Voyage à Taïwan — 14ème jour, 5 juin

Eye of Maokong Gondola
13ème jour — Svensk version här — 14ème jour >

 

Dumplings au déjeuner

Après le cours de chinois de mon « sambo », nous sommes allés manger des dumplings dans un petit restaurant d’apparence très modeste de son quartier. Sincèrement, si j’avais été seule à faire la touriste à Taipei, ou sans quelqu’un qui connaisse le coin, je n’y serais jamais rentrée. La cuisine où les dumplings sont préparés, au bouillon ou à la poêle, est ouverte sur la rue. On peut acheter son repas et l’emporter ou s’assœir dans la salle climatisée derrière la cuisine. On passe sa commande en indiquant sur un bloc de feuilles jaunes le nombre de dumplings souhaités : il s’agit là de savoir lire le chinois ! Les dumplings les moins chers coûtent 5 TN$ (env. 15 centimes d’euros …) Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous, nous en avons commandé 28 au total, ce qui veux dire que nous avons déjeuné pour 140 TN$ (env. 4 € ou 2 €/pers.) ! Et c’était très bon ! En boisson, j’ai choisi un lait de tofu. Après avoir goûté à toutes les sortes de dumplings, au bouillon, à la vapeur et sautés à la poêle, je préfère ces derniers, quand ils sont un peu plus secs.

Commande de dumplings Dumplings sautés Dumplings sautés Dumplings bouillis Lait de tofu

 

Le zoo de Taipei

L’excursion du jour nous menaient au zoo de Taipei. Pour nous y rendre, nous avons emprunté la ligne Wenshan du métro, ligne sur laquelle les rames sont totalement automatisées et sans conducteur.

Ligne Wenshan du métro de Taipei Ligne Wenshan du métro de Taipei

Fleur de lotus rose Fleur de lotus bleue et blanche Fleur de lotus blanche

On peut payer l’entrée du zoo (60 TN$ = env. 1,5 €) à l’aide de la carte du métro EasyCard – pratique ! Les visiteurs sont accueillis par les flamants roses. L’un d’eux profita que je photographié pour se baigner et montrer ses belles ailes roses, rouges et noires.

Flamants roses

Flamant rose se baignant Flamant rose se baignant Flamant rose se baignant Flamant rose se baignant Flamant rose se baignant

À gauche de l’entrée, c’est le zoo des enfants, avec des animaux domestiqués: chevaux, vaches, lapins, chèvres etc. Nous ne nous y sommes pas attardés et avons continué vers les koalas. Malheureusement, la plupart nous tournait le dos ou était bien camouflée dans le feuillage des arbres.

Koala Koala

C’était à peu près la même chose avec le couple de pandas géants, un cadeau de la Chine à Taïwan. L’un d’entre eux s’était retiré assez loin dans la gigantesque cage et l’autre était allongé sur le dos et nous montrait son énorme ventre blanc. Un berceau a été installé dans l’espoir que le couple fonde une famille un jour, mais je crains que la captivité les ai rendus apathiques …

Panda géant Panda géant

Berceau pour panda

Sur les troncs énormes des arbres poussent des orchidées telles des parasites. Les papillons butinaient de fleurs en fleurs, les chenilles se promenaient lentement. Faute de grands animaux sauvages, je commençais à photographier les plus petits qui ne se cachaient pas. Les écureuils ne sont pas les hôtes habituels du zoo, mais ils y couraient malgré tout, certainement à la recherche de restes alimentaires facilement accessibles.

Orchidée sur tronc d'arbre Orchidée sur tronc d'arbre Papillon sur une fleur Chenille verte Arum blanc Écureuil

Dans la maison des animaux nocturnes, il n’était pas facile de photographier non plus, d’autant que l’usage du flash était interdit pour ne perturber les animaux. Mais j’en suis ressortie avec une photo de hibou relativement présentable.

Hibou

Nous nous sommes ensuite promenés dans l’aire des forêts tropicales humides d’Asie où nous avons vu des macaques à queue de cochon. Les faux gavials de Malaisie, les siamangs, les orangs-outans, le tapir de Malaisie, le léopard, nous ne les avons pas vu … Mais nous avons peut-être entendu le feulement du léopard ou le cri du calao bicorne. Il n’est pas facile de discerner les différents bruits de la jungle quand on ne sait pas à quoi ressemble le cri des animaux, encore moins quand on ne les voit pas.

Forêt tropicale humide Macaques à queue de cochon Forêt tropicale humide

Mais nous avons vu un ours malais, de dos, assis derrière des rochers. Les éléphants d’Asie étaient bien trop gros pour se cacher. Ils semblaient apprécier la compagnie des êtres humains et se sont approchés de leurs pas lourds. La femelle s’était aspergée d’eau. Même s’il y avait de temps en temps une petite brise légère dans la forêt tropical, j’en aurais volontiers fait de même …

Ours malais Éléphants d'Asie

Ce fut un grand moment de voir le tigre du Bengale. À travers le grillage protection, nous avons vu se gros chat se prélasser sur un rocher, en apparence calme et décontracté. Il ne s’est rien passé, il se reposait simplement, mais j’étais malgré tout assez émue …

Tigre du Bengale

Puis nous avons quelques animaux du désert : des antilopes addax avec leurs cornes gracieusement courbées, des dromadaires et des chameaux, en voisins hautains.

Antilopes addax Dromadaires

Chameaux

Puis ce fut le tour des animaux australiens : des kangourous géants, que je n’ai pas trouvés si grands – à moins qu’il ne s’agisse de wallabys à cou rouge ? – un casoar à casque, et des émeus.

Kangourous géants ou wallabys à cou rouge Casoar à casque

De là il n’y avait qu’un pas vers les animaux d’Afrique : des zèbres de Burchell, des élands, des antilopes bongo et des tortues terrestres.

Zèbres de Burchell Élands Antilope bongo Tortue terrestre Tortues terrestres

Les girafes nous regardaient du haut de leur grands cous élancés. Nous sommes restés longtemps auprès des hippopotames dans l’espoir de faire quelque belles photos, mais ils jouaient à cache-cahe sous l’eau.

Girafe Girafe Girafe

Hippopotame Hippopotames Hippopotame Hippopotame

Les lionnes me faisaient pitié dans leur petit enclos ; c’est peut-être justement le manque d’espace pour s’ébattre qui les avaient rendues si lourdes. Les rhinocéros blancs avaient l’air de s’ennuyer dans leur enceinte faite de béton, d’herbe et de boue.

Lionne RhinocérosLionnes Rhinocéros

Un gorille se retourna vers voir quand nous sommes passés devant lui, l’air de nous demander ce qu’il avait de spécial.

 

Gorille Caméléon fleuri

Papillon Chenille poilue Sauterelle sur un lys

Nous nous sommes dépêcher pour aller à la maison des reptiles … qui fermait déjà à 16h45. Le zoo fermait à 17h, nous n’avions donc plus qu’à diriger nos pas vers la sortie. Nous n’avons pas eu le temps de tout voir. La question est de savoir si on aurait la force de tout vois même en arrivant dès l’ouverture à 9h. Ce zoo vaut peut-être la peine d’y revenir.

Orchidée sur un tronc d'arbre Une chenille poilue de plus

Avant de quitter le zoo complètement, nous sommes passés par les toilettes, dont voici l’entrée très distinguée :

Entrée des toilettes

 

Maokong Gondola

En sortant du zoo de Taipei, nous avons pris la télécabine Maokong Gondola (50 NT$ = env. 1,3 €, payable avec EasyCard) pour monter à Maokong, situé dans la montagne. Nous avons pris place dans une télécabine-cristal, Eye of Maokong Gondola, dont le sol est pourvue d’une plaque de verre épaisse de 48 mm, qui permet ainsi de voir le paysage qui défilait en dessous. Les vibrations de la télécabine étaient malheureusement trop fortes pour que je puisse vous montrer le petit film que j’ai fait au cours du trajet, qui fait au total un peu plus de 4 km.

Eye of Maokong Gondola Sol en verre de la télécabine Station de la ligne de télécabines Vue sur Taipei

Au fur et à mesure que nous laissions Taipei derrière nous, l’air devenait plus facile à respirer. Un concert incessant de grenouilles et de cigales montait de la jungle, un concert qui ne se tut à peine même à la nuit tombée. Ce petit voyage au-dessus des cimes des arbres était exaltant, avec une vue magnifique sur Taipei et la silhouette facilement reconnaissable de Taipei 101 au loin. Pendant que nous profitions du paysage, nous nous reposions de notre longue promenade au zoo.

Vue sur Taipei Taipei 101 Vue sur Taipei Télécabines sur leurs câbles  Coucher de soleil sur Taipei

Une fois arrivés à destination, nous avons découvert un petit village se composant essentiellement de restaurants et de ”tea house” (on ne peut pas vraiment traduire ça part ”salon de thé”, je garde donc le terme anglais). C’était certes très touristique, mais charmant malgré tout. Surtout, j’appréciais le calme et les températures un petit peu plus fraîches. Même si Taipei comprend de nombreux parcs et espaces verts, je ne crois pas que cela soit suffisant pour compenser les effets de la pollution dûe à la circulation, ce qui n’aide pas à résoudre le problème de la chaleur et de l’humidité ; de plus, cette ville est située dans une vallée entourée de montagne. Mais il suffit de monter un peu dans ces montagnes pour que la chaleur deviennent supportable, et ce fut la soirée la plus agréable que j’ai vécue à Taipei.

Vue sur Taipei depuis Maokong

Restaurants à Maokong Restaurants à MaokongUne chenille poilue de plus Une ancienne chenille poilue ? Tea house

Après une courte promenade, nous nous sommes attablés à la terrasse d’une ”tea house”, d’où nous avons pu jouir d’un magnifique coucher de soleil plein de sérénité. Nous avons commandé un peu à manger : viande de bœuf, riz sauté et champignons – très très bon – mais surtout du thé. Mon « sambo » repris le rôle de maître de cérémonie de thé.
Viande de bœuf Riz sauté Champignons
Nous avons dégusté tranquillement nos petites tasses de thé, les unes après les autres, jusqu’à ce qu’il soit temps de rentrer sur la métropole avec la dernière télécabine de la journée.

Thé en vrac dans un sachet Bouilloire Service à thé Théière

Coucher de soleil sur le parc de Da'an Coucher de soleil

 

13ème jour — Svensk version här — 14ème jour >

Voyage à Taïwan — 13ème jour, 4 juin

Den stora porten ”för stor centralitet och perfekt rättrådighet”, detalj
< 12ème jour — Svensk version här — 14ème jour >

 

Ce jour-là, j’ai consacré ma matinée au blog pendant que mon « sambo » s’inscrivait à son deuxième trimestre de chinois.

 

Nous avons déjeuné à Taipei Main Station. Mon « sambo » choisit un plat de viande et moi une soupe végétarienne. Dans un bol de soupe immense, on me servit de gros morceaux de légumes dans un bouillon. Certains morceaux avaient l’apparence de saucisse de Falu, mais cela s’est révélé être de la saucisse au tofu: c’était plutôt bon. 🙂

Plat de viande taïwanais, Taipei Main Station Soupe végétarienne, Taipei Main Station, détail

Soupe végétarienne, Taipei Main Station

Le culte de la personne de Tchang Kaï-chek

Nous sommes ensuite retourné au Mémorial de Tchang Kaï-chek. Le majestueux escalier blanc était toujours fermé au public. Nous sommes entrés dans le musée qui rassemble toutes sortes de souvenirs de la vie du generalissimus: vêtements, photos, livres, crayons, une Bible, deux voitures … Sa statue en cire est assise à son bureau dans une salle qui reconstitue son bureau.

Une des voitures de Tchang Kaï-chek Tchang Kaï-shek à son bureau

Coupole avec le symbole taïwanais

Au-dessus du musée, il y a sa statue en bronze, au sourire bienveillant, constamment gardée par deux jeunes soldats, tandis que les touristes et les écoliers sont surveillés par deux gardiens qui veillent à ce que l’on se comporte de manière respectueux, surtout pendant la relève de la garde. Car à ce moment-là, la foule peut se presser pour obtenir les meilleures places pour prendre des photos et filmer.

 

Statue monumentale de Tchan Kaï-chek Soldat surveillant la statue Tchan Kaï-chek

Mémorial de Tchan Kaï-chek Vue sur la place

La relève de la garde est aussi chorégraphiée que la cérémonie de la descente du drapeau taïwanais que nous avions vu 10 jours plus tôt. Personnellement, je m’ennuyais un peu, n’étant pas forcément amusée par ce culte de la personne. Quelque soit ce qu’une personne ait fait de bien ou de mauvais dans sa vie, je ne trouve pas qu’il y ait de raisons quelconque de l’idolâtrer de cette manière, mais puis-je vraiment me permettre d’avoir quelque chose à y redire, moi qui en tant qu’européenne ne peut comprendre la culture et la mentalité sino-taïwanaise …

(Le film n’est pas de moi.)

 

Fleur d'hibiscus jaune Plant d'ananas Bihoreau malais Ixora

Quand nous sommes ressortis, la pluie avait cessé de tomber et nous en avons profité pour nous promener tranquillement en remontant vers les salles de théâtre et de concert et la grande porte de la ”grande centralité et de la droiture parfaite” (”gate of great centrality and perfekt uprightness”: tout un programme …)

Porte de la ”grande centralité et de la droiture parfaite”

Le théâtre national Porte de la ”grande centralité et de la droiture parfaite”, détail L'opéra national

Vue sur le Mémorial de Tchang Kaï-chek

Un dîner japonais inoubliable

En soirée, nous avons retrouvé l’ami cubain de mon « sambo » et sa femme au centre commercial SOGO. Ils nous ont emmenés à l’étage des restaurants un peu plus chics (mais à des prix encore abordables pour nous) ; ils voulaient nous faire partager leur goût d’un plat japonais. La femme avait remarqué qu’il manquait sur la table une sauce spéciale qu’il fallait absolument avoir pour accompagner les plats que nous allions commander. La serveuse nous expliqua que la livraison était restée bloquée à la douane, mais la femme de l’ami cubain ne céda pas et la serveuse revint bientôt avec un petit bol à cannelures rempli de graines de sésame et un flacon de soja épais : nous avons fait notre propre sauce en écrasant les graines de sésames au pillon et en les mélangeant au soja !

Hors d'œuvre Graines de sésame et soja Riz Crevettes frites

On nous servit du riz en accompagnement de viande et de crevettes panées. C’était bien préparé, élégamment présenté et très bon, mais nous étions aussi très reconnaissants que la femme de l’ami ait vraiment insisté car la sauce relevait vraiment le goût de ces mets déjà délicieux! La cerise sur le gâteau : quatre gros haricots noirs bien tendres pour achever ce repas inoubliable !

Dîner japonais Quatre haricots noirs

Au cours du repas, j’ai fait part de mon goût pour les haricots rouges azuki et la femme de l’ami nous recommanda alors de prendre le dessert dans la Food court, au rez-de-chaussée de la galerie commerçante. Quel contraste : il y avait foule, les petits restaurants se succédaient les uns aux autres, certains plus populaires que d’autres à en juger par les queues, et le bruit, et les odeurs et les couleurs !… Mon dessert se composait d’une montagne de glace pilée, d’une louche d’haricots azuki et de gelé de fruits jaune (à la mangue peut-être ?). Celui de mon « sambo » se composait d’autant de glace pilée avec de billes de tapioca, les mêmes que l’on a dans le thé aux perles. Point n’est besoin de préciser que nous n’en sommes pas arrivés à bout. 😉 Mais c’était bon !

Glace pilée et haricots azuki Glace pilée et billes de tapioca

12ème jour — Svensk version här — 14ème jour >

Voyage à Taïwan — 12ème jour, 3 juin

Grand Hotel, Taipei, fasaddetalj
11ème jour — Version suédoise ici13ème jour >

 

Grand Hotel

En route vers le métro, nous avons bu chacun notre verre de thé aux perles à la paille. Nous avons pris la ligne rouge en direction du nord, depuis Guting jusqu’à Jiantan, d’où nous avons continué à pied vers le Grand Hotel. Zhōngshān North Road Racines et troncs sur la roche

La promenade longeait la large Zhōngshān North Road à droite et la montagne à gauche, qui était couverte de toute sorte de végétation : de la mousse aux gros arbres, il semblait que tout puisse pousser sur la roche. Un escalier en pierre bordé d’une rambarde de bambou en argile glacée verte menait à un chemin de randonnée.

Escalier en pierre Temple

Nous avons passé un petit temple gardé par des lions de pierre.

Temple, lion Temple, détail de colonne Temple, encens

Un petit sentier fait de pierres plates posées dans l’herbe longeait un mur décoré de scènes champêtres en mosaïque.

Temple, frise peinte Frise en mosaïque

Des bosquets de bambous poussaient ça et là, une pergola invitait les passants fatigués à se reposer sur ses bancs.

Fleur d'hibiscus jaune Bambou Pergola

Le chemin qui serpentait sur la montagne était bordé d’arbres qui formaient comme un toit au-dessus de nos têtes.

Arbres avec racines aériennes

Des branches poussaient verticalement depuis les arbres jusqu’au sol et nous réalisions qu’il s’agissait peut-être de racines aériennes qui avaient poussaient ensemble et soutenaient maintenant ces grands arbres sûrement lourds.

Arbres avec racines aériennes Arbres avec racines aériennes

Après un moment, le Grand Hotel est apparu entre les arbres, dans sa forme carrée imposante. On doit cet hôtel à Tchang Chai-shek ; quand il arriva à Taïwan en 1949, il n’y avait aucun hôtel de cinq étoiles dans la capitale, chose inadmissible lorsque l’on veut recevoir des chefs d’état.

Grand Hotel, Taipei

C’est pourquoi il fit construire, entre les années 1950 et 1973, ce Grand Hotel tel un palais de style chinois. Haut de 87 mètres, il compte aujourd’hui 490 chambres réparties sur huit étages. Entre 1973 et 1981, le Grand Hotel était le bâtiment le plus élevé de Taiwan.

Portail du Grand Hotel, Taipei Grand Hotel, Taipei, détail de la façade Grand Hotel, Taipei, toit à cassettes Grand Hotel, Taipei, entrée

Les chambres les plus petites font 26,5 m2 et coûtent 5 700 NT$/nuit (environ 155 €) ; les plus grandes, au 6ème, 7ème ou 8ème étage, font 93 m2 et coûtent 28 000 NT$/nuit (environ 755 €). Autrement dit, plus c’est cher, plus la vue est belle. (Cliquez sur le lien de l’hôtel http://www.grand-hotel.org/main/default.htm pour voir des photos des différentes chambres.) La suite présidentielle est utilisée pour les visites officielles de chefs d’état : Richard Nixon, Ronald Reagan, Bill Clinton, Nelson Mandela, Margaret Thatcher entre autres y ont dormi.

Grand Hotel, Taipei, entrée Grand Hotel, Taipei, bouquet d'orchidée dans l'entrée

Lorsque l’on passe les grands portes vitrées de l’entrée de l’hôtel, on arrive dans un vestibule gigantesque, sous un plafon à cassettes imposant, soutenu par des grosses colonnes d’un rouge brillant. Un gros bouquet d’orchidées dans un pot lui aussi gigantesque trône au milieu du tapis rouge qui continue vers le large escalier qui s’ouvre à droite et à gauche. La rambarde de l’escalier est ornée de fleurs de lotus illuminées.

Grand Hotel, Taipei, lampes-lotus sur la rambarde de l'escalier Grand Hotel, Taipei, lampe-lotus Grand Hotel, Taipei, entrée, grand tableau dans l'escalier

Nous sommes restés au rez-de-chaussée, confortablement installés dans les larges fauteuils d’un des restaurants à gauche de l’entrée. Nous avons commandé des fruits frais, en smoothie à la fraise et du thé glacé.

Grand Hotel, Taipei, fruits frais Grand Hotel, Taipei, détail de fleur

Nous avons récupéré de notre promenade dans l’air chaud en écoutant deux femmes qui jouaient de la musique chinoise traditionnelle sur un guzheng et un erhu.

[yframe url=’http://www.youtube.com/watch?v=MSoSgUZ46iw’]

Pour retourner à la station de métro, nous avons emprunté le bus gratuit fourni par l’hôtel.

Dîner japonais

Dans un restaurant japonais

En soirée, nous avons dîné dans un restaurant japonais où le plat commandé est cuisiné devant les clients sur une plaque chauffante située au milieu de la table. Pendant que des tranches de bacon rissolent sur la plaque, le cuisinier mélange dans un bol des légumes finement hâchés et un œuf avant de tout verser sur la viande. La galette est ensuite retournée pour la faire cuire de l’autre côté, puis badigeonnée de soja et diverses sauces, et enfin découpée en quarts avec un large couteau en forme de spatule avant d’être présentée sur les assiettes.

Dans un restaurant japonais Dans un restaurant japonais Dans un restaurant japonais Dans un restaurant japonais Dans un restaurant japonais Dans un restaurant japonais Dans un restaurant japonais Dans un restaurant japonais Dans un restaurant japonais Dans un restaurant japonais Dans un restaurant japonais Dans un restaurant japonais

11ème jour — Version suédoise ici — 13ème jour >

Voyage à Taïwan — 11ème jour, 2 juin

Utställning ”Contemporary Appropriations of the Past”
< 10ème jour — Version suédoise ici12ème jour >

 

Station de métro de Yuanshan Stade de football de Zhongshan

Parc à côté du stade de Zhongshan

Arrivés à la station de métro de Yuanshan, nous nous sommes assis dans le parc voisin du stade de football de Zhongshan pour manger le déjeuner que nous avions acheté à 7-Eleven. Le parc comptait de nombreux jeux pour enfants et il y avait donc de l’activité.

Thé au miel Galette de pomme de terre

En nous rendant vers le Taipei Fine Arts Museum, nous nous sommes perdus dans un un temple complètement désert qui s’accrochait à la roche.

Temple sur un rocher Temple sur un rocher Temple sur un rocher

Temple sur un rocher

 

Taipei Fine Arts Museum

L’entrée de ce musée ne coûte que 60 NT$ (env. 1,5 €), et le samedi, c’est nocturne jusqu’à 20h30 et gratuit. Le musée prend en quelque sorte la suite du National Palace Museum que nous avions visité le 30 mai, en mettant l’accent sur l’art asiatique moderne et contamporain.

Taipei Fine Arts Museum Groupe de sculptures à l'extérieur de Taipei Fine Arts Museum

L’exposition que j’ai préférée était celle de l’artiste Huang Ming-Chuang, ”A Field in the Heart” qui a une technique de peinture presque photographique, mais sans être plate, et faisant preuve également d’influences occidentales.

Exposition de Huang Ming-Chuang, ”A Field in the Heart” Exposition ”Contemporary Appropriations of the Past”

L’exposition ”Contemporary Appropriations of the Past” était également intéressante : y étaient exposées des œuvres des collections du musée montrant comment les artistes contemporains s’inspirent de l’art chinois classique (surtout la peinture). Les œuvres les plus impressionnantes, à mes yeux, étaient des paysages verticaux qui à distance avaient l’air de gravures ou de dessins au crayon gigantesques. Mais quand on s’en approchait, on se rendait compte que le motif était fait de milliers de petits clous martelés exactement tous à la même hauteur!

(Il était interdit de prendre des photos dans les expositions, je vous conseille donc de cliquer sur les liens vers le site du musée et des expositions pour vous faire une idée.)

 

Shabushabu

C’est ce soir-là que nous avons mangé dans un restaurant qui sert le ”shabushabu”. Le shabushabu est une variante japonaise de la fondue chinoise, où l’on fait bouillir, à table, de la viande et des légumes dans un bouillon. Nous nous sommes assis dans un restaurant de la chaîne Cash City (j’avoue que le choix de nom de certains restaurants à Taipei me déconcerte quelque peu) et avons choisi un menu avec de la viande et un autre avec du poisson et des fruits de mer.

Cash City, restaurant-shabushabu Cash City, restaurant-shabushabu, sur la table, le menu et la casserole de bouillon

La serveuse plaça deux casseroles de bouillon sur un réchaud dans un renfoncement dans la table. Puis notre commande arriva, accompagnée de feuilles de chou et de salade, de maïs, de courge, de champignons …, et de nouilles. Nous n’avions ensuite plus qu’à plonger tout ça dans le bouillon, dans l’ordre que nous voulions. Point n’est besoin de préciser qu’il y avait beaucoup trop à manger, mais que c’était bon quand même. Le dessert, en forme de glace, est compris dans le menu, mais nous n’avions plus la place. 😉

Assiette de légumes Bol de nouilles Assiette de viande Assiette de poisson et fruits de mer Shiitake bouilli et œuf Maïs, champignon et courge bouillis

Crevette et poulpe bouillis

 

Cérémonie de thé chinoise

Plus tard dans la soirée, mon « sambo » servit le thé à la manière chinoise, dans son appartement. Après avoir préchauffé les théières et les tasses en porcelaine à l’eau bouillante, on fait infuser le thé dans la petite théière un court instant, le verse à travers une passoire dans une autre petite théière, puis de cette théière de service dans de petites tasses élevées, et enfin dans de petites tasses basses. Une fois vides, on utilise les tasses élevées pour sentir l’arôme que le thé y a laissé. Puis on boit le thé dans les tasses basses. La première infusion ne se boit pas à cause de son âcreté ; on la verse à la place sur le service à thé. Ensuite, on peut faire jusqu’à dix infusions sur les mêmes feuilles de thé, en augmentant petit à petit le temps d’infusion, de 20 secondes à une minute et quelque.

Boîte de thé Théière pour infuser Théière avec un col pour y verser les feuilles de thé sans en mettre à côté Théière pour servir le thé et passoire Rincer la théière Tasses à thé élevées et basses Verser d'abord dans les tasse élevées pour sentir ... ... et ensuite verser dans les tasses basses pour boire

C’est une manière de servir et de boire le thé très tranquille et agréable, où l’on prend le temps de développer tous les sens : le toucher, l’odorat, le goût, la vue et même l’ouïe si l’on choisit de rester silencieux pour se concentrer sur le bruit de l’eau qui coule et celui du service en porcelaine sur le plateau en bois. Mais on peut aussi en faire un moment très sympa, à boire du thé par petites gorgées et à discutant de tout et de rien.

10ème jour — Version suédoise ici — 12ème jour >

Voyage à Taïwan — 10ème jour, 1er juin

< 9ème jour — Version suédoise ici — 11ème jour >

Le temple de Longshan

Cette journée nous réserva un souvenir inoubliable. Nous sommes allés au temple de Longhsan, et le hasard faisant bien les choses, nous y étions au bon moment pour assister à une grande cérémonie.

Entrée du temple de Longshan Portail du temple de Longshan, détailTemple de Longshan, détail Temple de Longshan, pavillonTemple de Longshan, détail Temple de Longshan, détail de plafondTemple de Longshan Temple de Longshan, détail de toit

Ce temple est dédié au bouddhisme, au taoïsme et à des dieux populaires, telle la déesse de la mer Mazu.

Il y avait foule au temple, des hommes et des femmes, certains vêtus de manteaux de fête, des jeunes et des vieux, qui allumaient de grosses bougies rouges, faisaient brûler de l’encens, priaient et jetaient des haricots de prière rouge, et chantaient en chœur avec la voix qui venait des hauts-parleurs. Une quantité important de nourriture achetée pour l’occasion constituait la plus grande partie des offrandes que l’on sacrifié au dieu (ou aux dieux ?) que l’on fêtait ce jour-là. Mais nombre étaient ceux qui avait choisi de faire aussi des offrandes de fleurs : soit assemblées à l’aide de fil de fer dans des petites assiettes en papier, soit de gros bouquets d’orchidées.

Offrandes de nourriture Offrandes de fleursOffrandes de fleurs dans des assiettes en pappier Offrandes de fleurs dans des assiettes en pappier Offrandes d'orchidées Offrandes d'orchidées

La fumée s’élevait de grands récipients en bronze où les gens piquaient leurs bâtons d’encens, les enfant couraient les uns après les autres ou suivaient consciencieusement leur parents dans leurs prières. Nous ne comprenions pas grand chose, mais l’ambiance dans le temple est manifestement spirituelle.

Le temple de Longshan Tempel voisin de la modernité Temple de Longshan, détail de toit Temple de Longshan, détail Temple de Longshan, détail de broderie

Temple de Longshan, détail

Temple de Longshan, bâtons d'encens

Temple de Longshan, récipient à encens, détail

Temple de Longshan, récipient à encens

Temple de Longshan, détail Temple de Longshan, détail de toitTemple de Longshan Temple de Longshan, détail

J’avais un peu honte de prendre autant de photos, mais cela ne semblait pas déranger cette assemblée priant (ou alors ils n’osaient pas le dire …) Les couleurs les expressions vives des sculptures sur les toits, représentant dragons, poissons et autres animaux, renforçaient d’autant plus toutes ces impressions.

Temple de Longshan, haricots de prière Temple de Longshan, autel Temple de Longshan, détail de toit Temple de Longshan, détail de toit Temple de Longshan, détail de toit Temple de Longshan, détail Temple de Longshan Temple de Longshan Temple de Longshan, vers la sortie Temple de Longshan, lanterne rouge Temple de Longshan, bassin avec fontaine Temple de Longshan, bassin avec fontaine Temple de Longshan, carpes dans le bassin Temple de Longshan, horloge À l'extérieur du temple de Longshan, un bus vendant des CD de chants bouddhistes Station de métro du temple de Longshan

 

Zongzi

Nous nous remîmes de nos émotions dans un café Starbucks. Là, j’ai tenté deux zongzi, une sorte de pâtisserie faite de riz gluant bouilli à l’eau ou à la vapeur et enrobé de feuille de bambu. L’un était vert et fourré de morceaux de viande (ou de tofu ?); ça n’était pas bon. L’autre était jaune-orange transparent et sucré. Les zongzi sucrés sont visiblement fourrés de pâte de haricots adzuki ; ce n’était donc peut-être pas si étonnant que je le trouve bien meilleur. 😉

Zongzi Zongzi à la viande ? Zongzi sucré Zongzi sucré

 

Le marché de nuit de Banqiao

En soirée, nous avons retrouvé l’amie taïwanaise de mon « sambo » et ses deux enfants dans la galerie commerçante de la gare de Banqiao. Nous avons dîner chinois dans la ”food court” : des dumplings cuits à la vapeur pour ma part.

Tofu revenu à la poêle et petits poissons Dumplings à la vapeur

Nous avons pris le dessert chez Cold Stone : j’ai choisi de la glace au thé vert avec des raisins secs et des graines de courge dans une gaufre faisant office de coupe, avec un glaçage au thé vert sur les bords. C’était un dessert conséquent, mais je ne pouvais pas m’empêcher de goûter. 😉

Glace au thé vert avec raisins secs et graines de courge Boulettes de patate douce frites

Pour achever la journée, nous nous sommes promenés un peu dans le marché de nuit de Banqiao, où je me suis laissée tenter par des boulettes de patate douce frites.

Marché de nuit de Banqiao, lapins Marché de nuit de Banqiao, tortues Marché de nuit de Banqiao, porcelets

< 9ème jour — Version suédoise ici — 11ème jour >

Voyage à Taïwan — 9ème jour, 31 mai

8ème jour — Version suédoise ici — 10ème jour >

Lin Family Mansion and Garden

Lin Family Mansion and Garden Lin Family Mansion and Garden, détail d'un toit

Ce matin-là, ce fut thé aux perles en guise de petit-déjeuner, pris sur la route de Lin Family Mansion and Garden. À l’entrée, nous fûmes accueillis par des volontaires qui distribuaient des prospectus sur ce ”manoir” construit à la fin du XIXème siècle par la riche famille commerçante Lin Ben Yuan.

Lin Family Mansion and Garden Lin Family Mansion and Garden

Lin Family Mansion and Garden Lin Family Mansion and Garden, toit Lin Family Mansion and Garden, pavilion Lin Family Mansion and Garden

Lin Family Mansion and Garden Lin Family Mansion and Garden

L’ancêtre de cette famille arriva à Taïwan en 1778. Son fils, Lin Pinghou, fit fortune en vendant du riz et en 1851, on commença à construire une maison avec trois cours (”the Thre-Courtyard Mansion”) dans le district de Banqiao, au sud-ouest de Taipei. Cette maison est Lin Family Mansion (qui ne peut être visitée sans guide) et était donc la résidence de la famille Lin.

Lin Family Mansion and Garden, autour d'un bassin Lin Family Mansion and Garden, autour d'un bassinLin Family Mansion and Garden, autour d'un bassin Lin Family Mansion and Garden, autour d'un bassinLin Family Mansion and Garden, autour d'un bassin Lin Family Mansion and Garden, autour d'un bassin

En plus de cette maison, il a ce qu’on appelle Lin Family Garden (où nous nous sommes abondamment promenés). Tout ce complexe, la maison, le jardin, les pavillons et les bassins, couvrent une surface d’environ 20 000 mètres carrés. C’est l’exemple le plus complet d’architecture de jardin traditionelle chinoise de l’époque de la dynastie Qing (1616-1912). Lin Ben Yuan Family fit don de sa propriété au Taipei County Government en 1977. Ouvert au public depuis 1982, c’est maintenant un monument classé historique.

Lin Family Mansion and Garden, détail d'architecture Lin Family Mansion and Garden, détail d'architectureLin Family Mansion and Garden, détail d'architecture Lin Family Mansion and Garden, fenêtreLin Family Mansion and Garden Lin Family Mansion and Garden, lanterne Lin Family Mansion and GardenLin Family Mansion and Garden Lin Family Mansion and Garden

Situé en plein milieu d’un quartier de hauts immeubles (j’enviais ceux qui ont un appartement avec des fenêtres donnant sur ces jardins … 🙂 ), Lin Family Mansion est vraiment comme une oasis. C’est assez incroyable que ça a été préservé. La tranquilité qui y règne est indescriptible et c’était amusant de s’imaginer les scènes qui ont pu s’y jouer quand c’était encore habité.

Lin Family Mansion and Garden Lin Family Mansion and Garden Lin Family Mansion and Garden, intérieur d'un pavilion Lin Family Mansion and Garden, intérieur d'un pavilion, détail architectural Lin Family Mansion and Garden, intérieur d'un pavilion, détail architectural Lin Family Mansion and Garden, intérieur d'un pavilion, détail architectural Lin Family Mansion and Garden, fenêtre, détail Lin Family Mansion and Garden, fenêtre Lin Family Mansion and Garden, fenêtre, détail

Il se passa une chose marrante, pendant que nous étions à Lin Family Mansion. Une famille chinoise s’approcha de nous pendant que nous lisions le prospectus, assis sur un muret de pierre. Au début, je croyais qu’ils nous demandaient de les prendre en photo avec leur appareil-photo. Mais non : ils voulaient nous prendre nous en photo, car il trouvaient que nos figures d’Européens étaient si belles ! 🙂 Nous étions un peu gênés, mais nous avons tout de même accepté, et ils se sont relayés pour s’assœir à tour de rôle à côté de nous, tandis qu’un autre membre de leur famille prenait les photos.

Lin Family Mansion and Garden Lin Family Mansion and Garden Lin Family Mansion and Garden, allée couverte

Lin Family Mansion and Garden

Lin Family Mansion and Garden, détail Un appartement qui donne sur Lin Family Mansion and Garden

Le père resta un moment à parler avec nous (plus avec mon sambo qu’avec moi en fait, puisqu’il ne parlait que chinois) des voyages qu’il avait fait et des endroits qu’il avait vu en Europe. (Mon sambo me prévint que cela pouvait arriver plusieurs fois — qu’on veuille me prendre en photo — mais ce n’est arrivé qu’une fois. Par contre, il pouvait arriver que les gens nous dévisagent, mais j’étais trop occupée à regarder tout autour de moi pour le remarquer et en être dérangée.)

Lin Family Mansion and Garden Lin Family Mansion and Garden Lin Family Mansion and GardenLin Family Mansion and Garden, pavilion Lin Family Mansion and Garden

Nous nous sommes assis dans le café joliment aménagé à l’extérieur, dans une des cours de Lin Family Mansion. Assis à une petite table, sous un parasol, nous dégustions notre café et thé qu’on nous servi accompagné d’un petit sablé (ou gâteau à la farine de haricot ?) fourré aux graines de pavot.

Lin Family Mansion and Garden, entrée du café Lin Family Mansion and Garden, caféLin Family Mansion and Garden, café, thé oolong Lin Family Mansion and Garden, café, petit gâteau

 

Le marché de nuit de Nanya

Plus tard, nous nous sommes promenés un peu dans le marché de nuit local, près de la station de Fuzhong, et ce fut alors le moment de goûter au fameux ”stinky tofu”. Ce tofu puant mérite vraiment bien son nom, avec son odeur de fumier qui est très facilement reconnaissable lorsque l’on visite des marché de nuit taïwanais. On ne peut pas se tromper là-dessus, malgré toutes les autres odeurs defriture et d’autres cuisines mélangées parfois à celle des égouts …

 

Stand de "stinky tofu", depuis 30 år Stinky tofu découpé en morceauxStinky tofu dans la friture Assiette de stinky tofu

Assiette de stinky tofu, détail

Mais je vous promets que le ”stinky tofu” n’a pas du tout le goût de ses effluves, son goût est même étonnamment doux, compte tenu de l’odeur. 🙂 Ce tofu fermenté se sert frit et coupé en morceaux, accompagné de choux cuit et de sauce chili un peu piquante. Un détail amusant est qu’il est servi sur dans des assiettes préalablement emballées de sac de congélation : pour éviter de faire la vaisselle peut-être ? 😉

< 8ème jour — Version suédoise ici10ème jour >

Voyage à Taïwan — 8ème jour, 30 mai

< 7ème jour — Version suédoise ici9ème jour >

Ce matin-là, il faisait trop chaud et trop lourd dans la chambre en mezzanine pour y dormir, alors je suis descendue m’allonger sur le canapé une heure avant qu’il soit l’heure de se lever et de se préparer pour les activités de la journée. À partir de ce mercredi-là, jusqu’au lundi 4 juin, mon « sambo » avait une semaine de libre entre deux trimestres et nous avions donc plus de temps à passer ensemble.

 

National Palace Museum

Nous nous sommes décidé pour aller visiter National Palace Museum ou Musée national du palais de Taipei, le musée des antiquités chinoises et de la peinture et calligraphie. Nous avons pris le métro en direction de Shilin où nous avons fait une petite pause pour manger une « Lin Chinese Pizza » : c’est en fait une sorte de galette à l’œuf et à la ciboule. Nous avons achevé notre petit repas improvisé par de l’ananas et de la pastèque, que nous avions acheté en route. Ça, c’est un des plus grands avantage de Taïwan : on peut acheter des fruits frais et mûrs n’importe où, tellement rafraîchissants et tellement plus goûteux qu’en Europe !

Sortie de la station de métro de Shilin Petit restaurant qui vend de la ”Lin Chinese Pizza”

”Lin Chinese Pizza” dans son sachet en papier ”Lin Chinese Pizza” Ananas frais

Nous avons emprunté le bus 30 pour nous rendre jusqu’au National Palace Museum. L’entrée coûtait 160 NT$ (env. 4 €) pour mois et 80 NT$ (environ 2 €) pour mon « sambo » qui bénéficiait du tarif étudiant. L’audioguide, que nous pouvions écouter en anglais, coûtait 100 NT$ supplémentaire (env. 2,6 $).

Escaliers menant à National Palace Museum Escaliers menant à National Palace Museum

Les collections du musée se répartissent sur 3 étages. Elles se composent d’objets que Tchang Kai-chek fit évacuer du Palais (d’où le nom du musée) de la Cité interdite à Pékin, pour qu’ils ne tombent pas aux mains des Japonais. Une partie de ces collections atterrirent finalement à Taipei.

Portail du National Palace Museum Portail du National Palace Museum, détail

Des objets en laques, de la céramique, de la porcelaine, des bronzes se succédaient les uns aux autres dans de grandes vitrines. L’histoire de l’art chinoise remonte si loin dans le temps que que ça en devint un peu trop abstrait pour moi; Il m’était difficile d’y rattacher mes propres connaissances dans le domaine, bien que j’apprécie tout à fait la qualité des objets. Le fait que le peuple chinois maîtrise des certaines techniques très avancées bien avant les Européens m’impressionna vraiment (je le savais depuis longtemps, mais de voir les objets en vrai m’en rendit encore plus consciente). La pièce maîtresse du musée est un chou chinois sculpté en jade  : il est relativement petit mais d’autant plus admirable. Mais ce que j’ai préféré par dessus tout, ce sont les longs rouleaux de peinture et de calligraphie : ils étaient vraiment magnifiques !

Statue de lionne Statue de lionne

Puisqu’il est interdit de prendre des photos dans le National Palace Museum, je vous recommande une visite virtuelle par l’intermédiaire de Google Art Project.

Bâtiment pour les exposition temporaires Affiche d'exposition

Le musée fermait à 18h. Nous avons fait un rapide tour dans la boutique du musée puis avons repris le bus pour Shilin. Au 7-Eleven, je me suis offerte une glace aux haricots azuki : je ne pouvais pas m’en empêcher, il fallait absolument que je goûte, et c’était vraiment bon !

Glace aux haricots azuki Pâte frite recouverte de sucre

Marché de nuit de Shilin


Nous nous sommes ensuite promenés dans le marché de nuit de Shilin; en déambulant d’étal en étal, nous nous sommes procurés notre dîner, en grande partie grillé : poulpe, croupions de poulet, cœurs de poulet, tofu et champignon, un bāozi à la viande de porc et aux grains de maïs.

Poulpes grillés Étal-barbecue Étal-barbecue Bāozi en cours de cuissonBāozi à la viande de porc et aux grains de maïs

Nous avons achevé par ce qu’il y a de plus rafraîchissant à Taïwan : de la glace à la mangue. Elle est servie dans une assiette creuse : au fond, de la glace pillée, puis de la glace à la mangue râpée, puis des morceaux de mangue fraîche. Très simple et très bon !

Glace à la mangue

< 7ème jour — Version suédoise ici9ème jour >

 

Voyage à Taiwan — 7ème jour, 29 mai

Taipei 101

Taipei 101, extérieur, détail

Ce mardi-là, il faisait plus beau et nous avons donc pris un taxi pour nous rendre à Taipei 101. Ce gratte-ciel fut inauguré le 31 décembre 2004 et depuis, il est de tradition d’y tirer le feu d’artifice de la nouvelle année (occidentale). ll parait qu’il est très populaire de se rendre sur les hauteurs de Taipei pour admirer et photographier ce spectacle lumineux.

Taipei 101, extérieur, détail Taipei 101, extérieur, détail Taipei 101, extérieur, publicité pour Louis Vuitton

Le building compte 101 étages et est haut de 508 mètres. Son architecture rappelle les pagodes chinoises et, personnellement, je trouve que c’est très réussi.

Taipei 101, extérieur, détail Taipei 101, extérieur, une des entrées Taipei 101, extérieur, détail

Taipei 101 n’est plus l’immeuble le haut du monde, mais il prétend être le plus haut bâtiment vert du monde.

Taipei 101, intérieur Taipei 101, dans l'ascenseur

Au cinquième étage, nous nous sommes procurés chacun notre billet d’entré (450 NT$ = env. 12 €) et nous n’avions presque pas à faire la queue pour parvenir à l’ascenseur. Cet ascenseur est le plus rapide au monde avec une vitesse atteignant les 1 014 m/min (soit 61 km/h). Il ne faut que 37 secondes pour monter du 5ème au 89 ème étages. Une installation lumineuse — le plafond de l’ascenseur brille comme un ciel étoilé — divertit le public pendant qu’une hôtesse recommande d’avaler sa salive pour diminuer la pression sur les oreilles.

Au 89ème étage, nous avons pu emprunter un audioguide (existe en 8 langues, dont l’anglais et le français) qui décrit les différentes zones de Taipei au fur et à mesure que l’on fait le tour de cet étage.

Taipei 101, vue depuis le 89ème étage Taipei 101, vue depuis le 89ème étage

Taipei 101, vue depuis le 89ème étage, le toit jaune du mémorial de Sun Yat-sen Taipei 101, vue depuis le 89ème étage, le parc à côté du mémorial de Sun Yat-sen

Taipei 101, vue depuis le 89ème étage Taipei 101, vue depuis le 89ème étage

Taipei 101, vue depuis le 89ème étage Taipei 101, vue depuis le 89ème étage Taipei 101, vue depuis le 89ème étage

Taipei 101, vue depuis le 89ème étage, détail de la façade Taipei 101, vue depuis le 89ème étage

Taipei 101, vue depuis le 89ème étage, Taipei City Government Taipei 101, vue depuis le 89ème étage Taipei 101, vue depuis le 89ème étage

Taipei 101, vue depuis le 89ème étage, Taipei City Council Library Taipei 101, vue depuis le 89ème étage

Ce jour-là, le vent soufflait malheureusement trop pour que l’on puisse se rendre sur la plate-forme en plein-air au 91ème étage. Mais la vue depuis le 89ème étage était suffisamment époustouflante pour que nous ne sentions la moindre déception, comme en témoigne le nombre de photos prises. 🙂

Taipei 101, vue depuis le 89ème étage, arc-en-ciel Taipei 101, vue depuis le 89ème étage, arc-en-ciel

Taipei 101, vue depuis le 89ème étage Taipei 101, vue depuis le 89ème étage, vers les montagnes des 4 animaux

Taipei 101, vue depuis le 89ème étage, vers New Taipei

Le ”Tuned mass damper” est un dispositif anti-oscillation, pour résister aux typhons et aux tremblements de terre qui touchent parfois Taipei. Il est d’habitude dissimulé dans la construction, mais à Taipei 101, il est visible par la public et il est même devenu une sorte de mascotte, personnifié en Damper Babies qui expliquent son fonctionnement et peuplent également la boutique de souvenirs.

Taipei 101, Tuned mass damper Taipei 101, Tuned mass damper Taipei 101, Tuned mass damper, reflet Taipei 101, Tuned mass damper, détail sur les câbles

Taipei 101, extérieur Taipei 101, vu depuis le parc de Da'an

 

Le parc de Da’an

Nous avons repris un taxi pour nous rendre dans le district de Da’an, avons acheté des sandwich au Subway du coin et nous sommes installés dans le parc de Da’an. Da’an signifie ”la grande tranquilité”.

Entrée du parc de Da'an Lac dans le parc de Da'anParc de Da'an, une statue de Confucius dans un bosquet de bambous Bihoreau gris dans le parc de Da'an

Parc de Da'an Parc de Da'an

C’est un grand parc, avec de nombreux arbres, bosquets et fleurs, des chemins agréables; il y a aussi un lac artificiel avec des oiseaux et des tortues. Des Taïwanais se reposaient sur des bancs ou faisaient de l’exercice sur les chemins. C’était une belle soirée.

Parc de Da'an Parc de Da'an

Chemin dans le parc de Da'an Coucher de soleil sur le parc de Da'an

À la nuit tombée, nous sommes rentrés à la maison à pied; la nuit tombe tôt et vite : à 19h, il faisait nuit noire. Nous nous sommes reposés un moment puis nous sommes ressortis, en direction du marché de nuit local, pour dîner de nouilles dans un bouillon bouillant. J’ai choisi comme accompagnement de la viande et des tripes de bœuf. Ces nouilles-là étaient grossièrement découpées dans un gros morceau de pâte et ont un aspect plus irrégulier et épais que ce que nous sommes habitués à voir en Europ. (Les nouilles auxquelles nous sommes habitués existent aussi à Taïwan.) Sur le chemin du retour, nous avons acheté du jus de fruit fraîchement pressé dans la rue.

Bouillon de nouilles à la viande de bœuf et tripes Bouillon de nouilles à la viande de bœuf et tripes

< 6ème jour — Version suédoise ici8ème jour >

 

 

Voyage à Taiwan — 6ème jour, 28 mai

< 5ème jour — Version suédoise ici7ème jour >

Pluie, pluie, pluie …

Il avait plu toute la nuit et cela allait continuer toute la journée, avec quelques courtes accalmies. La température n’avait pas baissé d’un iota, mais l’humidité avait augmenté d’autant plus et je commençais à me sentir désespérée. Je me réveillais toute moite; après cinq salutations du soleil, la sueur perlait à travers toutes les pores. Je me précipitais sous la douche en espérant résoudre ainsi le problème, mais ce ne fut que de courte durée. L’étape suivante fut également une déception : s’essuyer avec la serviette qui avait à peine eu le temps de sécher au cours de la nuit depuis la douche de la veille au soir. La peau devint de nouveau moite, ou couverte de sueur, ou les deux en même temps … Le moindre petit effort — se brosse les cheveux par exemple — ne faisait qu’aggraver la situation et je ne savais plus quoi faire … Je m’assis sur une chaise, épuisée, frustrée, comme anéantie …

 

Mon « sambo » rentra de sa leçon de chinois avec le petit-déjeuner : un triple sandwich et une sorte de crêpe-omelette avec du pain de mie au milieu.

Crêpe-omelette

Que faire un jour si pluvieux ? Nous nous sommes décidés pour aller faire un peu de shopping. Parés de nos parapluies, nous sommes sortis dans le sauna gigantesque qu’était devenue la capitale taïwanaise et nous sommes rendus dans un grand magasin vendant des ordinateurs, des appareils-photos numériques, des téléphones portables etc, le tout réparti sur plusieurs étages. J’étais à la recherche d’une batterie et d’une carte-mémoire supplémentaires pour le Nikon que je m’étais achetée en vue de ce voyage. Mon « sambo » marchanda et j’obtins une batterie et une carte-mémoire de 16 GB pour 1 200 NT$ (environ 32 €). Un peu plus loin, je trouvais un film protecteur et une nouvelle coque pour mon iPhone pour seulement 500 NT$ (env. 14 €). La pose du film plastique était incluse dans le prix, ce dont le vendeur s’acquitta avec beaucoup d’attention. (En Suède, il faut le faire soi-même, avec les imperfections que cela peut impliquer.)

 

Nous sommes ressortis dans le sauna. La sueur coulait le long de la colonne vertébrale comme la pluie ruisselait le long des bâtiments. Je ne sais pas ce qui est le pire : chaud et humide avec ou sans pluie … Il faisait lourd, pas le moindre souffle d’air … Nous marchions et marchions à la recherche d’un restaurant shabu-shabu; nous longions Nánjīng East Road jusqu’au niveau d’ IKEA, où nous en avons profité pour nous ravitailler en vivres suédoises : de la confiture orange-fleur de sureau et des sirops.

Sushi Express Sushi Express

Nous abandonnâmes l’idée du shabu-shabu et nous assîmes dans un Sushi Express, ce genre de restaurants où les sushis défilent sur un tapis roulant. Le principe est simple : chaque assiette que l’on retire du tapis roulant coûte 30 NT$ (environ 80 centimes d’euro/pièce). Quand on a fini de manger, les assiettes sont comptées et on paye en conséquence. Ce soir-là, la note se monta à 390 NT$ (environ 10 €) pour deux personnes. La soupe miso (avec du poisson), le thé et le gari étaient inclus.

Menu au Sushi Express Sachets de thé à volonté

Nous avons commandé des edamame (fèves de soja vertes japonaises) et de la goma wakame (salade d’algues aux graines de sésames) qui n’étaient pas disponibles sur le tapis roulant.

Edamame Goma wakame

Soupe miso

Trois petits poissons frits

Sushis au poulpe

Sushis aux œufs de saumon

Petits makizushis au concombre

Inarizushis: tofu frits fourré de riz

Poisson salé sur lit de radis noir râpé

En dessert : deux boulettes fourrées de pâte azuki et une gelée au thé avec de la crème.

Deux boulettes fourrées de pâte azuki

Gelée au thé Gelée au thé avec de la crème

< 5ème jour — Version suédoise ici7ème jour >

Voyage à Taiwan — 5ème jour, 27 mai

< 4ème jour — Version suédoise ici6ème jour >

Taipei Metro

Carte du métro de Taipei

Spacieux, propre, calme … Est-ce que ce sont des mots que vous approprieriez au métro ? À celui de Taipei, oui.

Carte de ligne de métro

La première ligne du métro de Taipei ouvrit en 1996. Aujourd’hui, il y a 6 lignes (dont une entièrement automatiques) et 94 stations ; environ 1,5 millions de passager l’utilisent chaque jour (Taipei compte 7 millions d’habitants — à comparer avec 4 millions de voyageurs dans le métro parisien et 12 millions d’habitants à Paris).

Les "tourniquets" du métro de Taipei Interdiction de boire et de manger

À l’entrée du métro, on apprend qu’il est interdit de boire, manger ou même mâcher un chewing-gum (ou des noix de bétel) après avoir passé les ”tourniquets” (qui sont en fait des portes). On peut avoir de la nourriture avec soi, mais il est interdit de consommer quoique ce soit sur les quais ou dans les rames de métro. Il n’y a pas de poubelles une fois passé les tourniquets, il faut donc jeter ses détritus avant d’y entrer. (Chose curieuse, il y a peu de poubelles dans les rues, et pourtant rien, ou pratiquement rien, ne traîne sur les trottoirs ou la chaussée.) Par temps de pluie, on peut glisser son parapluie mouillé dans un long sac plastique (à l’entrée de chaque station de métro) pour éviter de former des flaques.

Pancarte dans le métro de Taipei Sortie Écran d'information dans le métro de Taipei

Pour passer les ”tourniquets”, on pose sa carte magnétique (EasyCard), préalablement chargé d’une certaine somme d’argent. À la sortie du métro, on re-”bippe” la carte et c’est à ce moment-là, en fonction de la longueur du trajet, que l’on paye son voyage. La plus petite somme est de 20 TN$ (envisron 50 centimes d’euros), la somme la plus élevée est de 65 TN$ (environ 1,7 €). Si l’on voyage peu, on peut également utiliser des jetons, que l’on ”bippe” à l’entrée et rend à la sortie.

Ligne d'attente "Couloir" pour faire la queue Les vélos sont autorisés dans le métro

Dans les escalators, il est conseillé de se tenir à droite, pour laisser passer d’éventuels voyageurs à gauche. Sur les quais, l’ouverture des portes des rames de métro sont marquées au sol. On y fait sagement la queue en attendant le métro. Souvent, il y a même des sortes de couloirs marqués au sol, pour simplifier aux voyageurs de descendre de la rame, avant que de nouveaux y montent. Si la rame est pleine, les Taïwanais ne se pressent jamais pour y monter coûte que coûte; à la place, ils restent sur le quai et attendent la prochaine rame. Aux heures de pointes, il arrive que des vigies surveillent les mouvements de descente et de montée dans les rames.

Rectangle bleu pour les femmes Art public dans la station de Guting

Le soir, les femmes qui souhaitent attendre sans être tracasées peuvent se placer à l’intérieur d’un rectangle bleu spécialement équipé de caméras de surveillance.

Porte protégeant la voie Dans une rame de métro

À l’intérieur des rames de métros, chacun peut s’assoir sur les sièges bleu clair tandis que les sièges bleus foncés sont réservés aux personnes âgées, handicapées, femmes enceinte ou parents avec enfants en bas âge. Les autres voyageurs sont appelés à laisser leurs places bleu clair si les places bleues foncées venaient à manquer. Les voyageurs qui restent debout peuvent se tenir aux barres ou aux poignées qui pendent.

Tenez vous aux poignées ! Bien se comporter dans le métro de Taipei

Il est recommandé de ne pas parler fort au téléphone, ou de préférence d’envoyer des sms, et de ne pas déranger ses co-voyageurs quand on lit le journal ou un livre. Les arrêts et les messages sont annoncés dans quatre langues : en madarin, an taiwanais, en hakka et en anglais.

Pièce d'allaitement

Chaque station est équipée de toilettes gratuites, elles aussi spacieuses et propres. (Un petit conseil : n’appuyez pas sur le bouton rouge derrière les toilettes — j’ai eu la malchance de le faire alors que je cherchais la chasse d’eau … C’est très embarrassant de voir des gardes se précipiter à l’aide de quelqu’un … qui n’a en fait besoin d’aucune aide …) Dans de nombreuses stations de métro, sont également aménagées des pièces pour permettre aux mamans d’allaiter au calme.

 

Afternoon tea et dîner en terrasse

Anytime Café Anytime Café, bassin de nénuphars Anytime Café, tableau noir

Ce dimanche 27 juin, confortablement assis à la terrasse du Anytime Café, bordée d’un petit bassin rectangulaire rempli de nénuphars et peuplé de petits poissons, nous avons dégusté un afternoon tea composé de gaufres, de petits gâteaux et de fruits.

Anytime Café, afternoon tea Anytime Café, afternoon tea Anytime Café, tasse de thé

L’attraction principale était néanmoins la sorte de samovar qui nous fournissait en thé.

Anytime Café, théière Anytime Café, théière Anytime Café, théière

 

Bus 672 Arrêt de bus Un toit amusant en pleine ville

Façade ornée d'un arbre en béton Allée verte

En soirée, nous avons pris le bus 672 pour nous rendre chez un des amis de mon « sambo » qui fêtait son anniversaire. On utilise la même carte pour prendre le bus que pour le métro. En général, on monte à l’arrière du bus et on descend à l’avant, après avoir ”bippé” sa carte, pour payer le transport. L’ami de mon « sambo » est Cubain. Après avoir passé plusieurs années au Japon, il a épousé une Taïwanaise avec qui il attend désormais un enfant. Ils habitent tous les deux avec ses parents à elle dans une maison avec terrasse sur le toit, sur lequel ils ont fait un barbecue.

Sushi Sushi Sushi

Au menu, il y avait également des sushis, un cheesecake et des fruits frais. Ce fut une longue et agréable soirée. Nous sommes rentrés en taxi, car les bus et le métro ne roulent plus après minuit. Se déplacer en taxi à Taipei est tout à fait abordable ; ce soir-là, la course coûtait environ 250 TN$ (environ 7 €). Le bus est le métro sont bien sûr moins cher, mais le taxi a ses avantages aussi, surtout tard dans la nuit.

Vue depuis le toit-terrasse Vue depuis le toit-terrasse

< 4ème jour — Version suédoise ici6ème jour >