare » = vigile, gardien.

À partir de « vikt », on peut aussi construire un adjectif : « viktig », qui signifie « important ».

Je peux donc conclure cet article en disant que : « Att gå ner i vikt är viktigt för mig » [ate gô nère i vikte ère vik(e)tik(e)te feure mèye] = « perdre du poids est important pour moi ». Pour le moment en tout cas. Après, une fois le but atteint, il faudra que je m’y tienne. Mais c’est une autre histoire. 🙂

Le mot de la semaine : « klanta sig »

Pendant quelques jours, à la fin du mois d’octobre et au début du mois de novembre, vous – mes fidèles lecteurs – avez sûrement remarque mon blog n’était plus accessible. La faute était entièrement la mienne : j’avais pensé à prolonger l’hébergement du blog, mais pas le domaine … Oui, c’est embarrassant, bête, digne d’une débutante sur internet (que je ne croyais plus être). « Jag har klantat mig », en suédois : je me suis plantée, j’ai fait une bêtise.

Le verbe, réflexif, se conjugue de manière régulière :

jag klantar mig [jâgue klantare mèye] = je me plante

jag har klantat mig [jâgue ’hare klantate mèye] = je me suis plantée

jag klantade mig [jâgue klantadé mèye] = je me plantais

jag ska inte klanta mig [jâgue ska in(e)té klanta mèye] = je ne me planterai pas

L’adjectif est facile à former à partir du verbe, en rajoutant –ig à la fin de la racine du verbe = « klantig » [klantigue] (ballot, lourdaud, godiche, empoté, d’après mon dico).

La solution au problème était simple : un petit coup de carte bancaire sur internet et le blog était de nouveau en ligne dans la seconde qui suivait. Pour mon plus grand bonheur, et le vôtre aussi, je l’espère !

À la semaine prochaine pour de nouvelles aventures !

PS: Vous vous demandez peut-être comment on conjugue le verbe aux autres personnes, avec le pronom réflexif ?

du klantar dig [du klantare dèye] = tu te plantes
han/hon klantar sig [’hane/’houne klantare sèye] =il/elle se plante
vi klantar oss [vi klantare osse] = nous nous plantons
ni klantar er [ni klantare ère] = vous vous plantez
de klantar sig [dome klantar sèye] = ils/elles se plantent

Vous remarquez donc que le pronom se place après le verbe conjugué (et non pas avant comme en français).

Une petite précision quand à la prononciation de « sig » : quand un s vient après un r, les Suédois de certaines régions, comme à Stockholm par exemple, prononcent les deux lettres ensemble et cela forme un son qui ressemble à « ch » : [’han klantar_chèye]. Que la combinaison « rs » soit dans le même mot ou à la fin et au début de deux mots n’a aucune importance. Au niveau de la prononciation, les deux lettres se suivent et « se fondent » en un seul son. (Je ne me souviens plus du terme spécifique en phonétique qui décrit ce phénomène …)

Le mot de la semaine (dernière) : «alla helgons dag»

091101_1« Alla » [ala] signifie « tous », « helgon » [´hél(e)gon(e)] saint et « dag » [dâgue] jour. Le -s final de « helgon » est la forme génitive ; comme en anglais en quelque sorte, mais sans apostrophe : il fait partie du mot. Traduit mot-à-mot, cela donne : le jour de tous les saints, soit la Toussaint, comme nous disons en français.

En Suède, c’est un jour ferié mobile qui tombe, depuis 1953, toujours un samedi, entre le 31 octobre et le 6 novembre. Le 1er novembre n’est pas férié et s’appelle « allhelgonadagen » [al´hèl(e)gonadâgène], ce qui veut dire … la même chose que « alla helgons dag ». 🙂 Pas de jour férié donc pour cette période-là de l’année, mais la plupart des Suédois qui travaillent dans le secteur public sont en général libres à partir de 12h/13h le vendredi précédent « alla helgons dag ».

En Suède, on fête la Toussaint en se rendant sur les tombes des défunts de la famille où on allume des bougies qui brilleront tout le week-end au moins. C’est très joli à voir, presque féérique, d’autant que la nuit tombe tôt en ce moment.

Depuis le temps que je me dis que je devrait aller faire un tour à Skogskyrkogården juste ce jour-là… Mais c’était raté pour cette année aussi. Espérons pour l’an prochain …

Je ne peux donc pas vous montrer d’images de ce cimetière mais je vous conseille d’aller faire un petit tour sur le site de Stockholm – Guide pratique de la capitale suédoise pour vous faire une petite idée. 🙂

Le mot de la semaine : « syjunta »

091025bis_3Voici un mot qui se décompose de la manière suivante : « sy » = coudre et « junta » = « junte ».

Vous vous demandez sûrement ce que c’est deux mots peuvent bien faire ensemble, mais dès que vous savez que « junta » vient du latin « jungere » = assembler, associer, vous pouvez plus facilement vous imaginez une association de couture, non ?

En Suède, ce mot désigne tout ce qui ressemble à un groupe de personnes faisant des travaux manuels : couture, broderie, tricot, crochet etc. Depuis plusieurs années, je fais partie d’une groupe de copines qui tricotent pour la majorité, mais le crochet et la broderie ne nous sont pas totalement inconnus non plus. Nous nous rencontrons en général les vendredis soirs, chez les unes et les autres. C’est souvent l’occasion d’un bon dîner, de nombreuses discussions, allant du très sérieux au très fou, en même temps que nous confectionnons toute sortes de choses : chaussettes, châles, pulls, chauffe-poignets etc …

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Ces derniers temps nous avons réussi à élargir le groupe (qui n’est donc aucunement fermé) et c’est toujours un plaisir de rencontrer de nouvelles personnes qui ont au moins un centre d’intérêt commun.

091025bis_4Le mot « synjunta » se décline comme ceci:

en syjunta [ène suyun(e)ta] = un groupe de couture/tricot/etc

syjuntan [suyun(e)tane] = le groupe de couture/tricot/etc

syjuntor [suyun(e)tore] = des groupes de couture/tricot/etc

syjuntorna [suyun(e)tor(e)na] = les groupes de couture/tricot/etc

NB : Le y suédois se prononce d’une manière très particulière et difficile à reproduire pour pas mal de Français, moi la première. Je me contente de dire « u » et les gens en général me comprennent, en prenant compte du contexte. Si vous voulez en savoir plus sur la prononciation u y suédois et du suédois en général, je vous conseille ce lien là : Prononciation du suédois.

Le mot de la semaine (dernière) : « kväll »

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en kväll [ène kvèle] = un soir/une soirée

kvällen [kvèlène] = le soir/la soirée

kvällar [kvèlare] = des soirs/des soirées

kvällarna [kvèlar(e)na] = les soirs/les soirées

J’ai la chance de travail dans un milieu très agréable : sur l’île de Skeppsholmen, en plein Stockholm, mais au calme et au vert quand même ; je prends le bateau matin et soir pour y aller, c’est un peu de luxe quotidien ; et j’ai aussi des collègues très sympa (pour la plupart, mais je ne parlerais pas ici de ce que j’apprécie moins).

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La semaine dernière, nous avions organisé une soirée-pub, « pubkväll ». Pas comme dans pub-licité, mais comme dans pub où l’on va prendre un verre après le boulot. Nous avions acheté du vin, de la bière, un peu de mousseux et de quoi servir des saucisses, « korv med bröd ». C’était aussi l’occasion d’inaugurer de façon inofficielle nos nouveaux locaux dans la maison de l’Amiralité, « Amiralitetshuset ».

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Ce fut une soirée très sympa à laquelle participèrent une cinquantaine de personnes. Pour la décoration, nous avions tout simplement ramassé des branches, des feuilles et des fleurs sur l’île. Quelques bougies et le tour est joué : l’ambiance devient tout de suite « cosy » (ou « mysig » comme on dit en suédois).

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Le mot de la semaine : « Nobelpristagare »

Encore un mot à « décortiquer ». « Nobel- », vous comprenez sans problème – on passe au suivant : « -pris- », ce n’est pas compliqué non plus – suivant : « -tagare » vient du verbe « ta » = prendre et désigne la personne qui fait l’action de prendre. On ne prend pas un prix, en fait, quelqu’il soit, on le reçoit, on se le fait décerner. On peut donc traduire le mot « tagare », dans ce cas précis, par « lauréat ». Le mot complet veut donc dire « lauréat(s) du prix Nobel ».

Pour désigner les différents prix Nobel, on rajoute devant ce mot : « fysik » [fussik], « kemi » [chémi], « fysiologi » [fussiologui] ou « medicin » [médicine], « litteratur » [litérature] ou « fred » [frède] (= paix).

C’est cette semaine que les cinq lauréats ont été annoncés à tour de rôle. L’Académie royale des sciences de Suède a décerné le prix de physique à Charles Kao, Willard Boyle et George E. Smith pour l’invention du capteur CDD et leurs recherches dans le domaine des fibres optiques, très utiles dans les nouvelles technologies d’information.

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La même académie a décerné le prix de chimie à Venkatraman Ramakrishnan, Thomas A. Steitz et Ada Yonath pour leurs recherches sur la structure et la fonction des ribosomes, qui pourrait permettre le développement d’une nouvelle sorte d’antibiotiques.

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C’est l’Institut Karolinska qui décerne le prix de physiologie ou médicine et cette année, c’est Elizabeth H. Blackburn, Carol W. Greider et Jack Szostak qui se le partagent pour « leur découverte des mécanismes de protection des chromosomes par les télomères et les télomérases » qui permet de mieux comprendre les mécanismes de développement des cancers.

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091011_10_mullerL’Académie suédoise a jeté son dévolu sur Herta Müller comme lauréate du prix Nobel de littérature pour son œuvre entière « qui, avec la concentration de la poésie et l’objectivité de la prose, dépeint les paysages de l’abandon. » Encore une auteure que je n’ai pas lu … L’annonce de ce prix était un peu spéciale cette année, car c’était les débuts du nouveau secrétaire perpétuel, l’historien Peter Englund.

091011_11_obamaEnfin, le Comité Nobel norvégien a choisi Barack Obama « pour ses efforts extraordinaires afin de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples » « pour ses efforts extraordinaires afin de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples ». Je ne suis sûrement pas la seule à trouver que c’est un peu tôt pour lui décerner ce prix, même si je l’apprécie beaucoup, mais j’espère qu’il prouvera qu’il le mérite.

Vous croyez peut-être que j’ai oublié un prix, à savoir le prix d’économie, mais il s’agit en fait d’un prix à part, appelé le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel.  Ce prix sera annoncé demain.

Revenons à notre mot. Il se décline comme ceci :

en nobelpristagare [ène nobèl(e)prissetagaré] = un lauréat du prix Nobel

nobelpristagaren [nobèl(e)prissetagarène] = le lauréat du prix Nobel

nobelpristagare [nobèl(e)prissetagaré] = des lauréats du prix Nobel

nobelpristagarna [nobèl(e)prissetagar(e)na] = les lauréat du prix Nobel

(Les photos viennent du site officiel Nobelprize.)

Le mot de la semaine : « souvenir »

Pas besoin de traduction, cette fois-ci. Peut-être seulement une petit précision : les « souvenirer » suédois sont les objets qu’on ramène de vacances par exemple. Les souvenirs dans notre mémoire, sont des « minnen » (ett minne, minnet, minnen, minnena [miné, -ète, -ène, -èna]), qui veut d’ailleurs aussi dire « mémoire ».

en souvenir [ène souvenir] = un souvenir

souveniren [souvenirène] = le souvenir

souvenirer [souvenirère] = des souvenirs

souvenirerna [souvenirèr(e)na] = les souvenirs

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Je reviens d’une semaine de vacances à l’étranger d’où j’ai ramené des châles et des foulards en soie et en cachemire, des épices telles que du paprika et du safran, des verres à thé (et le thé qui va avec), des loukoums et autres pâtisseries, de l’alcool tax-free, etc … Devinez-vous où je suis allée ? 😉

Le mot de la semaine : « galleri »

Si j’ai bien compris, il est de bonne mise, pour les gens travaillant dans le monde l’art, de se rendre aux vernissages des galeries d’art de Stockholm. Toutes montraient de nouvelles expositions fin août. J’aime de moins en moins ces occasions où l’on doit se frayer un chemin entre les gens avec un verre à la main sans arriver à parvenir à voir un bout d’œuvre.

Alors, avec une amie, on s’était fin un petit parcours pour jeudi soir. On avait choisi un jeudi car c’est souvent le jour où les galeries ferment un peu plus tard : 17h30 ou 18h. Enfin, ces expositions ferment fin septembre/début octobre, donc ils nous restaient peu de temps pour les voir. Ce fut en plus un parcours serré car il y a un peu de marche à pied entre les stations de métro et les galeries.

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On a commencé par la Galleri Lars Bohman qui présentait des aquatintes au sucre (je n’avais encore jamais entendu parler de cette technique) et quelques sculptures de Lena Cronqvist. Cette exposition donnait une image un peu plus positive du reste de sa production artistique.

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En cherchant la galerie Andréhn-Schiptjenko, nous sommes rapidement entrées dans la Galerie Nordenhake qui expose des œuvres de Johan Thurfjell jusqu’au 4 octobre. Pour trouver la galerie Andréhn-Schiptjenko, il faut rentrer dans un immeuble, monter un étage et pousser une porte qui ressemblerait à celle d’un appartement, si elle ne portait pas une plaque en métal (impossible à photografier) avec le nom de la galerie. Mais une fois poussée la porte, nous avons découvert des dessins qui nous ont laissé bouche-bée ! Je dis bien des peintures, bien qu’on croit à distance que ce sont des photos, faites l’encre noire et à l’eau seulement. Les parties blanches sont en faite le blanc de la feuille. Impressionnant !

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Nous avons achevé par la galerie Andersson/Sandström qui allait fermer dans les minutes qui suivaient. Là, nous avons pu voir de récentes œuvres de Louise Bourgeois toutes à base textile.

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Après tout cela, une pause-« fika » s’imposait ! 🙂

ett galleri [ète galéri] = une galerie

galleriet [galériète] = la galerie

gallerier [galérière] = des galeries

gallerierna [galérièr(e)na] = les galeries

À ne pas confondre avec « en galleria, gallerian, gallerior, galleriorna » = galerie commerçante. La différence est minime mais non-négligeable.

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Le mot de la semaine : « utställning »

Voici un mot à « décortiquer ». Il vient du verber « ställa ut » = exposer. Pour former le substantif, il faut placer la particule « ut » au début du mot. On y accroche ensuite la racine du verbe « ställ- ». À laquelle on rajoute le suffixe « -ning » (à prononcer comme dans le mot «camping»). Cela donne « ut—ställ—ning ». C’est aussi peut-être plus facile à prononcer quand on comprend des différentes parties du mot.

en utställning [ène utstèl(e)ning] = une exposition

utställningen [utstèl(e)ningène] = l’exposition

utställningar [utstèl(e)ningare] = des expositions

utställningarna [utstèl(e)ningarna] = les expositions

À cette époque de l’année, à la fin de l’été et à l’arrivée de l’automne (période très agréable en Suède en ce moment, soit dit en passant !), de nombreux musées ouvrent les portes de nouvelles expositions temporaires après la trève estivale.

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Au Moderna Museet (NB: nouveau site internet !), on inaugurait « Dalí Dalí avec Francesco Vezzoli » cette semaine.  L’exposition dure jusqu’au 17 janvier 2010. J’avais l’opportunité d’assister au vernissage de jeudi soir. Les vernissages sont rarement une bonne occasion pour apprécier quelque exposition que ce soit. Heureusement, j’aurai bientôt la possibilité de retourner la voir dans des conditions plus calmes.

Au Nationalmuseum, on rend cet automne hommage à l’artiste allemand romatique Caspar David Friedrich du 2 octobre au 10 janvier. Une partie de mes collègues ont en ce moment des journées de travail longues et intensives. C’est toujours le cas en période d’installation. Une exposition parallèle à celle-là présentera des commentaires contemporains à l’art de Caspar David Friedrich faits par des artistes suédois tels que Jan Håfström, Cecilia Edefalk, Denise Grünstein, Karin Mamma Andersson och Sigrid Sandström spécialement pour cette exposition. Ça va être intéressant de voir ce qu’ils ont créé.

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Pour ma part, je suis en train de travailler sur l’exposition du Nationalmuseum pour la même période, l’an prochain, qui portera sur Napoléon, Karl Johan (alias Jean-Baptiste Bernadotte) et Alexandre Ier à l’époque de l’élection de Bernadotte au poste de prince héritier de Suède (dont on fêtera le centenaire l’an prochain), et par là même fondateur de la dynastie Bernadotte (encore aujourd’hui régnante). Pour le moment c’est encore calme. Nous recevons petit à petit les réponses à nos demandes de prêt. L’exposition ira ensuite à l’Ermitage de Saint Pétersbourg, ce qui sera pour moi l’occasion de découvrir cette ville, que ce soit en voyage professionnel ou personnel. Et si c’est un voyage personnel, j’ai bien envie d’y aller en bateau. Une petite croisière sur la Baltique, ça doit pas être mal ! 🙂

Le mot de la semaine : « influensa »

P1070120Rien de plus actuel que d’aborder le fameux sujet de la « nya influensan » comme on l’appelle en Suède : la « nouvelle grippe », ou « svininfluensa » = grippe porcine, ou grippe A ou encore grippe H1N1 en français. (« Kärt barn har många nam », dit-on en suédois aussi : « L’enfant qui est aimé a plusieurs noms »…)

En ce moment, une des grandes campagnes publicitaires que l’on voit partout en ville, aux arrêts d’autobus, dans le métro, sur les bus etc., c’est celle de « vårdguiden » (= le guide des soins) qui rappelle que la « nouvelle grippe » est une grippe comme les autres, avec les même symptômes (toux, fièvre, douleurs musculaires) et que si l’on désire plus d’information, on peut téléphoner au 08-320 100 ou au 1177. Vårguiden est accablé d’appel téléphoniques depuis quelques semaines, donc la pub marche bien…

en influensa [ène in(e)fluèn(e)ssa] = une grippe

influensan [in(e)fluèn(e)ssane] = la grippe

influensor [in(e)fluèn(e)ssore] = des grippes*

influensorna [in(e)fluèn(e)ssorna] = les grippes*

(* Formes moins utilisées, mais on les rencontre de temps en temps.)

Voici pour la partie informative de ce billet.

P1070121Pour la partie personnelle, je dirais que je trouve que la couverture que les médias font de cette grippe est, à mon avis, largement exagérée. On nous dit par exemple que c’est à Stockholm qu’on peut craindre le plus de malades et que c’est aussi là que la plupart des gens ont peur de cett grippe. Ça vous étonne tant que ça, vous ? C’est à Stockholm qu’il y a la plus grande concentration de population suédoise, rien d’étonnant donc. Tout cela frôle la propagande alarmiste.

P1070123Je ne compte pas non plus me faire vacciner, même si le boulot me le propose gratuitement. D’autant que le vaccin risque d’arriver après la pointe de contamination, donc quand il arrive, soit je suis déjà malade – donc trop tard – soit je suis en bonne santé – et donc a priori immune. Conclusion : le vaccin est à mes yeux inutile. (Et puis la seule fois où je me suis fait vaccinée contre la grippe, je l’ai eu … C’est pour dire l’efficacité.)

P1070133Si je tombe malade, je ne téléphonerai même pas à Vårdguiden, car je sais déjà ce qu’ils diront, comme à chaque grippe : rester chez soi pour éviter de contaminer les autres, dormir et boire beaucoup, prendre de l’aspirine pour atténuer les symptômes et faire chuter la température. Seulement si ça devait s’aggraver, j’irais chez le médecin. Mais jusqu’à maintenant, je me porte comme une fleur (je touche du bois, je crois les doigts, « peppar peppar »!), bien que mon « sambo » soit resté à la maison cette semaine pour un gros rhume (peut-être la grippe ?…)

« Host » [’houste] est le bruit que l’on fait quand on « hostar » = tousse.

« Atchoo » [atchou] le bruit quand on éternue.

« Snörvel » [sneurvèle] le bruit quand on renifle.

Sur ce, je vous souhaite à tous une très bonne santé et de traverser l’automne et l’hiver à venir avec, au pire, seulement un petit rhume ! 🙂